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Metal Industriel
Rammstein
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| CD, date de parution : 27 Septembre 2004 - Universal Music Group |

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Toutes les notes : 17/20 Vous devez être membre pour déposer une note
| 1. Reise, Reise | 04:11 | | 2. Mein Teil | 04:32 | | 3. Dalai Lama | 05:38 | | 4. Keine Lust | 03:42 | | 5. Los | 04:25 | | 6. Amerika | 03:46 | | 7. Moskau | 04:16 | | 8. Morgenstern | 03:59 | | 9. Stein um Stein | 03:56 | | 10. Ohne Dich | 04:32 | | 11. Amour | 04:50 | | | | Total playing time | 47:47 |
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340 avis 6
17/20
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| Chronique |
 15 / 20 |
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Reconnaissable entre milles grâce à sa cover orange barrée de deux traits transversaux et grâce à l’inscription « Flugrekorder Nicht Offnen » (Boite Noire : A Ne Pas Ouvrir), la pochette de « Reise Reise », quatrième album de Rammstein, est originale. Voici mon humble avis sur cet opus sorti en 2004, trois après l’excellent « Mutter »
Alors que « Mutter » consacrait en 2001, Rammstein au rang de superstar mondiale du métal industriel, leur permettant de supplanter un Manson en bout de course (pour preuve son requiem per Sonnel qu’était « Holywood ») et un Trent Reznor en mal d’inspiration ( en témoigne « With Teeth » , qui manquait singulièrement de mordant), de dominer des groupes amerloques comme Dope et Static-X tout en inspirant les suédois gothico-indus de Deathstars et de s’éloigner du son hybride de leurs débuts (coincé entre métal et électro-indus), Rosenrot » confirmait la puissance de feu de Till et de ses potes berlinois (tout en tournant niveaux compos) et « Liebe Ist Fur Alle Da » permit à Rammstein de récupérer sa couronne de roi de l’indus grâce à des compositions plus inspirés, un son plus épuré et une production nickel. Alors où placer « Reise Reise » ? Eléments de réponses ci-dessous…
Ca commence par une ballade plus que charmante avec le morceau-titre « Reise Reise ». La guitare principale grogne de plaisir sur un tempo des plus posé (Percussions et tambours à l’action uniquement) Le refrain est une belle ode poétique sur la mer et (semble t’il) les voyages au loin des côtés. On entend un accordéon sublimer cette chanson (remercions son accordéoniste Michael Kaden pour sa belle prestation, guidant le titre vers son épilogue avec délicatesse) « Mein Teil » enchaîne avec autorité par sa composition forte en bouche et ses textes, gores à souhait, sur un boucher découpant, préparant et vendant son ambroisie lugubre à ses clients rappelle en partie le boucher roulant des yeux et aiguisant ses couteaux dans « Delicatessen » de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro. Till Lindemann raconte, dans la peau du Metzgermeister, de quelle façon il choisit, charcute et déguste ses victimes, chantonnant de façon avenante et suave sur une compo électronique, œuvre de Christian Lorenz. La batterie s’active ferme aux côtés des riffs ravageurs de guitares pour s’ajouter aux vocaux bruts de Till. Un morceau « bien ficelé » dirais-je !
Redevenons sérieux et ouvrons nos chakras à l’écoute du planant « Dalaï-Lama ». De ses riffs sereins débutant le morceau jusqu’au refrain trippant (rien que ses samples psychédélico-bouddhistes !) , de son ambiance surréaliste lorgnant sur un Orient fantasmé et des vocaux de Till Lindemann voguant vocalement au dessus de nous… Till narre de façon cachée, à la manière d’un conte, l’histoire mythologique de l’Enfant-Roi (le Dalaï-lama), roi de tous les bouddhistes mais également leur égal… Serviteur de Bouddha bien que son fils. Dans « Dalaï-Lama », le chanteur allemand nous raconte l’ascension de l’Enfant-Roi dans les Cieux à l’aide des vers du grand écrivain et poète Johann Wolfgang Von Goethe (vous savez, l’auteur de « Faust ») On a le droit à plusieurs moments à un pont musical hypnotique, on chante avec mélodie et séduction cette invitation mystique à laquelle nombres de groupes et d’artistes des années 70 ont succombé ! Cette invitation, la voici : « Komm Her, Bleib Hier, Wir Sind Gut Zu Dir […] Komm Her, Bleib Hier, Wir sind Bruder Dir » (Viens Là, reste ici, Nous serons bon avec toi […] Nous serons comme des frères pour toi)
Un morceau très original et particulièrement séducteur !
