PORTAIL : SPIRIT OF METAL | SPIRIT OF ROCK
login :
Inscription   Pass perdu ?   
 
Liste: # A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
  
Liste par genre  
Liste des groupes Metal Industriel Rammstein Liebe Ist Für Alle Da
CD paru le 16 Octobre 2009 - Universal Music Group
Rammstein : Liebe Ist Für Alle Da, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 16/20
Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Rammlied
2. Ich Tu Dir Weh
3. Waidmanns Heil
4. Haifisch
5. B****** (Bückstabü)
6. Frühling in Paris
7. Wiener Blut
8. Pussy
9. Liebe Ist Für Alle Da
10. Mehr
11. Roter Sand

Bonustracks
12. Führe Mich
13. Donaukinder
14. Halt
15. Roter Sand (Orchester Version)
16. Liese

modifier l'album  imprimer cet article
possédé par 117 membres Album suivant
ajouter une chronique Album précédent
NEUF
Chronique
16 / 20
    Kovalsky51, le Samedi 17 Octobre 2009 parlez-en à vos amis  
Rammstein fait partie de ces groupes dont la notoriété dépasse les sphères du Metal. Il est rare que quelqu’un vous dise qu’il n’a jamais entendu parler du groupe teuton. Car Rammstein c’est un rouleau compresseur, une machine de guerre, une mécanique bien huilée qui se paye le luxe de défrayer la chronique à coups de provocations et de polémiques pas toujours justifiées. Lancez le nom du groupe en soirée tout le monde aura son opinion dessus, il est rare qu’un groupe officiant dans un registre aussi particulier réussisse la prouesse de se faire un nom hors de son univers musical. Et rien qu’en cela la sortie d’un nouvel album des berlinois cinglés constitue un événement majeur de l’actualité musicale. Et à coup sur un sujet de débats passionnés entre fans qui vont défendre corps et âme leur opinion sur la bête. Et je dois avouer que si à l’écoute des morceaux qui trainaient sur le net depuis un bon moment je m’apprêtais à tailler un costard au groupe, l’écoute de ce Liebe Is Für Alle Da à radouci ma verve à leur égard. Ici Rammstein renoue avec ce que j’aimais chez eux, un Indus froid violent et clinique. A mon humble avis cet album est le meilleur des pyromanes depuis Mutter. Et pourtant ce n’est pas faute de comporter des défauts qui énervent par moments. Mais voila certains morceaux sont tellement jouissifs que la galette risque fort de tourner un bon moment dans ma chaine.

Si je partais avec autant d’à-prioris sur cet album c’est tout simplement que l’écoute de Pussy m’avait laissé un arrière gout amer dans la bouche. Certes cette chanson est très bonne mais à mon humble avis elle tenait plus d’un Dépèche Mode agacé que d’un V2 dont le groupe à le secret. Mais voila le cd inséré dans la chaine l’intro de Rammlied sombre avec ses relents symphoniques m’a ramené quelques années en arrière le jour ou un album a la pochette hideuse à failli faire péter mes enceintes. Cet album nommé Mutter qui reste à mes yeux la plus grande œuvre des teutons. Et sans prévenir un riff venu tout droit des débuts du groupe sort des enceintes. Froid clinique, agressif, bref le pur Rammstein que j’aime. Celui qui réussi avec un riff pas forcément très fouillé à faire sauter partout. Celui dont la rythmique implacable vous fracasse la nuque en quelques minutes. Celui qui arrive sans qu’on ne comprenne pourquoi à vous faire ressentir des émotions diverses avec une musique aussi froide qu’un nouveau né sortant du congélateur. Bref je me suis surpris à reprendre très rapidement des refrains qu’on a entendu deux fois, le tout dans un allemand ressemblant vaguement aux gargarismes d’un orc mal réveillé.

Bref 3 chansons de suite qui sont surpuissantes froides glauques et d’une efficacité machiavélique. Puis sans prévenir débaroulle un morceau électro calme dont la présence ici semble complètement décalée. Vindiou Rammstein se remet à surprendre l’auditeur. Enfin on retrouve cette folie qui rendait les compositions des allemands si redoutables. Le morceau et certes plus que moyen mais a le mérite de vous couper en pleine séance d’headbanguing. C’est d’ailleurs bien là le défaut le plus pénible de cet album, a savoir ces quelques morceaux plus calmes qui à mon sens cassent un peu l’effet rouleau compresseur de la galette. Pas mauvais en soi ces morceaux sont pour moi inférieurs à ceux ou les pyromanes décident d’envoyer la sauce. D’ailleurs les chansons les plus violentes atteignent dans leurs apogées certaines parties surclassant nombre des bombes cultes du combo. Till se met à quelques moments à brailler comme jamais je ne l’avais entendu (B*******). Sa voix surpuissante est ici un instrument à part entière dans le chaos ambiant. Bref on est souvent surpris par des morceaux aux structures moins convenues que sur leurs deux précédentes livraisons. Alliant violence, mélodie, groove dantesque et parties électro Rammstein vise dans 80%des cas juste et nous redonne l’envie de relancer une chanson une fois cette dernière terminée. D’autre part la prépondérance d’un électro très Depechemodien offre une évolution à la musique du groupe, qui par ce biais se fait plus abordable aux oreilles des non habitués au son du groupe, comprenez par là les gens qui ne supportent pas les gros riffs bien énervés (Pussy, Haifish, Liebe Ist Fur Alle Da)… PerSonnellement ils sont loin de me convenir mais ont le mérite de fort bien s’écouter et d’un peu détendre l’atmosphère générale de l'album.

