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Liste des groupes Heavy Symphonique ReVamp ReVamp
CD, date de parution : 04 Juin 2010 - Nuclear Blast
Produit par : Krabman Arno
Style: Heavy Symphonique

NOTE SOM : 8/20
Toutes les notes : 16/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Here's My Hell
2. Head Up High
3. Sweet Curse
4. Million
5. In Sickness 'Till Death Do Us Part 1 : All Goodbyes Are Said
6. Break
7. In Sickness 'Till Death Do Us Part 2 : Disdain
8. In Sickness 'Till Death Do Us Part 3 : Disgraced
9. Kill Me with Silence
10. Fast Forward
11. The Trial of Monsters
12. Under My Skin
13. I Lost Myself
Bonustrack
14. No Honey for the Damned

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33 avis 4 16/20
Chronique
8 / 20
    Eternalis, Mardi 11 Mai 2010 parlez-en à vos amis  
Le roi est mort ! Vive le roi !

Tel le veut le symbole populaire. L’un meurt, un autre renait, plus fort, plus conquérant, plus mature et surtout plus parfait. Simplement meilleur…
Aujourd’hui, une tentative de déviance de la symbolique va être tentée…

After Forever est mort ! Vive ReVamp !

Malheureusement, tout ceci est faux…dramatiquement erroné.

Replongeons-nous dans le passé, dans un temps pas si lointain où After Forever trônait dans les cieux de la hiérarchie métal symphonique aux côté de Nightwish et Within Temptation et, pendant peu de temps, Epica, dont l’épine dorsale fut elle-même un stigmate du After Forever initial (Mark Jansen étant l’un des fondateurs des deux groupes).
Ce fut lorsqu’il était au plus haut de sa flamboyance, à l’orée d’un album éponyme salué comme le summum de leur carrière, que le groupe décida de purement et simplement splitter. La route était arrivée à son terme, After Forever avait, semble-t-il, dit tout ce qu’il avait à dire. Mais que dire de ses membres ? Que penser d’une Floor Jansen se distinguant par un coffre et une voix parmi les plus impressionnantes de la scène, par un Sanders Gommans et un Joost Van Den Broek demeurant des compositeurs de talent ? Que penser d’une fin si prématurée… ?

La réponse se nomme ReVamp. Floor et Joost ont décidé qu’il était hors de question d’en rester là et montent un projet ensemble, entouré d’un ensemble de musiciens prenant des allures d’all star band. Matthias Landes de Dark Fortress derrière les futs, Waldemar Sorychta (producteur de Samael, Lacuna Coil, Tiamat, Sentenced….) à la guitare, le bassiste de Drealock, Joost et Floor, peu de monde inconnu donc. Et même si un réel line up pour la tournée est déjà dévoilé, celui ayant participé à la production de l’album est on ne peut plus rodé et convaincant…et on ne peut plus décevant à l’écoute d’un résultat final aussi affligeant.

ReVamp, du haut de son premier opus éponyme, à la pochette au passage relativement laide, n’est finalement qu’un énième ersatz du cliché de base du groupe de métal symphonique actuel. Une impersonnalité flagrante perle sur les treize compositions de ce premier album, un manque total d’ambition et de grandeur, une personnalité si lisse et superficielle qu’elle en deviendrait limpide, une production tellement stérile et policée qu’elle en est ridicule.

"Here's My Hell" pose dès le début le constat. Le son de batterie est synthétique au possible, les symphonies sonnent creuses et maigrelettes (lorsque l’on connait le talent du monsieur derrière son clavier, ça fait mal…), les guitares sont tranchantes et accordées très basses (ça semble être la mode…) tandis que Floor, si elle impressionne toujours autant dans son chant typiquement lyrique (le pré-refrain est un modèle), semble poussive vis-à-vis de son chant plus naturel et métal, très peu à l’aise avec ses lignes vocales. Un break simpliste et attendu arrive sur un coulis de piano basique au possible, sans aucune magie ni âme, avant de se refaire agresser par cette caisse claire toute droite sortie d’un opus de metalcore. Un pseudo chant death ridicule vient poser quelques grunts en fin de morceaux pour mettre dans de bien étranges conditions l’auditeur découvrant ReVamp.

