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Metal Industriel Rammstein Liebe Ist für Alle Da
CD, date de parution : 16 Octobre 2009 - Universal Music Group
Style: Metal Industriel
1 2

NOTE : 16/20
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Tracklist
1. Rammlied 05:19
2. Ich Tu Dir Weh 05:02
3. Waidmanns Heil 03:33
4. Haifisch 03:45
5. B****** (Bückstabü) 04:15
6. Frühling in Paris 04:45
7. Wiener Blut 03:53
8. Pussy 04:00
9. Liebe Ist für Alle Da 03:26
10. Mehr 04:09
11. Roter Sand 03:59
Total playing time 46:08
Bonustracks
12. Führe Mich 04:33
13. Donaukinder 05:18
14. Halt 04:21
15. Roter Sand (Orchester Version) 04:26
16. Liese 03:56
Total playing time 1:08:21

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383 avis 7 16/20
Chronique
16 / 20
    Kovalsky51, Samedi 17 Octobre 2009 parlez-en à vos amis  
Rammstein fait partie de ces groupes dont la notoriété dépasse les sphères du Metal. Il est rare que quelqu’un vous dise qu’il n’a jamais entendu parler du groupe teuton. Car Rammstein c’est un rouleau compresseur, une machine de guerre, une mécanique bien huilée qui se paye le luxe de défrayer la chronique à coups de provocations et de polémiques pas toujours justifiées. Lancez le nom du groupe en soirée tout le monde aura son opinion dessus, il est rare qu’un groupe officiant dans un registre aussi particulier réussisse la prouesse de se faire un nom hors de son univers musical. Et rien qu’en cela la sortie d’un nouvel album des berlinois cinglés constitue un événement majeur de l’actualité musicale. Et à coup sur un sujet de débats passionnés entre fans qui vont défendre corps et âme leur opinion sur la bête. Et je dois avouer que si à l’écoute des morceaux qui trainaient sur le net depuis un bon moment je m’apprêtais à tailler un costard au groupe, l’écoute de ce Liebe Is Für Alle Da à radouci ma verve à leur égard. Ici Rammstein renoue avec ce que j’aimais chez eux, un Indus froid violent et clinique. A mon humble avis cet album est le meilleur des pyromanes depuis Mutter. Et pourtant ce n’est pas faute de comporter des défauts qui énervent par moments. Mais voila certains morceaux sont tellement jouissifs que la galette risque fort de tourner un bon moment dans ma chaine.

Si je partais avec autant d’à-prioris sur cet album c’est tout simplement que l’écoute de Pussy m’avait laissé un arrière gout amer dans la bouche. Certes cette chanson est très bonne mais à mon humble avis elle tenait plus d’un Dépèche Mode agacé que d’un V2 dont le groupe à le secret. Mais voila le cd inséré dans la chaine l’intro de Rammlied sombre avec ses relents symphoniques m’a ramené quelques années en arrière le jour ou un album a la pochette hideuse à failli faire péter mes enceintes. Cet album nommé Mutter qui reste à mes yeux la plus grande œuvre des teutons. Et sans prévenir un riff venu tout droit des débuts du groupe sort des enceintes. Froid clinique, agressif, bref le pur Rammstein que j’aime. Celui qui réussi avec un riff pas forcément très fouillé à faire sauter partout. Celui dont la rythmique implacable vous fracasse la nuque en quelques minutes. Celui qui arrive sans qu’on ne comprenne pourquoi à vous faire ressentir des émotions diverses avec une musique aussi froide qu’un nouveau né sortant du congélateur. Bref je me suis surpris à reprendre très rapidement des refrains qu’on a entendu deux fois, le tout dans un allemand ressemblant vaguement aux gargarismes d’un orc mal réveillé.

