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| CD paru en2000 - Osmose Productions |

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1. Awaiting the Kill 06:50
2. Dai Hachi Jigoku 02:27
3. Death, Judgement, Fate 03:34
4. Burning Red,Burning'Til Death 03:17
5. End of An Ace 03:38
6. World Wide War 03:29
7. Scars of Battle 03:36
8. Every Nerve Alive 03:10
9. The Wrath 03:47
10. Escape From the Light 05:42
Some versions have 5 bonus tracks
11. Far East Aggressors 03:55
12. Hit The Lights (Metallica)
13. FOAD (Grinder cover)
14. No Compromise (Defiance cover)
15. The End's Demise (?? cover)
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| Chronique |
 15 / 20 |
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Certains n’ont pas attendu la vague revival actuelle (qui va à mon humble avis rapidement faire pshiit…) et dès la fin des années 90, certains décidèrent de raviver la flamme d’un mouvement moribond qu’était devenu le Thrash Metal, The Haunted en tête suivi de près par Ritual Carnage entre autres.
L’histoire de ce combo japonais avec un leader américain est plutôt compliquée à expliquer mais sachez simplement qu’après moult péripéties dont une pige dans l’armée américaine, Damian « Nasty Danny » Montgomery s’exile au Japon en 1994 et recrute quelques musiciens dans le but de jouer du Thrash Metal dans la veine des Onslaught, Slayer, Nasty Savage et Dark Angel, ce qui mérite le plus grand respect alors que le Thrash était en pleine déconfiture, submergé par le Tsunami Death Metal…
Fort d’un deal avec le label français Osmose Productions (qui n’est pas du genre à suivre la mode) et après un premier album bien accueilli, Danny (basse / chant), Eddie (ex X-Japan, guitare) et Naoya (batterie) réinvestissent le Morrisound Studio où Mark Prator leur concocte un son sur mesure râpeux mais puissant, évitant le piège de sonner trop vintage et donc obsolète.
Du Metal, de la sueur, de l’agression et de la bière, voilà ce que contient ce deuxième album Every Nerve Alive (2000), Awaiting the Kill est absolument idéal pour démarrer ce disque : une montée en puissance progressive qui n’est pas sans rappeler Hell Awaits et, une fois le moteur lancé c’est un déluge de riffs plus accrocheurs les uns que les autres qui nous tombent sur la tête, Danny vocifère avec convictions, le solo déstructuré à la Kerry King est du meilleur effet et le martelage de Naoya bien que conventionnel est parfaitement en place.
Le débridé Dai Hachi Jigoku (8th Great Hell) continue la travail de sape avec efficacité, délivrant des refrains imparables et un break tonitruant, chaque chanson est d’ailleurs basé sur un ou plusieurs riffs s’imprimant instantanément en mémoire, tel celui inoubliable de Burning Red, Burn ‘til Death à 00 : 50. Bien sûr ce disque n’a rien de révolutionnaire et d’innovant, mots qui dans la bouche des musiciens de Ritual Carnage doit sûrement sonner comme une insulte, mais à un moment où les excellents Vader, Morbid Angel, Dying Fetus, Nile, Krisiun et autres Panzerchrist écrasent tout sur leur passage avec leur Death ultra puissant, Ritual Carnage apporte un peu de fraîcheur et de variété en lâchant sans complexe 43 minutes d’un Thrash Metal de grande qualité.
Personne ne pourra rester insensible devant des titres aussi dévastateurs que le sans pitié World War War, le métronomique et rythmé The Wrath, ou encore Far East Aggressors aux accents Speed Metal à la Exciter.
Je ne peux que conseiller l’achat de Every Nerve Alive même si la seconde moitié du disque est légèrement moins intense, il a bien plus de personnalité et d’impact que les récents groupes revival à la Bonded by Blood ou Evile. Si le Thrash Metal et son esprit originel a survécu, Ritual Carnage y est à mon sens aussi un peu pour quelque chose.
BG
7 commentaires |
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