« Los » avec sa compo décharnée (riff acoustique de gratte, doubles-pédales) reste un titre entraînant malgré son côté rébarbatif avec la batterie qui s’éveille au fur et à mesures des minutes passant. Le solo joué deux fois est sympa sans être inoubliable et Till chante avec une insolence un peu désuète… Une chanson à éviter donc ! Tout comme « Amerika », titre honnête mais orienté clairement vers la TV et la radio, le propos est critique mais la prod est édulcorée, si bien que ce « Amerika » est devenu LE morceau que les gens rattache au groupe allemand… Quel dommage ! Surtout quand « Keine Lust », morceau des plus humoristiques, représente bien mieux l’humour de Till,Paul, Oliver, Christian, Christoph et Richard ! Il n’y a qu’à voir le clip !!! Le chanteur se donne (tout en alanguissements) en spectacle en entonnant « Ich Hab’ Keine Lust » (j’en ai aucune envie !) Il joue le rôle d’une star obèse et lubrique parlant d’obscénités et se moquant de lui-même ! Introduite par le synthé de Christian et les cymbales de Christoph « Doom » Schneider, la composition est axée sur un riff rythmique sauvage (celui de la guitare de Richard Kruspe, fondateur d’ Emigrate, groupe de métal alternatif très bien côté), une batterie farouche et un second riff (cette fois-ci, celui de Paul Landers) miaulant sur le combo grosse caisse/percussions. Le pont musical est vraiment réussi : la gratte principale s’offre un solo jouissif sur une production puissante.
Suit « Moskau », où Till chante en compagnie d’une certaine Viktoria Fersh. Le morceau est agréable et assez dansant quoique digne d’être interprété par Cascada et non Rammstein ! Le thème ? Moscou, LA « ville lumière » d’Europe Orientale ; Une sorte de déclaration d’amour teintée de pop acidulée (et d’un rythme disco très « Eurovision) à la cité moscovite. A noter le retour de l’accordéon de Michael Kaden au milieu de tout ce rouleau électrique et électronique. Au final, un album de bonne qualité, assez riche et plutôt varié malgré des titres pompeux (« Morgenstern », « Los », « One Dich »), des morceaux ridicules (« Moskau », « Amerika ») mais a demi-sauvé par d’autres chansons, disons, surprenantes (« Stein Um Stein », « Keine Lust », « Mein Teil, « Dalaï-Lama » ou encore « Amour »)
Je lui accorde un 15 sur 20.
Bj

9 Commentaires |
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| Chronique |
 11 / 20 |
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Il peut-être étrange de parfois remarquer que des courants artistiques de prime abord complètement opaques et apathiques deviennent des égéries auprès d’une immense communauté humaine.
Le monde musical du métal, malgré son appartenance majoritairement souterraine (traduction littérale de underground pour ceux qui ne suivraient pas…), a laissé émerger ces dernières années des artistes souvent controversés, en proie aux modes alors que le concept initial ne laissait rien présager de tant de succès. Il y eu le pernicieux Marylin Manson, qui redessina les contours d’un indus froid et incroyablement malsain sur "Antichrist Superstar". Slipknot qui tenta de fournir un tableau foncièrement violent, mais creux, du monde moderne. Puis Rammstein vit le jour.
Rejetons nos acquis quelques instants : un métal lourd et industriel, des guitares pachydermiques et inlassablement répétitives, un chant rugueux et abrasif en allemand, des rythmes syncopés. Une vision forcément sombre et aliénante de la musique.
Ce fut le cas sur "Herzeiled", froid et cru, aujourd’hui culte. La donne changea néanmoins avec un " Sehnsucht" plus accessible, bien que toujours foncièrement rigide et martial. Mais cet humour caractéristique, ce second degré, tout ceci formait un tout qui allait démocratiser le groupe, et lui ôter peu à peu ce qui en faisait un combo intéressant.
