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- Aaaah, enfin la Norvège nous envoie un bon grou…
- …
- Quoi non ?
- …
- Tu t’fous de ma courge là ?
Le message est clair, je pense. Tout ceux qui attendent un bon disque venant de Norvège sont de gros utopistes, un peu comme si on attendait le nouveau messie pour avoir le Quatrième Testament. Hormis les Ljå, Urgehal et Gehenna, tout ce qui de vient du pays des fjords et de la Neutrogena sont des bouses finies, bien que des gros espoirs commencent ici et là à montrer le bout de son nez avec un certain Tyrann.
Ravencult est un groupe où pas mal de gens sont tombées dans le panneau. Tous persuadés que c’est du scandinave pur et dur, mais pourtant, ce n’est non pas du froid, mais bien du chaud qu’ils viennent. Débarqué de Grèce, le groupe nous épate à offrir une musique plus norvégienne que les Norvégiens ne la font. Après deux petites démos et un Ep au compteur, ce quatuor basé à Athènes nous envoie un sacré obus dans la gueule, le tout possédant une homogénéité à faire pâlir un Togolais tant la musique est maîtrisée.
Temples Of Torment porte relativement bien son nom. Commençant au son grésillant et résonnant de chœur de l’église orthodoxe, le groupe nous charge avec sa musique coincée entre du Bathory, Hellhammer/Celtic Frost, pour le côté thrashy de la chose, et s’offrant dignement un bonne grosse influence d’Immortal pour le riffing, avec ce côté qui changent tout le temps, ou l’aura noire de Darkthrone. En gros, le groupe n’invente rien, reprend ce qui a été déjà fait, mais le fait bien. Par contre il ne faut certainement pas s’attendre à de la repompe, le groupe fait sa PROPRE musique.
Le groupe nous donne une atmosphère des plus prenantes : en 8 titres, et la demi heure tout juste dépassée, pose très clairement son univers de noirceur. Le tout aidé par une production sacrément bien foutue, un brin crasseuse, mais pas trop non plus, et des guitares légèrement saturées qui leur donne un son propre. Ce qui permet d’identifier le groupe illico presto en une seconde d’écoute. Les riffs acérés sont légions, et les musiciens n’hésitent pas à varier les plaisirs, car tout y passe. Du blast, du calme.
Le groupe n’hésite pas à nous marteler les cages à miel avec un sublime titre d’ouverture, « The sigil of Baphomet », ou sur ce « Blessed in heresy », blastant au possible d’une façon dévastatrice dès que ça le peut, alors qu’il est déjà particulièrement up-tempo pour le plus grand bonheur de décharge de furie. Et ça défouraille sec, sans pourtant virer au bourrinage inutile très prisé pour affirmer sa puissance, ou sa violente.
Ou les grecs n’hésitent pas à jouer plus lentement sur de courts moments, avec « The codex nightsky », possédant un semblant de duel de guitare (mais en rien maidenien s'il y a des amateurs), ou la musique qui suit, « Utter cold void », qui envoient la sauce sur la fin d’une façon magistrale. Commençant calmement, elles se développent et évoluent comme des monstres qui grossissent progressivement. Hallucinantes, tout simplement.
Un des albums les plus purs de BM de l’année 2007. Et accessoirement une bonne grosse calotte aussi. Listen or die bastards, parce que ouais, on est trèèèèès loin des merdes à la Astarte.
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