Bref 3 chansons de suite qui sont surpuissantes froides glauques et d’une efficacité machiavélique. Puis sans prévenir débaroulle un morceau électro calme dont la présence ici semble complètement décalée. Vindiou Rammstein se remet à surprendre l’auditeur. Enfin on retrouve cette folie qui rendait les compositions des allemands si redoutables. Le morceau et certes plus que moyen mais a le mérite de vous couper en pleine séance d’headbanguing. C’est d’ailleurs bien là le défaut le plus pénible de cet album, a savoir ces quelques morceaux plus calmes qui à mon sens cassent un peu l’effet rouleau compresseur de la galette. Pas mauvais en soi ces morceaux sont pour moi inférieurs à ceux ou les pyromanes décident d’envoyer la sauce. D’ailleurs les chansons les plus violentes atteignent dans leurs apogées certaines parties surclassant nombre des bombes cultes du combo. Till se met à quelques moments à brailler comme jamais je ne l’avais entendu (B*******). Sa voix surpuissante est ici un instrument à part entière dans le chaos ambiant. Bref on est souvent surpris par des morceaux aux structures moins convenues que sur leurs deux précédentes livraisons. Alliant violence, mélodie, groove dantesque et parties électro Rammstein vise dans 80%des cas juste et nous redonne l’envie de relancer une chanson une fois cette dernière terminée. D’autre part la prépondérance d’un électro très Depechemodien offre une évolution à la musique du groupe, qui par ce biais se fait plus abordable aux oreilles des non habitués au son du groupe, comprenez par là les gens qui ne supportent pas les gros riffs bien énervés (Pussy, Haifish, Liebe Ist Fur Alle Da)… PerSonnellement ils sont loin de me convenir mais ont le mérite de fort bien s’écouter et d’un peu détendre l’atmosphère générale de l'album.

Le chant répond à armes égales avec une section rythmique martiale puissante et dévastatrice. La batterie carrée et entêtante sachant se faire un peu oublier pour laisser place à des riffs de gratte plus mélodiques. Une basse ronflante très métalique absolument dantesque (d’autant plus pour moi qui adore la basse…). Les grattes envoient des riffs entêtants et surpuissants, pour mieux se faire mélodiques à des moments toujours bien sentis. Il y a aussi ces passages géniaux en semi acoustique dont seul Rammstein a le secret. Le chant est tout simplement énorme, la voix grave reconnaissable entre 1000 de Till Lindemann fait des merveilles. Il va sans dire que ce grand malade laisse libre cours à ses délires le plus incongrus. Il suffit de l’entendre balancer un « non rien de rien, non je ne regrette rien » en plein milieu du Früling In Paris pour se dire que le gazier n’a rien perdu de son humour débile. Les parties électroniques sont très bien balancées, toujours dans le bon ton elle donnent une consistance supplémentaire aux compos; d’ailleurs ces dernières apportent la folie de certaines compositions. Et le son parlons en du son, il est tout simplement titanesque et puissant. Une production parfaitement équilibrée entre le gras et le cristallin qui sied fort bien à la musique de Rammstein.

Bref au final à mes yeux cet album est une réussite entachée par quelques défauts, (comprenez les morceaux les plus électro) mais il s’avère largement supérieur à Rosenrot. Un avis qui je pense ne sera pas partagé par tout le monde, mais dans mon cas il me convient très bien et devrait de ce fait se faire une bonne place dans les albums qui vont tourner longtemps dans ma chaine. Rammstein nous sort ici un album bien branlé, accrocheur et qui à le mérite de renouer avec la musique froide qui les a fait connaître. Il s’avère bien plus riche en moments anthologiques et dégénérés que ses deux prédécesseurs qui à mes yeux étaient en demi teinte. A mon humble avis il a largement sa place dans votre discothèque et les fans peuvent se jeter dessus ils devraient y trouver leur compte. Sur ce je vous laisse avec le clip le plus poétique du moment même la chanson n'est pas représentative de l'album qui se révèle bien plus puissant que je le pensais, lors de l'écoute de ce single. et comme mot de la fin une seule chose à dire Tschüss...




68 Commentaires

Chronique
16 / 20
    Ebrithil, Lundi 02 Novembre 2009 parlez-en à vos amis  
Rammstein fait partie de ces quelques groupes à avoir dépassé le statut de "simple formation metal". En effet, à l'instar de Marilyn Manson, Slipknot, KoRn ou encore Metallica, les Allemands sont devenus en quelque sorte la "vitrine" du style musical. Bien souvent, quand vous parlez metal, une perSonne sur deux vous dira "Rammstein", ce qui en agacera évidemment plus d'un...

