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Liste des groupes Heavy Metal Randy Piper's Animal Virus
CD, date de parution : Octobre 2008 - Locomotive Records
Randy Piper's Animal : Virus, chronique, tracklist, mp3, paroles

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NOTE : 13/20
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Tracklist
1. Cardiac Arrest
2. Can't Stop
3. Don't Wanna Die
4. Crying Eagle
5. UnNatural High
6. Judgement Day
7. Who's Next
8. Zombie
9. Shoot to Kill
10. L.U.S.T.

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possédé par 4 membres Album suivant
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Chronique
15 / 20
    Chacal, le Jeudi 06 Novembre 2008 parlez-en à vos amis  
Wouah, la gifle que je viens de me ramasser ... On m'a toujours dit : « Quand ton heure sera venue, tu verras défiler toute ta vie » : et ben croyez moi ou pas, cela vient de se produire à l'instant, mais n'ayez crainte, votre humble serviteur est toujours là et bien là ... Cet étrange phénomène s'est produit en écoutant « Virus », la dernière galette de Randy Piper's Animal : je me suis revu 20 ans en arrière, à l'époque où WASP, Jackyl, Dokken ou autre Bonfire aux dégaines pas possible étaient les fers de lance du hard rock.

Randy Piper est peut être un nom qui ne vous dit rien, pourtant il était déjà de la partie à la grande époque puisqu'il œuvrait au sein des cultissimes WASP : l’homme au gros tuyau sur le premier album, c'était lui !
Après avoir sombré au fin fond des méandres de l'oubli, il revient doucement en 2003 avec son propre groupe et un premier album « Steam » qui passe plutôt inaperçu chez nous. Il remet le couvert en 2006 avec « Violent New Breed » qui laisse enfin quelques traces de poudre derrière lui et finalement « Virus », suite logique, forgée dans le même métal mais plus aboutit.
Bon, c'est sûr, la plupart d'entre vous vont trouver qu'il ne se foule pas franchement et qu'il pratique un style un peu facile, à base de riffs d'occasions exploités maintes fois. Ma foi, c'est pas faux...
Musicalement placé entre WASP et Bonfire (version survitaminé quand même), il ressort quelques vieilles recettes qui ont permis à tous ces vieux groupes de connaître leurs heures de gloire. D'accord, ça sent quelque fois le réchauffé, voir le brûlé quand on découvre « Judgement Day » qui semble tirée d'un vieil album de WASP ou « Shoot to kill » et son refrain qui ressemble à s'y méprendre à celui de « Sword and stone » de Bonfire.
Néanmoins, le résultat est dynamique et ultra efficace : les titres trouvent le parfait équilibre entre puissance et mélodie sans jamais tomber dans le nian nian. Pas de ballades, quelques petits passages plus légers comme « Dont wanna die » mais qui reste agréable et permet à Rich Lewis de s'exprimer dans un autre registre qu'il maîtrise tout aussi bien.
Puisque l'on en est à parler de l'homme, soulignons sa prestation sans faute : par certains côtés sa voix ressemble énormément à celle de Blackie, par d'autres, on croirait entendre un Claus Lessman un poil plus couillu mais Dieu, quel coffre et quelle énergie !! Il serait capable à lui seul de transformer la cucaracha en véritable hymne de métal ! Vraiment le type de chanteur auquel j'accroche plein pot.
A noter la reprise de « Zombie » des Cranberries où l'adaptation des Animals est agréable par son côté péchu, mais vu le potentiel du titre original, il n'y a pas vraiment de gloire à en tirer.

Pour ma part, j'adhère à 100% et je vais me dépêcher de me procurer les albums précédents ! Bon, force est d'admettre que ma jeunesse a longuement été bercée par ce style de métal et que, pour le plus grand malheur de ma mère, Blackie, Tracii, Nikki, Baz et autres compères recouvraient le papier peint à fleurs bleues de ma chambre. Le fait de retrouver un album qui semble tout droit tiré de ce contexte, contenant des titres bien construits, matures, soutenus par une production actuelle aux petits oignons et un chanteur que je trouve monstrueux, ne pouvait que me faire craquer !
J'ai attrapé le Virus de Randy Piper's Animal et je pense encore le garder quelques temps... Le seul conseil que je peux vous donner c'est de vous laissez contaminer, c'est tellement agréable.

