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Reverend Bizarre In The Rectory of The Bizarre Reverend
CD paru en2004 - Spinefarm Records
Reverend Bizarre : In The Rectory of The Bizarre Reverend, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 18/20
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Tracklist
1. Burn In Hell 08:52
2. In The Rectory 13:10
3. The Hour of Death 11:48
4. Sodoma Sunrise 13:29
5. Doomsower 05:37
6. Cirith Ungol 21:10

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NEUF
Chronique
18 / 20
    ThibautVotreMaitre, le Lundi 18 Mai 2009 parlez-en à vos amis  

Reverend Bizarre est un hommage au doom traditionnel, sans fioritures. Les musiciens, prônant le manque d’activité de cette scène et en particulier celle de leur pays, exécute donc leur« mission » de défendre le véritable doom et le font avec brio. Aucun clavier, ni chant death ou black, encore moins de chant féminin ou autres douceurs. Ici tout est question de lenteur, de tristesse, une éprouvante messe noire au chant funeste et méprisant. Le son du Reverend est d’une lourdeur incomparable, une marche d'éléphant de guerre.

La cérémonie commence avec "Burn in Hell" et son tempo lent. Le malaise s’installe, les riffs volontairement répétitifs vous entraînent dans une danse mortuaire et macabre. La voix du sir Albert Witchfinderest profonde, claire, puissante et bourrée d'émotions. Elle n'est jamais plaintive, contrairement à beaucoup de groupes qui essayent en vain de faire ressentir un quelconque mal-être, mal-être qui ne vous quittera nullement durant tout l’album. Sa voix est méprisante et condescendante, nous faisons partager sa vision dégoûtante de la vie et de la race humaine. Mais elle est aussi magistrale, parfois mélancolique. On continue avec "In the Rectory" et son ambiance sombre, doté d’une accélération purement heavy avant de terminer sur un final aussi profond que les limbes de l’Enfer. Superbe. Et ce n’est pas "The Hour of Death" et sa mélodie digne du plus grand désespoir qui viendra me contredire. Encore moins "Sodoma Sunrise" qui contient en son milieu un riff sabbathien tout simplement génial. On enchaîne avec "Doomsower" un peu plus léger car contenant un riff et un tempo nettement plus abordable mais doté d’une ligne de chant et un refrain absolument jouissif. Mais ce n’est qu’une pause pour aborder le dernier virage d'un long voyage sinistre: "Cirith Ungol", un final purement désespérant qui vous entraîne durant 20 longues minutes dans un voyage unique pour enfin ralentir en s’enfonçant misérablement, laissant place à une mélodie aux touches un peu plus épique, voir même un peu plus positif.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Reverend Bizarre réussit incontestablement son défi de la meilleure manière possible. Mieux, il parvient à donner la définition de ce genre musicale avec honneur et se paie le luxe de réanimer la scène doom, un peu en perte de vitesse depuis un certain temps. Et ils le font avec talent, personnalité, à la fois ancré dans la tradition et barré, voire expérimental par moment.

Le trio finlandais a récemment décidé de tirer sa révérence et le moins que l’on puisse dire c’est que ce groupe va nous manquer. Car actuellement qui serait en mesure de les remplacer?

La messe est dite, il va falloir se faire une raison...


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Mini-Chronique
16 / 20
    Kivan, le Lundi 18 Mai 2009 parlez-en à vos amis  
C’est après deux démo que sort enfin ce « In The Rectory of The Bizarre Reverend » qui sonna tel un coup de tonnerre dans la scène doom metal. Traditionnel, froid, lugubre, tous les éléments étaient là pour en faire un des plus grand chef d’œuvre du style. Déjà sa couverture donnait le ton, représentation symbolique du diable sous sa forme de bouc auquel viennent offrir des femmes leurs enfants … à la fois dérangeant et malsain.
Mais il faut bien reconnaître que cela sied à merveille à Reverend Bizarre, ainsi de « Burn in Hell » à « Cirith Ungol » les finlandais nous bercent à travers leurs titres lents, très lents…
Les guitares, très lourdes, très profondes martèlent ce rythme désespéré, le tout sous le chant à la fois sensuel et torturé de Albert Magus…
Ici, aucune fioriture, ni synthé, ni violon, ni chœur féminin ou que sais-je… vous n’y trouverez qu’une expression même de ce que peut être le désespoir le plus total…
Absolument délicieux, laissez-vous plonger dans l’univers de Reverend Bizarre…

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