" Reise Reise" (Voyages Voyages), quatrième opus du combo, fut donc, comme ses prédécesseurs, une véritable machine à tubes, enchainant les ventes par palettes et permettant aux groupes de produire des shows dantesques et faramineux. Mais là où la scène permet au groupe de tout exploser, l’épreuve du studio n’offre comme résultat qu’un disque insipide, à la qualité académique mais significativement bien basse.
Soyons clair, Rammstein fait très bien son travail, mais justement, on ressent ce travail, et l’on oublie la passion.
Ouvrant la marche, le titre éponyme, efficace au demeurant, ne semble qu’une redite de ce qu’un groupe offrait en un unique album. Certainement mieux produit, plus ample et profond dans le son, cette impression d’automatisme sur un refrain bateau et mid tempo trahira cette absence de renouveau. Jouant une nouvelle fois avec la singularité de la langue de Goethe et sa rigidité linguistique, Till Lindemann n’est visiblement pas en mesure d’apporter du neuf dans sa performance. Un accordéon finira cette introduction, sans réelle maestria.
Certes, on retrouvera une grande hétérogénéité des ambiances et des variations, passant de la puissance " Mein Teil" au dansant "Los", en passant par l’hymne facile et creux America ou par la mélancolie d’un plus touchant "Dalai Lama".
Sur ce titre, par la mélodie de piano traversant le morceau, et une certaine pureté, les allemands érigent une nouvelle vision de leur art, malheureusement trop peu exploité pour mettre en valeur des idées qui probablement partes dans tout les sens, pour favoriser un plus grand auditoire sans doute.
Pour un insupportable "Moskau", à l’accélération popisante digne d’un refrain de l’Eurovision (un chant féminin absolument hideux ridiculisant complètement le morceau) et voyant le retour d’un accordéon n’ayant de toute façon aucune utilité artistique mais utilisé dans son but premier : pour sa présence. Donc nous disions…pour un insupportable "Moskau", nous tenterons de nous contenter d’un sublime "Meil Tein", à la puissance écrasante et à l’univers glacial et électronique, proche d’une atmosphère guerrière et pourrissante, laissant entrevoir l’horreur des camps (cette mélodie de claviers pernicieuse et aliénante). Le refrain épuisant alourdit encore plus une ambiance quasi insoutenable, malsaine au possible, montrant au jour un grand Rammstein, inspiré et libéré de tous carcans. Mais dans cette musicalité, il y a l’intelligence de savoir proposer un refrain complètement dans l’air du morceau mais aussi et surtout si facilement mémorisable qu’il sera destiné aux cartons des lives. Hurlants, les claviers se font les ultimes témoins des hurlements de souffrance de milliers d’âmes en perdition.
Il n’est que plus regrettable, après une telle baffe, d’écouter avec impuissance un déchet comme "America". Une nouvelle impression dansante refait surface, une simplicité d’interprétation avortant toutes possibilités de ressenti face à une telle dose de médiocrité. Un titre amputé de toute structure, posé uniquement sur un refrain, et n’ayant pas trouvé utile de composer des couplets dignes de ce nom.
Une répétition, une lassitude se forme, se construit et est nourrie tout au long de l’album, tant le désintéressement de l’œuvre est total en fin de disque, pourtant court (celle "Daila Lama" dépasse les 5min). "Amour" ne sauvera rien, plat et stérile, malgré la présence de claviers plus grandiloquents et d’un solo en fin de parcours. Trop tard.
Reise Reise ne Sonne pourtant pas le glas du groupe, loin de là, il montre juste encore un peu plus que Rammstein n’a pas inventé et la poudre et qu’il se conforme de plus en plus avec le temps…

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 16 / 20 |
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Evidement, quand on s’appel Rammstein, la composition d’un nouvel album peut s’avérer à la fois facile et risquée.
D’un côté, avec une telle renommée, quelqu’en soit son contenu, l’album aurait été signé et vendu à plusieurs milliers d’exemplaires, mais en même temps, c’est là toute la réputation du groupe qui est remise en jeu et quelque bon milliers de fan à satisfaire…
Alors, qu’en est-il de ce Reise Reise ?