"Head Up High" poursuit le calvaire avec son riff inexistant (quelques lead mélodiques parfois mais aucune trame principale), ses symphonies moyenâgeuses sans impact (le cliché par excellence) tandis que Floor, certes impressionnante d’un point de vue technique, semble de moins en moins à l’aise sur des compositions paraissant ne pas du tout lui convenir.
Dans cet océan navrant de conformisme, le salut vient d’un duo…

"Sweet Curse", malgré son introduction plagiée sur un certain Within Temptation (flagrant au point de vue du mimétisme vocal entre Floor et Sharon), s’envole à l’aide d’un Russell Allen (Symphony X, Avantasia) décidément très occupé ses derniers temps. Sa voix, poignante et incroyablement forte, offre enfin un peu de consistance à une musique en manquant profondément pour un morceau musicalement toujours aussi banal (une symphonie sans intérêt en trame de fond, aucuns riffs marquants, une partie de batterie minimaliste) mais vivant lorsque les deux voix s’entremêlent et parviennent finalement à émouvoir.
L’autre duo intéressant, "In Sickness ‘Till Death Do Us Part: Disdain", voit la charismatique chanteuse partagée le chant avec Björn ‘Speed’ Strid (Soilwork, Coldseed, Disarmonia Mundi) pour des parties vocales plus intenses et arrachées et enfin voir (ou entendre) Waldemar sortir un riff costaud et consistant, presque ethnique, sur lequel des nappes de claviers ésotériques viennent compléter un tableau très agréable, à défaut d’être réellement intéressant.

Si "Million" se rapproche quelque peu du After Forever que l’on aimait tant (notamment sur ce refrain grandiose), on ne retiendra presque rien d’un album aux riffs désespérément plats et sans vie ni inspiration, parfois syncopés (pour annihiler le peu de crédibilité que le groupe pouvait afficher), trouvant son aboutissement de niaiserie sur un "Under My Skin" que la plupart des groupes du genre ne mettraient même pas en face B tant il est proprement interchangeable et passe partout, faussement ambitieux et ridiculement pompeux.

La déception est donc énorme, autant au vue du line up que de l'attente que pouvait engendrer ReVamp. Dans le même temps, il n’est presque pas surprenant de s’apercevoir que si Nuclear Blast a signé le groupe (logique après tout…), la promotion le concernant se relève aussi peu étendue qu’une peau de chagrin…
After Forever est mort…bien mort…




15 Commentaires
Chronique
    romriv, Jeudi 22 Juillet 2010 parlez-en à vos amis  
Voici donc l’album de ReVamp, groupe formé autour de la charismatique Floor Jansen après que le groupe After Forever se soit séparé, laissant dans nos mémoires le souvenir d’un dernier album grandiose, majestueux, et sans aucun doute plus aboutit que ses précédents. Alors, comment la chanteuse s’en sort elle avec son nouveau groupe ?
On note tout d’abord l’artwork au style efficace, sur lequel on voit Floor, encore Floor, toujours Floor et enfin, Floor. Bon, au moins on est fixé, Floor est LE pilier du groupe. Un miroir brisé, une bouche qui crie, un trait de peinture rose coulant tel du sang, bref, on est tout de suite plongé dans une ambiance électrique et assez sombre. On est aussi surpris pas le nombre de pistes : au lieu des dix morceaux traditionnels du genre, on a treize pistes, quatorze en comptant « No Honey for the Damned », morceau bonus. Dans le livret on retrouve des photos de Floor, et toujours cette peinture rose. Le design est très réussi. On part d’une bonne impression ; espérons que les morceaux seront d’une composition aussi soignée que l’aspect visuel.


Malheureusement, ce n’est pas le cas. L’intro de la première piste, « Here’s My Hell », semble prometteuse ; on est très vite déçu. On l’a tous compris, cet album est centré sur la voix de Floor ; sauf que cette dernière n’assure pas. Elle chante sans conviction, sa voix disparait presque derrière les lignes instrumentales à plusieurs reprises. Lignes instrumentales qui, d’ailleurs, sont composées sans imagination, et sont assez répétitives. Et surtout, il n’y a là rien de symphonique. Et ça manque. Le texte aussi est mal écrit, pas par rapport aux paroles en tant que telles, mais plutôt par rapport à la longueur de certains vers : Floor doit se dépêcher de chanter pour arriver à terminer la phrase à temps. Bon, tout n’est pas à jeter, les dernières paroles sont chantées d’une voix très particulière qui correspond très bien à l’ambiance créée par les lignes instrumentales. Le chant masculin est aussi bienvenu pour chanter avec hargne un texte qui parle de douleur et de colère. Pour une première piste, ce n’est pas très convaincant…

Heureusement, aucun autre morceau n’est aussi mauvais que « Here’s My Hell ». Mais certains ne sont vraiment pas exceptionnels, comme « Head Up High », qui suit « Here’s My Hell », « Break » ou encore « Fast Forward ». Par exemple, « Head Up High » n’est ni un bon, ni un mauvais morceau. A part un petit passage symphonique assez sympathique, il n’y a pas grand-chose à relever. Et ce qui gâche « Fast Forward », c’est vraiment le refrain, qui est plat. Mais une voix hargneuse vient mettre un peu d’ambiance.

