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Rhapsody Of Fire Symphony Of Enchanted Lands
1998 - Limb Music Products
Rhapsody Of Fire : Symphony Of Enchanted Lands, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 18/20
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Tracklist
1. Epicus Furor
2. Emerald Sword
3. Wisdom Of The Kings
4. Heroes Of The Lost Valley
5. Eternal Glory
6. Beyond The Gates Of Infinity
7. Wings Of Destiny
8. The Dark Tower Of Abyss
9. Riding The Winds Of Eternity
10. Symphony Of Enchanted Lands

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Chronique
16 / 20
    BEERGRINDER, le Mardi 13 Mai 2008 parlez-en à vos amis  
Après Legendary Tales qui a lancé la carrière des italiens, ils se devaient de confirmer les espoirs placés en eux, ce qui est parfois difficile après un premier album qui sans être phénoménale avait surpris pas mal de monde. Le pari est largement réussi avec Symphony Of Enchanted Lands (1998).

Par rapport à Legendary Tales les transalpins ont gagné en maturité et ce aussi bien au niveau émotionnel avec les atmosphères qu’au niveau du sens de la composition avec des titres plus incisifs et mieux construits.
Epicus Furor donne en tout cas dans une intro au clavier qui sonne très BO de film (Hollywood Metal diront certains plus tard pour qualifier le style) et constitue une bonne rampe de lancement à Emerald Sword, morceau de Speed Metal à la double grosse caisse omniprésente soutenu par du synthé. La voix de Fabio Leone y est claire, puissante et bien soutenue par les chœurs, mais un peu trop caricaturale par moment à trop vouloir jouer sur le côté tragique et les trémolos, cependant on ne peut leur reprocher le fait de jouer le concept à fond avec les moments de guerres, de gloire et de tristesse liés à l’histoire. Wisdom Of The Kings, l’un des singles de l’album est sensiblement dans la même veine.

Sur le court Heroes Of The Lost Valley on constatera quelques gimmicks un peu clichés comme cette flûte à la Johan et Pirlouit, ces samples de chevaux, et une narration limite (il n’avait pas encore les moyens de se payer Chistopher Lee). Mais ce petit côté un peu niais est paradoxalement un des facteurs pour lesquels on aime Rhapsody et cette intermède est suivi par une pièce maîtresse de l’album Eternal Glory, sur laquelle le souffle épique est omniprésent au niveau du chant, des riffs, et bien sur des inévitables orchestrations tout au long des 7 : 30 du titre, y compris les soli cristallins de Luca Turilli.

Beyond The Gates Of Abyss enchaîne sur les mêmes bases dynamiques et variés, distillant son Speed Metal Epique très inspiré avec quelques passages progressifs du meilleur effet et toujours de nombreuses parties de double grosse caisse.
On retrouve sur Symphony Of Enchanted Lands, la traditionnelle balade sur laquelle on peut au choix : pleurer ou essayer d’emballer une nana. Pour autant sans valoir un Stairway To Heaven, Wings Of Destiny se laisse écouter agréablement : il est bon chanteur ce Fabio Leone même si il en fait parfois un peu trop. On a même droit à une intro à la Rondo Veneziano (les amateurs reconnaîtront) sur The Dark Tower Of Abyss qui est l’un des titres les plus marqué Metal-Opéra / Classique avec une étonnante partie centrale montrant le talent de compositeur des garçons, même si on constate une fois de plus que la narration n’est pas leur point fort.

On approche de la fin et Riding The Winds Of Eternity constitue pourtant juste un aimable apéritif de la trempe de Emerald Sword avant la chanson titre final : Symphony Of Enchanted Lands. On a droit une fois de plus à une petite narration naïve en guise d’introduction ,suivi d’une démonstration a capella de la puissance dégagé par le sieur Leone, les italiens ont poussé à fond leur concept et lâché tout leur arsenal sur les 13 : 18 de ce pavé ou certains riffs sont construits autour de l’intro d’album Epicus Furor. Une soprano féminine vient agrémenter le milieu de la chanson et on pense au chant des elfes dans le seigneur des anneaux.

Vous l’aurez compris, épique est ici le mot clef mais on peut y rajouter efficacité tant les compositions sont accrocheuses.
Voici donc au final et malgré quelques imperfections qui font aussi le charme de ce CD, l’un des meilleurs albums de désormais Rhapsody Of Fire au niveau de l’inspiration et surtout celui qui l’a exposé à la lumière, lancé définitivement sa carrière et aussi entraîné dans son sillage d’autres groupes reprenant ce genre de concept et de musique (leur confrères de Domine par exemple).

Si vos deux hobbies préférés c’est le Heavy-Metal et la chasse au dragon, alors prenez lance et heaume et jetez vous à l’assaut de Symphony Of Enchanted Lands (1998).

BG

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6 commentaires
Mini-Chronique
19 / 20
    Aetius, le Lundi 11 Mai 2009 parlez-en à vos amis  
Avec cet album, qui n'est que son deuxième, on peut dire que Rhapsody atteint sa maturité. On voit en effet clairement la différence entre ce Symphony Of Enchanted Lands et un Legendary Tales, qui est bon mais que l'on sent encore un peu brouillon parfois. Ici, les mélodies sont plus travaillées et l'ensemble est plus dynamique et plus long. Pourtant, on est toujours aux débuts du groupe, qui n'a pas encore dans sa musique ce côté un peu BO de film que d'aucun, dont je ne fais pas partie, regrette. De même, la musique est moins sombre que les opus suivants, en particulier Rain Of A Thousand Flames et Power of the Dragonflame.

Comme pour tous les albums du groupe, l'ensemble a une réelle cohérence musicale même si les titres sont tous très variés. L'ambiance épico-médiévale est rendue à la perfection: dès l'intro, très gothique avec ses choeurs en latin comme Rhapsody aime à le faire, on est plongé dans un monde de batailles et de magie. S'ensuivent les trois meilleurs titres de l'album, dynamiques avec de très bons refrains: Emerald Sword, Wisdom of the Kings et Eternal Glory. Le morceau Wings of Destiny est une ballade au piano, douce et entrainante, ce qui là aussi est une tradition chez Rhapsody. Le suivant, Dark Tower of Abyss, est incontestablement le plus symphonique, avec ses violons et l'apparition d'un orgue. Le mélange avec la musique métal est ici extrêmement bien réussi. Enfin un titre éponyme, le plus long, clôt l'album. Après une intro récitative, on enchaine avec un morceau instru magnifique qui est repris à la fin. A noter aussi qu'il y a, dans un single Emerald Sword, un titre inédit et excellent, Where Dragons Fly, qui est dans la même veine que l'album mais sonne encore plus médiéval avec les sonorités anciennes qu'il propose: on se croirait vraiment à l'entendre avec les troubadours, chevaliers et gentes dames!

On a donc là un superbe album, que certains considèrent, peut-être à juste titre, comme le meilleur de Rhapsody. 19/20

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