Le chant répond à armes égales avec une section rythmique martiale puissante et dévastatrice. La batterie carrée et entêtante sachant se faire un peu oublier pour laisser place à des riffs de gratte plus mélodiques. Une basse ronflante très métalique absolument dantesque (d’autant plus pour moi qui adore la basse…). Les grattes envoient des riffs entêtants et surpuissants, pour mieux se faire mélodiques à des moments toujours bien sentis. Il y a aussi ces passages géniaux en semi acoustique dont seul Rammstein a le secret. Le chant est tout simplement énorme, la voix grave reconnaissable entre 1000 de Till Lindemann fait des merveilles. Il va sans dire que ce grand malade laisse libre cours à ses délires le plus incongrus. Il suffit de l’entendre balancer un « non rien de rien, non je ne regrette rien » en plein milieu du Früling In Paris pour se dire que le gazier n’a rien perdu de son humour débile. Les parties électroniques sont très bien balancées, toujours dans le bon ton elle donnent une consistance supplémentaire aux compos; d’ailleurs ces dernières apportent la folie de certaines compositions. Et le son parlons en du son, il est tout simplement titanesque et puissant. Une production parfaitement équilibrée entre le gras et le cristallin qui sied fort bien à la musique de Rammstein.

Bref au final à mes yeux cet album est une réussite entachée par quelques défauts, (comprenez les morceaux les plus électro) mais il s’avère largement supérieur à Rosenrot. Un avis qui je pense ne sera pas partagé par tout le monde, mais dans mon cas il me convient très bien et devrait de ce fait se faire une bonne place dans les albums qui vont tourner longtemps dans ma chaine. Rammstein nous sort ici un album bien branlé, accrocheur et qui à le mérite de renouer avec la musique froide qui les a fait connaître. Il s’avère bien plus riche en moments anthologiques et dégénérés que ses deux prédécesseurs qui à mes yeux étaient en demi teinte. A mon humble avis il a largement sa place dans votre discothèque et les fans peuvent se jeter dessus ils devraient y trouver leur compte. Sur ce je vous laisse avec le clip le plus poétique du moment même la chanson n'est pas représentative de l'album qui se révèle bien plus puissant que je le pensais, lors de l'écoute de ce single. et comme mot de la fin une seule chose à dire Tschüss...


Bookmark and Share


43 commentaires

Warning: extract() [function.extract]: First argument should be an array in /home/www/ccdd4bf766699617a14fe4d879df8ce0/web/class/f_video.php on line 143

Warning: fopen() [function.fopen]: Filename cannot be empty in /home/www/ccdd4bf766699617a14fe4d879df8ce0/web/class/f_video.php on line 109

Chronique
16 / 20
    Ebrithil, le Lundi 02 Novembre 2009 parlez-en à vos amis  
Rammstein fait partie de ces quelques groupes à avoir dépassé le statut de "simple formation metal". En effet, à l'instar de Marilyn Manson, Slipknot, KoRn ou encore Metallica, les Allemands sont devenus en quelque sorte la "vitrine" du style musical. Bien souvent, quand vous parlez metal, une perSonne sur deux vous dira "Rammstein", ce qui en agacera évidemment plus d'un...

Reste que cette exposition médiatique a donné à Rammstein une étiquette particulière, autour de laquelle le groupe a brodé son image parfois provoc' (textes, clips), parfois grand spectacle (rares sont les groupes à utiliser avec autant de brio la pyrotechnique dans leurs shows), parfois martiale... tout en maintenant une aura de respect de la part de nombreux fans de metal pourtant réputés pour leur intransigeance. En effet, rarement Rammstein a été conspué, rejeté, méprisé, car en plus d'une "image", le groupe a souvent offert une bonne musique indus/electro, fort influencée par Oomph! ou Ministry, qui nous a valu quelques albums forts bien ficelés (les cultes Mutter et Reise Reise) et quelques titres inoubliables.

En 2005 cependant, et après une carrière jusque là exemplaire (de mon point de vue du moins, bien sûr), Rammstein commet ce qui sera considéré comme son premier "grand" faux pas : Rosenrot. Un album tour à tour plus mélodique, plus simpliste, plus mainstream, moins inspiré, malgré quelques légers éclairs de génie par ci par là. Le fait que l'album était composé de chutes studio du très bon Reise Reise aida à ce manque flagrant d'inspiration, bien évidemment...

