The Privilege of Power

Liste des groupes Heavy Speed Riot The Privilege of Power
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Nom du groupe Riot
Nom de l'album The Privilege of Power
Type Album
Date de parution 1990
Labels CBS Records
Style MusicalHeavy Speed
Membres possèdant cet album85

Tracklist

Re-issue in 2003 by Sony Music
1.
 On Your Knees
 06:37
2.
 Metal Soldiers
 06:40
3.
 Runaway
 05:11
4.
 Killer
 04:53
5.
 Dance of Death
 07:17
6.
 Storming the Gates of Hell
 03:43
7.
 Maryanne
 04:55
8.
 Little Miss Death
 04:12
9.
 Black Leather and Glittering Steel
 07:07
10.
 Racing with the Devil on a Spanish Highway
 07:17

Durée totale : 57:52


Chronique @ dark_omens

29 Mai 2014

Plus varié et plus audacieux que son prédécesseur...

Après quelques bouleversements qui avaient grandement mis en péril Mark Reale et ses acolytes, notamment un changement de chanteur, selon votre modeste obligé, désastreux, le groupe avait réagi de bien belle manière en nous proposant de découvrir son disque le plus véloce et le plus accrocheur. Néanmoins ce ThunderSteel, puisque c'est de lui dont il s'agit, allait-il augurer d'un renouveau durable ou n'était-il que le dernier sursaut d'une formation touchée au plus profond de son orgueil meurtri ? En cette année 1990 la sortie d'un nouvel effort intitulé The Privilege of Power allait bientôt apporter toutes les réponses à ces interrogations.

Si l'essentiel de ce nouvel album demeure attaché à défendre la continuité de ce Heavy Speed Metal instauré par un excellent ThunderSteel, Riot n'aura cependant pas omis d'y intégrer aussi quelques remarquables nouveautés susceptibles de décontenancer les puristes intransigeant adeptes d'une musicalité rectiligne et sérieuse, mais susceptibles, aussi, de ravir ceux qui, animés par une certaine ouverture d'esprit, seront à même de ne pas s'effrayer par ces quelques inspirations moins directement axé sur le Metal. Et ainsi aux côtés des vifs et superbes Dancing of Death et son préambule oriental, Storming the Gates of Hell ou encore, par exemple, Black Leather and Glittering Steel ces partisans d'une créativité plus large seront-ils ravis de découvrir d'autres titres qui, quant à eux, seront de nature à davantage les séduire.

Citons donc, afin d'illustrer le propos de ces inspirations moins sectaires, des morceaux tels que les admirables On your Knees au groove délicieusement particulier souligné par les interventions succinctes, mais efficaces, d'une section de cuivres ou encore tels que Killer où ces intrusions se font plus présentes encore et où Joe Lynn Turner (Fandango, Rainbow, Deep Purple...) vient mêler ses chants à ceux de Tony Moore pour un résultat au swing très étonnant mais très réussis. D'ailleurs, il est à noter que la voix particulièrement ronde et chaleureuse de Joe Lynn, en contraste avec celle plus agressive et écorchée de Tony, se prête parfaitement à cet exercice particulier.

Mentionnons aussi, toujours encore mû par cette volonté de corroborer l'argumentation concernant les desseins moins segmentant de Riot, un titre tel que la reprise de Racing with the Devil on a Spanish Highway, extraite de l'album Elegant Gypsy (1977) du guitariste de Jazz Fusion Al Di Meola, sur laquelle Mark Reale démontre tout l'étendu de son talent.

Au-delà de ces pistes rapides dévolues à un Speed Metal cru et âpre, et en outre de ces chansons aux velléités plus expérimentales, ce Privilege of Power nous propose aussi de nous égarer dans les affres de propos parfois Heavy Metal traditionnel tel que sur le magnifique Metal Soldiers, mais parfois aussi dans ceux d'une expression à la musicalité plus mélodique tel que sur les très bon Runaway ou Maryanne.

Plus varié et plus audacieux que ne le fut son prédécesseur, ce nouvel effort des Américains de Riot devrait donc allégrement séduire ceux qui ne sont pas totalement hostile aux expériences artistiques prêtes à élargir l'univers créatif souvent étriqués d'artistes intraitables. Et qui devraient, très certainement, décevoir ceux qui, au contraire, ne jurent que par un rigorisme scrupuleux respectant les traditions. Au-delà de ces considérations, liées aux gouts respectables des uns et des autres, il conviendra de noter objectivement, si tant est que l'on puisse l'être, que ce Privilege of Power n'est ni meilleur, ni pire que son prédécesseur mais qu'il est juste différent. Il appartiendra donc à chacun de savoir se positionner par rapport à cette différence.

3 Commentaires

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MikeSlave - 31 Mai 2014: Merci pour le papier. UN disque indispensable pour ma part.
samolice - 23 Juin 2014: Je ne connais pas un seul titre de ce disque alors que je vénère "Thundersteel". Je vais remédier à cela rapidement, même si les gens qui n'aiment pas "Restless Breed" me font un peu peur :-)
grogwy - 25 Mars 2016: Incompréhensible, oui incompréhensible, deux ans après un superbe "Thundersteel" Riot nous sert un album que je qualifie d'incompréhensible ?
Non pas que ce disque soit mauvais (ce n'est pas du tout ce que je pense), mais la logique aurait voulue que le groupe continue sur sa lancée (pour accéder enfin à une plus grande reconnaissance), en sortant non pas un "Thundersteel II", mais au moins un album dans la même lignée musicale.
Or là si on se retrouve avec d'excellents morceaux de Speed Mélodique comme "dance of death", "storming the gates of hell" (avec ces étonnants cors de chasse en arrière plan, incroyable ???) et "black leather and glittering steel", de bons titres de Heavy Mélodique comme "maryanne" et "little miss death", du bon Heavy Metal avec "metal soldiers", et cerise sur le gâteau une sympathique ballade ("runaway"), on se retrouve aussi avec trois morceaux (sur dix) qui nuisent à l'ensemble.

Le premier "problème" n'est autre que l'entame "on your knees".
Mais pourquoi avoir ruiné ce très bon titre avec ces affreux cuivres, qui n'ont rien à faire sur un disque de Riot ?

Deuxième "problème", pourquoi avoir repris ce morceau instrumental "racing with the devil on a spanish highway" du guitariste-virtuose de Jazz-fusion Al Di Meola (ce titre démonstratif lui aussi n'a rien à faire ici), et qui placé en dernière piste clôture l'album de manière assez bizarre (heu, c'est une compilation de guitar-héros que je viens d'écouter, non non, c'est bien un disque de Riot ??? Ah oui c'est écrit dessus, j'ai eu un gros doute !!!).

Quant au troisième "problème", il s'agit de "killer" (qui porte très mal son nom), et qui est le morceau que le groupe interprète avec Joe Lynn Turner (ex-Rainbow, ex-Yngwie J.Malmsteen, ex-Deep Purple et, et...ex-lui-même, non là je déconne !).
Cette chanson, c'est tout simplement de la soupe F.M., ni plus ni moins.

Incompréhensible, incompréhensible que je vous dis, incompréhensible ???

Pour finir la pochette de cet album est très proche (mis à part la couleur) de celle de "Think This", le second disque de Toxik, un groupe qui lui aussi, après un excellent "World Circus" m'avait plutôt déçu.
Comme quoi qui se ressemble s'assemble.
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