On retrouve cette tare dans le morceau « The Trial of Monsters ». C’est un bon morceau sur bien des aspects, par exemple l’intro sympho/guitare est très réussie et introduit une ambiance « dark » comme on les aime, et la guitare se marrie très bien avec le chant pendant les couplets. On a même droit à un passage chœur/orchestre très réussi qui donne une touche majestueuse à l’ensemble. Mais le refrain fait un peu « tâche » : il manque d’intensité, il est plat sur les lignes vocales, alors que les lignes instrumentales sont de très bonne qualité. On peu dire que ça manque un peu de chœurs.
Autre morceau d’une qualité plus ou moins égale, « Kill Me With Silence » nous offre un refrain énergique, contrasté par des couplets introduisant une ambiance assez oppressante. Le morceau est sympathique, mais pas extraordinaire.
Dans cette même catégorie, que l’on pourrait nommer « bien, mais sans plus », on range aussi le morceau « Lost Myself ». Le chant de Floor est émouvant, mais le texte un peu « guimauve », et l’utilisation d’autres instruments que le piano, qui nous accompagne du début à la fin du morceau, aurait été bienvenue.
Enfin, « Million » est du même niveau que ses collègues « The Trial of Monsters », « Kill Me With Silence » et « Lost Myself » : une intro électrique, un refrain ou Floor nous fait la grâce de son chant lyrique (enfin !), et un bon solo de guitare.

Mais il n’y a pas que des morceaux d’une qualité moyenne ; certains relèvent bien le niveau. Prenons par exemple « Disdain » : une intro efficace avec des bons jeux de guitare/batterie accompagnés d’une belle orchestration et d’un chant masculin growlé, puis l’application du principe « Beauty and the Beast » où l’on assiste à une alternance entre le chant masculin et le chant féminin. On relève aussi l’utilisation de chœurs toujours aussi imposants et des riffs efficaces du début à la fin du morceau.
On enchaîne avec « Disgraced », avec une bonne intro bien sympho, des riffs qui s’accordent superbement avec le chant, un jeu de batterie bien trouvé, un refrain très accrocheur et un break orchestre/chœurs/guitare bien sympathique.
D’une même qualité que ces deux derniers morceaux, « Under My Skin » nous propose lui aussi un refrain accrocheur, suivit d’un passage symphonique splendide, et des lignes instrumentales déchaînées, que composent des jeux de batterie et de guitare efficaces, accompagnés d’un orchestre non moins impressionnant, et qui créent un contraste touchant avec le chant.

Enfin, on arrive aux deux morceaux qui se démarquent le plus par leur qualité : « Sweet Curse » et « All Goodbyes Are Said ». Le premier est une ballade fort sympathique, où les lignes instrumentales sont en grande partie composées de violons nostalgiques. Le rythme assez lent du texte permet à Floor d’exploiter à fond ses capacités vocales, et la présence d’un autre chanteur ajoute au charme du morceau. Le refrain est très accrocheur, malgré un texte quelque peu « guimauve ».
Sur le plan de la qualité de la composition, « All Goodbyes Are Said » remporte la palme, et de loin. Les lignes instrumentales autant que vocales sont excellemment composées. On assiste là à un dialogue entre deux personnages, une mère et son enfant, tous deux interprétés par Floor, qui change distinctement de voix en fonction du personnage qu’elle interprète. Cette distinction est rendue d’autant plus flagrante par les instruments, qui changent radicalement de registre à la fin de chaque réplique. On notera d’ailleurs un jeu de guitare très habilement composé, à la limite de la dissonance, durant le premier couplet. Et bien sûr, si l’on si intéresse, les paroles sont très touchantes.


Cet album est donc loin d’être parfait : à part les deux derniers morceaux évoqués, aucun ne sort véritablement du lot. On peut également reprocher le manque d’orchestrations ; After Forever nous avait habitués à des orchestres imposants et de longues parties uniquement symphoniques. Dans ReVamp, ça manque un peu. Floor également n’est pas sans reproche : elle a une voix lyrique magnifique. Mais où est elle passée ? Planquée dans les chœurs, sans doute. Et on peut vraiment lui reprocher son manque de conviction à certains moments, en particulier dans « Here’s My Hell ».
Mais il faut savoir être indulgent ; c’est son premier album en dehors de After Forever, elle manque encore un peu de maturité. En tout cas, même si ce n’est pas une totale réussite, cet album augure bien pour la suite, et laisse au groupe une large marge de progression. Qui sait, peut-être que leur prochain opus sera exempt de tous les défauts qui entachent celui-ci ? En tout cas, on l’espère, et nous félicitons tout de même le groupe pour nous avoir offert un album qui est, malgré tout, sympathique à écouter.







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