Après 4 ans de pause, de déclarations, de rumeurs et d'épisodes d'une saga que je ne rappellerai pas dans ces lignes, le collectif allemand revient avec Liebe Ist Fur Alle Da, accompagné d'un single provocateur au clip pornographique qui m'a obligé à fréquenter des sites peu recommandables pour le visualiser !

Et si certains craignaient que le groupe, en mettant la dose sur le côté provoc, en oublie la musique, qu'ils se rassurent, car dès les premières notes de Rammlied, on est rassurés : Rammstein reste Rammstein, comme ils le clament dans ce titre d'ouverture fracassant au riff typique porté par un excellent chant d'un Till Lindemann jamais aussi convaincant que sur cet album. Seul bémol, un break dispensable, écart que commettra également le titre Pussy...

Rammstein, comme dit plus haut, reste donc le mur de son industriel (et irrémédiablement allemand...) qu'il a toujours été, avec des titres qui envoient le bois comme rarement auparavant (ce B******** où Till hurle comme jamais, à part peut-être sur Stein Um Stein ; Weidmanns Heil et son rythme effréné appelant au massacre d'une pauvre Kreattur, qui comme le meugle si bien le subtil vocaliste, "muss STERBEEEN" , ou encore l'éponyme Liebe ist Fur Alle Da, l'un des meilleurs de l'album, simple et direct, futur classique, au chant possédé du meilleur acabit). Comme vous pouvez le voir, je mets fortement l'accent sur le chant ; et force est de constater que c'est là l'un des éléments caractéristiques de Rammstein et que jamais il n'a été aussi bon.

Mais limiter l'album à Lindemann le bûcheron serait réducteur, tant les mélodies ont leur importance et donnent quelques chansons faisant office d'intelligentes respirations (Haifisch, sorte de Depeche Mode germanique, ou encore le très réussi Fruhling in Paris où Till rend hommage à Edith Piaf d'une fort belle manière).

De plus, les ambiances ont encore une fois leur importance, et LE titre qui viendra nous rappeler que Rammstein sait se faire aussi glauque qu'un groupe de black dépressif, c'est Wiener Blut. Wiener Blut et ses chuchotements hallucinés, son riff saccadé et son hurlement terrifiant au moment du refrain ; Wiener Blut et ses pleurs de femme en fond sonore, qui vous donne envie à la fois de monter le son... et de le baisser. Franche réussite, du niveau d'un Mein Teil, en encore plus sordide !

Rammstein signe donc là l'un de ses meilleurs albums, dont le tableau est juste assombri par un dispensable Mehr (pas mauvais toutefois). Un retour après une longue période d'incertitude qui fera plaisir aux amateurs du son indus "à l'allemande". Belle renaissance pour un phénix qui n'a pas fini de faire du bruit.

Bookmark and Share


1 commentaire
Mini-Chronique
    Porcane, le Lundi 19 Octobre 2009 parlez-en à vos amis  
Il est très difficile de donner un avis complet sur cet album.
C'est un bon album, il s'écoute très facilement... sur ce point pas de soucis.
Par contre, on est très loin de ce que le groupe a déjà réalisé.
Adieu Herzeleid, adieu Sehnsucht...
Parfois, on peut retrouver un hommage à Mutter... certes...

Cet album a été réalisé en Californie...
Est-ce pour cette raison que j'ai d'abord entendu le même son et le même type de riff que Dream Theater (en poussant un peu) puis d'un mélange de Dream Theater et de Metallica, puis du Marilyn Manson, puis du Pantera, puis du Muse, on arrive à "Pussy" très teinté de pop... (noté que seul Muse n'est pas américain...). Où est Rammstein ?

Lorsque Reise, Reise puis Rosenrot sont sortis, on sentait encore une influence des premiers albums, ceux qui ont fait connaître au grand public un groupe Allemand qui faisait exception (ou presque, le style étant déjà connu...).

Cet album qui est propre, beau, agréable,... qui me ravit certes le premier, est vraiment loin de ce qu'on aurait pu attendre d'un album de Rammstein...
Où est cette batterie reconnaissable : pas forcément de double pédale mais un rythme soutenue du trio grosse caisse, caisse claire, charley... ?
Où sont les riffs qui s'exécutaient aux rythmes de ladite batterie ?
Où est le clavier qui ponctuait les guitares acérées ?

Je suis un peu nostalgique de la sortie de Mutter... peut être que l'album confirmera l'affection des fans arrivés avec Reise, Reise ou Rosenrot ou encore avant... il en ramènera de nouveau, notamment grâce au clip provocateur de Pussy... il ne va pas convaincre les fans des deux premiers albums.

Bookmark and Share


2 commentaires
Spirit of Metal Webzine © 2003-2009 ‘Think different, think metal.’ Contact - Plan du site - Liens