Reste que cette exposition médiatique a donné à Rammstein une étiquette particulière, autour de laquelle le groupe a brodé son image parfois provoc' (textes, clips), parfois grand spectacle (rares sont les groupes à utiliser avec autant de brio la pyrotechnique dans leurs shows), parfois martiale... tout en maintenant une aura de respect de la part de nombreux fans de metal pourtant réputés pour leur intransigeance. En effet, rarement Rammstein a été conspué, rejeté, méprisé, car en plus d'une "image", le groupe a souvent offert une bonne musique indus/electro, fort influencée par Oomph! ou Ministry, qui nous a valu quelques albums forts bien ficelés (les cultes Mutter et Reise Reise) et quelques titres inoubliables.

En 2005 cependant, et après une carrière jusque là exemplaire (de mon point de vue du moins, bien sûr), Rammstein commet ce qui sera considéré comme son premier "grand" faux pas : Rosenrot. Un album tour à tour plus mélodique, plus simpliste, plus mainstream, moins inspiré, malgré quelques légers éclairs de génie par ci par là. Le fait que l'album était composé de chutes studio du très bon Reise Reise aida à ce manque flagrant d'inspiration, bien évidemment...

Après 4 ans de pause, de déclarations, de rumeurs et d'épisodes d'une saga que je ne rappellerai pas dans ces lignes, le collectif allemand revient avec Liebe Ist Fur Alle Da, accompagné d'un single provocateur au clip pornographique qui m'a obligé à fréquenter des sites peu recommandables pour le visualiser !

Et si certains craignaient que le groupe, en mettant la dose sur le côté provoc, en oublie la musique, qu'ils se rassurent, car dès les premières notes de Rammlied, on est rassurés : Rammstein reste Rammstein, comme ils le clament dans ce titre d'ouverture fracassant au riff typique porté par un excellent chant d'un Till Lindemann jamais aussi convaincant que sur cet album. Seul bémol, un break dispensable, écart que commettra également le titre Pussy...

Rammstein, comme dit plus haut, reste donc le mur de son industriel (et irrémédiablement allemand...) qu'il a toujours été, avec des titres qui envoient le bois comme rarement auparavant (ce B******** où Till hurle comme jamais, à part peut-être sur Stein Um Stein ; Weidmanns Heil et son rythme effréné appelant au massacre d'une pauvre Kreattur, qui comme le meugle si bien le subtil vocaliste, "muss STERBEEEN" , ou encore l'éponyme Liebe ist Fur Alle Da, l'un des meilleurs de l'album, simple et direct, futur classique, au chant possédé du meilleur acabit). Comme vous pouvez le voir, je mets fortement l'accent sur le chant ; et force est de constater que c'est là l'un des éléments caractéristiques de Rammstein et que jamais il n'a été aussi bon.

Mais limiter l'album à Lindemann le bûcheron serait réducteur, tant les mélodies ont leur importance et donnent quelques chansons faisant office d'intelligentes respirations (Haifisch, sorte de Depeche Mode germanique, ou encore le très réussi Fruhling in Paris où Till rend hommage à Edith Piaf d'une fort belle manière).

De plus, les ambiances ont encore une fois leur importance, et LE titre qui viendra nous rappeler que Rammstein sait se faire aussi glauque qu'un groupe de black dépressif, c'est Wiener Blut. Wiener Blut et ses chuchotements hallucinés, son riff saccadé et son hurlement terrifiant au moment du refrain ; Wiener Blut et ses pleurs de femme en fond sonore, qui vous donne envie à la fois de monter le son... et de le baisser. Franche réussite, du niveau d'un Mein Teil, en encore plus sordide !

Rammstein signe donc là l'un de ses meilleurs albums, dont le tableau est juste assombri par un dispensable Mehr (pas mauvais toutefois). Un retour après une longue période d'incertitude qui fera plaisir aux amateurs du son indus "à l'allemande". Belle renaissance pour un phénix qui n'a pas fini de faire du bruit.