Et bien je dois dire que l’effort d’innovation qu’à fait là Rammstein est plus que conséquent, tout en sachant reste eux-mêmes (on reconnaît tout de même Rammstein à la première note), le groupe multiplie les ajouts, refrains doux, beaucoup plus de synthés pour des ambiances par moment plus aériennes (Dalai Lama par exemple) envolée lyrique diverses et le groupe va même jusqu’à développer un titre entièrement acoustique qui n’est pas s’en rappeler « Hysteron – Proteron », l’album entièrement acoustique de Nostromo.
Mais d’une autre part, comme je le disais plus haut, on reconnaît Rammstein à la première note, ou plutôt à la première parole, Till Lindemann le chanteur est toujours aussi excellent, avec sa voix toute imprégnée de rage contenue…dans la langue de Goeth bien entendu..
Et puis évidement il y a des titres très typiques comme « Mein Teil », dotés de ces riffs destructeurs déjà assenés sur Mutter, qui vous arrache la tête d’un seul vombrissement….
Ce Reise Reise Sonne donc une très nette évolution du groupe, peut-être avons-nous là entre les main un album de transition dans le style de Rammstein, en tout cas, à la fois puissant et novateur, le groupe signe là un coup de maître, risqué mais réussi…

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 18 / 20 |
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Quand on écoute l'album, on commence par "Reise, Reise" ("voyage, voyage"), chanson à la fois lente et excellente. Till articule bien et quelqu'un qui comprend l'allemand peut comprendre très facilement ce qu'il dit. La guitare saturé sur les refrains, ajouté aux bruits de clavier, donne une très bonne ambiance à la chanson (qui nous emmène en "voyage"… jusqu'au pays de Goethe). Les notes d'accordéon vont terminer la chanson en douceur.
Et alors qu'on ne s'y attend pas, arrive Mein Teil ("Ma Part") et son riff ravageur. Les couplets sont assez différents de ce qu'on attend dans Rammstein (principalement à cause la voix de Till). Mais le refrain vient nous rappeler qu'on écoute bien une chanson de Rammstein. La chanson est très efficace et vient ravir l'oreille du metalleux. Les chœurs viennent terminer la chanson, comme "Reise, Reise", en douceur…
Cette fois, ce n'est pas un gros riff qui vient nous surprendre mais un petit riff très calme. "Dalai Lama" est une bonne chansons aux couplets calmes et aux refrains saturés.
Puis viens " Keine Lust" ("Pas Envi"), les notes de clavier sont calme puis un riff ravageur arrive. Ensuite une partie de riff est là pour les couplets puis un refrain avec les chœurs du clavier. Ensuite cela s'enchaîne jusqu'à un solo de clavier.
Ensuite c'est Los ("C'est parti"), une chanson acoustique et simple. Puis c'est " Amerika", chanson qui parle de la mondialisation américaine. Chanson très efficace avec son riff ravageur et ses couplets (où le riff s'adoucit). Viens un peu plus tard le solo de clavier pour le moins magnifique.
"Moskau", chanson qui parle de la ville de Moscou en Russie. Chanson en allemand/russe puisque le groupe T.A.T.U. viens prêter ses voix. Très bonne chanson, avec un solo de clavier sur le son d'un accordéon.
Puis arrive " Morgenstern", riff très efficace, rythme simple et refrain avec chœurs de clavier. Tout les ingrédients d'une bonne chanson de Rammstein sont là.
"Stein Um Stein" ("Pierre par Pierre") : ses couplets très calme et poétique, ses refrains saturés et criés.
" Ohne Dich" ("Sans Toi") arrive à point nommé. Chanson très poétique et très émouvante qui parle d'amour ! Très douce. … Et en parlant d'amour, voici justement "Amour" ! Non, vous ne rêvez pas ! Rammstein a pris un mot français pour une de ses chansons. Celle-ci dit que l'amour n'est pas éternelle (elle se termine s'ailleurs par un contexte saturé, ce qui va clôre l'album).
Dès la première écoute, on accroche à cette album. Très varié, du mélodique au violent. On aime et on en redemande !

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Rammstein a eu deux périodes. Ces deux périodes sont séparées par le précédent album, " Mutter". " Reise Reise" marque cette deuxième période pour de bon, c'est-à-dire un néo metal industriel beaucoup plus accessible qu'avant, ce qui ne veut pas dire moins travaillé !