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3 commentaires
Chronique
11 / 20
    dark_omens, le Jeudi 23 Octobre 2008 parlez-en à vos amis  

Parfois certains vieux souvenirs, relents d’un passé éteins depuis longtemps, viennent refaire surface ; et au détour de la pochette d’un album un nom éveille en nous cette nostalgie de ces anciens temps. Nous sommes alors pris d’une frénétique et insatiable curiosité qu’il nous faut satisfaire sans attendre. Mais revenons d’abord sur la lointaine genèse de ce trouble. Lorsqu’en 1986 Blackie Lawless, maître à penser de Wasp, décide d’abandonner la basse, dont il se plait à dire qu’elle est un instrument dégradant, pour se mettre à la guitare qu’il trouve bien plus noble ; il se retrouve alors avec un guitariste de trop. Connaissant le caractère irrévérencieux et libre de l’homme on s’imagine bien avec quel ménagement il se débarrasses du corps de Randy Piper après avoir, il fallait sans doute y voir un message ironique du destin, planté sa tête sur une pique dans une des illustrations du livret de l’album The Last Command. Sombrant alors dans l’oubli médiatique promis aux musiciens malchanceux, parfois peu acharnés, ou tout simplement plus passionnés par la musique que par les facilités que son exercice peut vous apporter ; il faudra attendre presque vingt longues années avant de revoir Randy renaître d’entre les morts. Il se remet alors sous les bons projecteurs, ceux où l’intérêt qu’on vous porte, souvent pour de mauvaise raisons, est bien plus important que celui qu’on vous porte sous ces lumières presque anonymes en dessous desquelles vous exprimez essentiellement votre passion. C’est en 2003 que le nouveau cœur de Randy, fort de cette résurrection, palpite sa timide arythmie avec un album qui passe quasi inaperçu. Trois ans plus tard, en 2006 donc, sort Brand New Violent un deuxième album, dont on ne peut pas dire non plus qu’il provoque des palpitations importantes.

Avec ce troisième album, Virus, Randy Piper’s Animal tient sans doute là son album le plus mature, le plus accessible, le plus efficace ; mais sans doute aussi le moins original. Sa musique n’a effectivement rien de révolutionnaire et elle se promène souvent à la croisée des chemins. Elle se nourrit essentiellement de Glam Rock’n roll dont Chris Laney guitariste de Zan Clan, un groupe suédois, est le fer de lance ; de Heavy Rock à la Wasp, de Hard Rock, et dans une moindre mesure de Heavy Metal. Puisant tour à tour ses inspirations dans ses diverses influences, on aurait aimé qu’il en ressorte un mélange bien plus personnel que cet assemblage hétérogène, décousu tantôt très à l’image des uns, tantôt très à l’image des autres. Après un "Cardiac Arrest", morceau au riff plutôt heavy, assez plaisant, on ne peut s’empêcher d’être frappé par la ressemblance entre la voix de Rich Lewis et celle de Blackie, et ce plus particulièrement dans les aigus, même si Laney n’a pas le timbre aussi écorché que celui de Lawless. Cet impression tenace est plus gênante encore lorsqu’en plus du chant, la musique vient, elle aussi, vous rappeler désagréablement pour qui a Randy à joué autrefois. "Can’t Stop" pourrait, par exemple, être directement issu de "Still Not Black Enough" de l’homme en noir. Fort heureusement cette forte impression embarrassante d’indigestion de ces influences waspienne s’estompe peu à peu pour laisser place, aussi, à des morceaux plus inspirées telle que "Crying Eagle", "Judgement Day", "L.U.S.T" où même si l’on sent que Randy ne s’est pas totalement affranchis de ces chaines d’antan, il se permet tout de même quelques libertés qui l’aideront sans aucun doute, à l’avenir, à tenter d’affirmer de manière plus intéressante une identité propre à son groupe. La reprise de "Zombie" des Cranberries est, quand à elle, des plus étranges. On à du mal à en saisir un quelconque intérêt tant le but était, à l’évidence, d’accoucher d’un morceau ressemblant le moins possible à la version du groupe des frères Hogan, dénaturant, ainsi, complètement l’essence lancinante, répétitive, insistante et dérangeante exprimée dans l’originale.

Virus est donc un pas important pour Randy Piper’s Animal, il constitue un mélange intéressant au demeurant, mais dont les idées sont bien trop marqué du sceau de ses influences. Il lui faudra donc encore faire du chemin sur la route de la quête de sa propre voix. Pourtant on sent que la route est la bonne et que l’effort qu’il leur reste à consentir est bien moindre que celui déjà consentis. L’album suivant ? Qui sait ? En tout les cas c’est tout ce qu’on peut leur souhaiter.


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