2 Commentaires
Chronique
18 / 20
    DeadlyNightShade, Mercredi 06 Janvier 2010 parlez-en à vos amis  
2005: Rosenrot parait et la tournée mondiale de Reise, Reise qui a permis d'assurer à Rammstein une réputation mondiale (déjà bien commencée avec Mutter) scelle la fin de l'ère Reise, Reise.
Les Six allemands commencent alors une longue pause pour pouvoir prendre de la distance avec Rammstein et se renouveller musicalement.
2009: La nouvelle tombe tel un soulagement et fait l'effet d'une bombe. Le 16 octobre 2009 sortira "Liebe Ist für Alle Da" le successeur de Rosenrot destiné à apporter sa pierre à l'édifice du mastodonte de Berlin. Pour faire patienter durant les derniers moments, le groupe publie le single "Pussy". Et là, grosse claque ! Rammstein nous signe une chanson très novatrice et inédite dans son registre, un titre electro rock avec quelques grosses guitares, le tout très influencé par Depeche Mode. Par la suite, le single est doté d'un clip érotico-pornographique, une première dans l'histoire du rock ! Pour le coup, le groupe revêt des uniformes et clichés des films pornographiques des années 80.
Enfin l'album ! Il aura fallu quatre longues années d'attente dont deux années de travail pour accoucher du monstre qui restera sans aucun doute un sommet dans la discographie des Six de Berlin. Deux dures années de tensions inouïes qui écrasent totalement celles de Mutter qui avaient failli détruire le groupe à l'époque, mais aussi et surtout deux années de travail acharné, de création et de composition.
Un mot sur la pochette et l'artwork d'abord. On comprend bien que l'on n'est pas au cirque. Totalement novatrice par rapport à l'oeuvre antérieure, elle montre Till Lindemann en train de découper Vénus, la déesse de l'amour pour la donner à manger a ses camarades dont certains ont des poses plus que douteuses. Dans le livret, une image qui vaudra une partie de la censure du magnifique objet en Allemagne: Richard en train de fesser une femme. On trouve aussi un Till ivre mort, un Oliver très affairé.. le livret est organisé comme une grande fresque et la pochette comme une Vanité picturale.

Nous avons entre les mains l'album le plus conceptuel de Rammstein. "L'amour est là pour tous" va explorer l'amour sous toutes ses coutures: amour impossible, amour fusionnel, sadomasochisme... Le groupe s'est posé la question: "Est ce que tout le monde a le droit d'éprouver de l'amour ?" en en étudiant les différentes facettes. L'amour est un droit humain et tout le monde a t'ils le droit de le connaitre ?
Pour cet opus, ils ont tenté et réussi haut la main le pari de compiler tout ce qu'il savent faire et de proposer des nouveautés bien plus qu'alléchantes.