La galette est introduite par le titre éponyme. Les samples d'orchestres sur le refrain mettent le point sur le fait que le groupe devient plus grand public qu'auparavant. La piste suivante, " Mein Teil", est le titre "violent" de la galette. Comme d'habitude, rien n'a changé : un riff simple mais puissant et un refrain qui tue ("Es ist Mein Teil !!!"). Des grosses guitares, un rythme lent, un Till Lindemann à la voix inquiétante et quelques notes de piano : c'est le morceau suivant, "Dalia Lama". Une bonne piste pour headbanguer tel un metalleux boutonneux. Passons à la suite : " Keine Lust". Un morceau qui n'a rien d'extraordinaire, typiquement "rammsteinien", qui ne demande qu'à être vu en concert. Le son d'une guitare acoustique me parvient : "Los". Un peu blues, cela change un peu dans la carrière du groupe.
"We're all living in Amerika, Amerika ist wunderbar, We're all living in Amerika, Amerika, Amerika". Ouaou ! LE tube de Rammstein par excellence, l'hymne de stade parfait. Des couplets à la basse avec quelques notes de guitares égarées, des paroles engagées sur l'Amérique (c'est à la mode), un refrain électrique et entraînant, et même un petit solo de guitare ! Le must de " Reise Reise".
Nos Allemands nous pondent ensuite une petite chanson sur Moscou, avec une chanteuse (dont je n'ai pas réussi à trouver le nom) invitée. Introduit par des chants d'églises, " Morgenstern" nous fait la morale sur la beauté intérieure tandis que "Stein Um Stein" dénonce le mariage en le comparant à une prison. Il manquait une chose à " Reise Reise", une ou deux ballades histoire de se calmer. " Ohne Dich" et "Amour" feront l'affaire pour terminer l'album. Ces deux titres, où Lindemann emploie un registre vocal plus doux, parlent premièrement d'un amour amical et deuxièmement d'un amour cruel et sauvage, sans pitié.
Pour terminer brièvement, Reise Reise est un bon album de Rammstein qui fera sûrement des ravages dans les ventes, la recette étant toujours la même.
16/20

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Après la chaotique période de l'album " Mutter", per Sonne ne savait à quoi s'attendre du nouvel opus de Rammstein. Après une première écoute, il semblerai que le groupe ait délaissé son côté sombre et militaire pour une musique plus mélodieuse. De quoi déconcerter les fans de la première heure. En écoutant plus profondément l'album, on se rend bien compte qu'en fait, Rammstein ne fait que confirmer qu'il est bel et bien le leader de la scène métal allemande.
Tout commence avec la chanson éponyme de l'album "Reise, Reise" (Voyage, Voyage). On entend la mer, les oiseaux, des chants de marin... jusqu'à l'arrivée des grosses guitares typiques de Rammstein et du chant dur et froid de Till. Tout est plus mélodieux, plus travaillé, plus recherché aussi.
La seconde chanson est peut-être la plus dure de l'album. " Mein Teil" (Ma Queue) démarre directement par un riff pur et dur de Rammstein.
"Dailai Lama" ravira les fans de la première heure, de même que "Kein Lust". Puis vient la surprenante "Los" ( Seul). Une petite chanson bien sympathique en acoustique (on en avait pas eu depuis "Wilder Wein" au " Live aus Berlin"), avec un petit côté "funky", si on peut dire, notamment quand Till joue de l'harmonica.
"America", la chanson la plus abordable de l'album pour ceux qui n'aiment pas Rammstein, a tout pour devenir le nouvel hymne de Rammstein.
"Moskau", avec ses chants féminins, surprend au début, mais on s'y habitue très vite et on en redemande ! " Morgenstern" et "Stein um Stein" font la belle aux guitares, et " Ohne Dich" (Sans Toi), magnifique ballade avec un orchestre pour acompagner le groupe, est la chanson la plus émouvante de l'album.
Pour conclure ce chef-d'oeuvre, "Amour", qui démarre lentement, pour finir dans du métal industriel dans les trentes dernières secondes.
En conclusion, Rammstein nous livre-là un exellent album, peut-être même le meilleur de tous. Je le conseille à tout ceux qui veulent découvrir le groupe, ou même à tous les fans de rock/métal, car si vous ne comprenez pas pourquoi Rammstein est devenu l'une des icônes du métal actuel, ce n'est pas pour rien, il suffit d'écouter cette merveille.

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