Les premières notes de Rammlied retentissent. Et la comment ne peut on pas immédiatement penser au magnifique "Mutter" devant les orchestrations qui Sonnent comme "Mein Herz Brent" et le riff monstrueux absolument digne de "Sonne" et "Feuer Frei !" ? Till nous remercie de notre attente et introduit l'opus de sa voix toujours aussi sublime. Quand le refrain se déchaîne, c'est vers les origines que l'on se penche, avec "Herzeleid" et particulièrement "Wollt ihr dar Bett in Flammen sehen" et "Rammstein". Que demander de plus ? Après cette intro absolument monstrueuse, on rentre dans le vif du sujet. "Ich Tu Dir Weh" et "Pussy" parle de l'amour de manière pornographique et sadomasochiste. Pussy est bel et bien une dénonciation -celle du tourisme sexuel en Allemagne- malgré le fait que certains n'y ont vu que grosse blague virile de Herr Lindemann. Pussy surprend par ses sonorités Depechemodienne tandis que Ich Tu Dir Weh est une pure chanson de Rammstein et un excellent choix de deuxième single doté d'un clip très réussi.
On demande de la violence? L'album en recèle bien plus que ses deux prédécesseurs. "Waidmanns Heil", à la fois novatrice et brise-cervicales parle d'une chasse à la femme illustrée par des métaphores poétiques et sexuelles. "B********" est probablement un des titres les plus violents que le groupe ai composé avec un riff totalement monumental et un Till qui nous gratifie d'un nouveau panel vocal: des grunts ! "Bückstabüüü ! !" Une très grande réussite ! L'interprétation de la chanson est plus obscure et surtout très libre puisque que "B********" peut être remplacé par n'importe quel mot.
Rammstein ce n'est pas que des riffs mammouths, c''est aussi de superbes ballades. Le groupe nous en offre cette fois ci deux: D'abord "Roter Sand" qui clôt l'album et ou l'on a un aperçu du spectre vocal du génie qui assure ce poste. La chanson raconte l'amour impossible d'une femme et de deux hommes avec un très beau texte riches en images. La seconde ballade est la très réussie "Frühling in Paris" avec un intro accoustique jusqu'au second refrain. Till nous narre l'histoire d'un premier amour et chante la première partie des refrains en français, deux phrases issues de la chanson d'Edith Piaf "Non, je ne regrette rien" (1961). Le groupe signe ici une superbe ballade, sublimée en concert.
Dans sa quête de nouvelles sonorités et des questions sur l'amour, le groupe atteint son paroxysme en liant totalement musique et texte. Et pour ce faire il a choisi un monstrueux exemple: le tragique fait divers de l'histoire de Joseph Fritzl. Joesph Fritzl est un autrichien qui a détruit la vie de sa fille en la séquestrant et violant pendant 24 ans, lui faisant ainsi 7 enfants. Et là, je met quiconque au défi de ne pas frisSonner en écoutant dans de bonnes conditions et en connaissant l'histoire "Wiener Blut". Après une intro orchestrale et des samples de pleurs d'enfant, Till endosse le rôle du malade mental se faisant gentil pour nous attirer dans les ténèbres ou déchainant sa fureur terrible par des hurlements monstrueux. La violence éclate totalement après "Wilkommenn.. in der Dunkelheit" Les paroles, absolument horribles et liées au fait divers et à la musique -notamment soutenue par une rythmique en acier trempé- font passer bon nombre de groupes de black metal pour des Village People. De très loin une des plus grandes réussites du groupe.
Plus posé "Haifisch" rappelle les premiers efforts plus electro du groupe avec une batterie toujours plus géniale. Ici, Till a choisi l'image du requin (Haifisch) pour illustrer la dépression amoureuse mais aussi le regard des gens et évoque enfin le groupe au complet.
Le titre éponyme est pour ma part le titre que je trouve le plus mauvais de l'album bien qu'il soit bien plus intéressant en concert. Dans une construction plus simple (avec une batterie qui nous assène de jolies doubles pédales mais des guitares moyennes) le titre confirme qu'il y a bien de l'amour pour tout le monde.
"Mehr" enfin sort plus ou moins du lot par son texte que je rapproche plus des problèmes sociaux que traverse le monde actuellement que d'une quelconque recherche sur l'amour. Le titre est assez classique pour le groupe malgré un final très réussi.

Un mot sur le CD2. Il contient 3 inédits et 2 nouvelles versions de "Roter Sand" plus ou moins intéressantes. Mais rien que pour les inédits il vaut réellement le coup. D'abord "Führe Mich" qui me rappelle beaucoup par son rythme les deux premiers albums auquel on aurait ajouté le talent que Rammstein possède depuis. Un très bon titre. Ensuite, "Donaukinder" alors là, quelle grosse tuerie. Une des plus belles semi-ballades de Rammstein si ce n'est la plus belle. Ici, Till choisit sa voix le plus douce pour nous confier une sorte de secret. Un texte sublime tout en étant assez évasif sur un sujet très triste et énigmatique à la fois. Du Rammstein mélancolique, oui ça existe ! Musicalement très beau avec des guitares très mélodiques notamment un super solo assez rare pour être souligné. Un excellent titre qui ne figure pas sur l'album à cause je pense du texte qui ne parle pas de l'amour. "Halt" rappelle également les premiers opus du groupe par un rythmique très martiale et heurtée. Cependant le refrain n'aura pas surpris sur "Reise, Reise".

Alors que dire de plus sinon que Rammstein a abattu un boulot de géant et que le résultat est là, bien là.
Et même si la crise du disque frappe insatiablement les groupes et les artistes, et même si la censure est tombée sur l'album, sachons remercier dignement les musiciens qui signent une musique d'une telle qualité.
De très loin l'album de l'année.




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    Porcane, Lundi 19 Octobre 2009 parlez-en à vos amis  
Il est très difficile de donner un avis complet sur cet album.
C'est un bon album, il s'écoute très facilement... sur ce point pas de soucis.
Par contre, on est très loin de ce que le groupe a déjà réalisé.
Adieu Herzeleid, adieu Sehnsucht...
Parfois, on peut retrouver un hommage à Mutter... certes...

Cet album a été réalisé en Californie...
Est-ce pour cette raison que j'ai d'abord entendu le même son et le même type de riff que Dream Theater (en poussant un peu) puis d'un mélange de Dream Theater et de Metallica, puis du Marilyn Manson, puis du Pantera, puis du Muse, on arrive à "Pussy" très teinté de pop... (noté que seul Muse n'est pas américain...). Où est Rammstein ?

Lorsque Reise, Reise puis Rosenrot sont sortis, on sentait encore une influence des premiers albums, ceux qui ont fait connaître au grand public un groupe Allemand qui faisait exception (ou presque, le style étant déjà connu...).

Cet album qui est propre, beau, agréable,... qui me ravit certes le premier, est vraiment loin de ce qu'on aurait pu attendre d'un album de Rammstein...
Où est cette batterie reconnaissable : pas forcément de double pédale mais un rythme soutenue du trio grosse caisse, caisse claire, charley... ?
Où sont les riffs qui s'exécutaient aux rythmes de ladite batterie ?
Où est le clavier qui ponctuait les guitares acérées ?

Je suis un peu nostalgique de la sortie de Mutter... peut être que l'album confirmera l'affection des fans arrivés avec Reise, Reise ou Rosenrot ou encore avant... il en ramènera de nouveau, notamment grâce au clip provocateur de Pussy... il ne va pas convaincre les fans des deux premiers albums.




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15 / 20
    rommstein, Mardi 01 Décembre 2009 parlez-en à vos amis  
Rammstein nous sort encore un album énorme avec de bons riffs à la guitare et avec toujours une histoire à chaque chanson.


Rammlied – Une longue intro opéra cède la place à des cordes épiques et puissantes accompagnées de la batterie, avant qu'un "riff mammouth" typiquement industriel prenne la relève. C'est une piste qui célèbre tous les aspects du groupe et les cris "Rammstein" tout au long de la chanson sont certains d'être présents sur la prochaine tournée. Sont présentes également des cordes d'influence orientale qui conduisent à un martèlement vers la fin de la piste.


Ich Tu Dir Weh – De l'Electro, une intro frappante et un roulement de tambour mènent la danse, avant qu'un riff broyant dans la veine de Mein Teil retentisse. Il y a des guitares acoustiques qui font écho à Los de Reise Reise, une voix remuante et un enfer de distorsions de guitares en tandem avec la batterie.


Waidmann's Heil - Place aux choses intéressantes. Des cors qui Sonnent comme la cavalerie de l'armée apparaissent et sont suivis par un riff qui réSonne comme du Ministry ou comme "Feuer Frei!" de Mutter. Enorme rythme, presque Hip-hop avant le refrain, et un son semblable aux parties Heavy de "One" de Metallica. En tout cas, ça vous botte les fesses !


Haifisch – Vous trouverez ça difficile à croire, mais Haifisch Sonne exactement comme du Depeche Mode pour la majorité de la chanson. Imaginez Rammstein faire son propre Personal Jesus en balançant à tort et à travers des tambours et autres sons électroniques. Une chose est certaine : les troupes burlesques à travers le monde vont l'aimer.


B****** – Le plus gros riff de l'album jusque-là. Nous parlons d'un riff digne d'une bombe-H qui rivalise avec celui de "Sonne" en terme de brillance. C'est un craquement discordant et sinistre qui va gronder dans des clubs de rock. Till Lindemann a créé son propre mot, et il n'y a pas de moyen d'en épeler la prononciation.


Frühling in Paris - La chanson la plus radicale pour le groupe sur le disque. Une piste acoustique avec des battements de fûts (qui Sonnent comme You're Not Alone d'Olive) et des voix françaises dans le refrain de la chanson. Bien que ça semble aussi fou que peuvent l'être les résidents d'un asile, l'effort est inspiré, et on se retrouve avec une chanson qui figure parmi les plus belles de la carrière du groupe.


Wiener Blut – Une chanson sur l'affaire Joseph Fritzel. Nous pouvons vous dire que c'est la piste la plus lourde de l'album. Lindemann laisse entrevoir au cours d'une intro mélancolique que ça va exploser. Un murmure sinistre willkommen et tout l'enfer s'abat sur le reste de la piste.


Pussy – Allez, devinez de quoi ça parle? Rammstein dans sa meilleure ironie, ouvrant avec les paroles "Trop gros, trop petits, la taille importe peu, après tout" et avec le refrain "Tu as une chatte, j'ai une bite, quel est le problème ? Faisons-le vite". Rammstein fait écho au son et à l'humour d'Amerika, et fait preuve d'auto-dérision.


Liebe Ist für Alle Da – Dans une brume de riffs et de violents coups de caisse claire, Liebe Ist für Alle Da agite comme un train de marchandises. C'est comme du Punk-rock dans la base de sa structure, et la chanson vous enfonce vos dents à travers votre gorge pendant toute sa durée.


Mehr – Une intro électronique qui Sonne comme "Shout" de Tears For Fears et un fond sonore doux, complété par un chant sinistre de Lindemann. Il y a une tournure inattendue du rythme qui conduit à un riff typique de Rammstein, mais alors qu'il commence à paraître familier, il y a une montée en puissance que seul un groupe comme Rammstein peut offrir.


Roter Sand – Rammstein conclut ici avec une piste qui montre les capacités vocales de Till Lindemann, accompagné par une guitare acoustique. L'élément accrocheur de la chanson est un sifflement de Lindemann, et c'est une fin à la construction épique qui termine ce que l'on pourrait qualifier d'album de Rammstein le plus varié à ce jour.




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16 / 20
    Renaud62, Mercredi 11 Avril 2012 parlez-en à vos amis  
Même s'il ne vaut pas les trois premiers albums il dépasse largement Reise Reise et Rosenrot.

Après la claque que je me suis pris le mois dernier à Bercy je me suis dit que j'allais retourner trois ans en arrière pour faire la chronique de "Liebe Ist für Alle Da". Après une tournée triomphale "Reise Reise Tour" et la sortie de Rosenrot, Rammstein est de retour avec cet opus assez attendu pour ma part. Ayant toujours été fan de Rammstein, j'avais été un peu déçu de Reise Reise et énormément déçu par Rosenrot. Je commençais à croire que Rammstein avait dit adieu aux pépites qu'étaient "Herzeleid" et "Sehnsucht"... Cet album s'ouvre sur "Rammlied" et là je fus tout de suite parcouru de frissons ! Rammstein est de retour ! Un titre puissant avec des riffs lourds à la Rammstein des débuts. On enchaine avec un "Ich Tu Dir Weh" qui est un excellent morceau en soi également qui peut rappeler "Mein Teil" même si le tout est beaucoup moins percutant. La première pépite de l'album arrive avec "Waidmanns Heil" véritable morceau taillé pour le live. Bilan de ces premiers titres : Rammstein a compris une chose : Reise Reise et Rosenrot n'est pas ce que les fans attendent. Le petit bémol est qu'il essaient de reprendre la percussion de vieux classiques (Rammstein, Mein Teil et Feuer Frei) sans les égaler. Puis vient "Haifisch" et la je me dis "ils nous re-surprennent comme avant" : un morceau limite tempo années 80 à la Depeche Mode et c'est avec ce titre qu'on sent qu'on est de plein pied dans l'album. La grande réussite de l'album est "B********" un morceau lourd qui aurait parfaitement la place sur un "Herzeleid". Un peu de douceur dans ce monde de brutes avec "Fruhling in Paris" très belle balade et qui peut concurrencer des "Klavier" ou autre "Nebel". C'est peut-être à partir de "Wiener Blut" qu'on repère les limites de l'album. Ce n'est pas un mauvais morceau en soi mais tout de même de moins bonne qualité de composition que les autres titres. "Pussy" est la chanson commerciale de l'album... Même si elle est mieux réussie que "Amerika" : elle reste tout de même une chanson qui va plaire à chaque fan de musique avec un peu de grattes dedans. La fin de l'album n'est pas terrible .. Un "Lifad" banal , un "Megr" barbant et un Ein lied 2 qu'ils ont appelés "Roter Sand"

16/20 pour ma part : Rammstein est de retour ! Même s'il ne vaut pas les trois premiers albums il dépasse largement Reise Reise et Rosenrot.




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