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Liste des groupes Heavy Progressif Queensryche Promised Land
CD paru en 1994 - EMI Records
Queensryche : Promised Land, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 15/20
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Tracklist
1. 9:28 a.m.
2. I Am I
3. Damaged
4. Out of Mind
5. Bridge
6. Promised Land
7. Disconnected
8. Lady Jane
9. My Global Mind
10. One More Time
11. Someone Else ?

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NEUF
Chronique
14 / 20
    Durango, le Mardi 08 Juillet 2008 parlez-en à vos amis  
Autant le dire d'emblée, ne vous attendez pas un son traditionnel de Queensrÿche sur cet album.

Ils (sans perdre toutefois leur griffe reconnaissable entre cent) nous gratifient là d'un album suprenant. Musicalement, le son a évolué, lorgnant sur l'expérimental et c'est un choix que l'on se doit de respecter, puisque chaque groupe/artiste à le droit inaliénable à la liberté créatrice. Et ce n'est pour moi, pas spécialement, une trahison envers les fans que de faire varier sa musique. Contrairement à ce que l'on dit souvent, je ne pense pas qu'un groupe soit réellement redevable envers ses fans. Après tout, lorsque que nous achetons un CD ou allons à un concert, c'est pour nous même (et pas pour faire plaisir au groupe). Nous y allons parce qu'on aime le groupe, pas juste pour leur donner de l'argent.

C'était l'avertissement à faire d'entrée de jeu. Je n'en avait aucunement conscience quand j'ai acheté l'album, et j'ai été surpris. Malheureusement pour moi, assez désagréablement surpris !

Il faut aussi savoir que nous nous approchons avec ce second concept-album dans ce que les fans appellent la "période noire" du groupe. Dernier gros succès comercial avant "Hear in the Now Frontier" et "Q2k" qui seront, eux, des semi-échec et sont encore les deux galette les plus mésestimée du quintet. Le succès n'ira, dans cette période, pas en grandissant, malheureusement pour eux.

Toute fois, cet album révèle aussi heureusement quelques bonnes surprise, et nous allons les passer en revue.

La première plage est introductive : elle ne comporte même aucune parole narrative, et excepté son rôle de mise en bouche pour ambiance, elle n'a aucun intérêt.
Elle est suivie de "I Am I", qui rentre dans le vif du sujet. Au tempo assez lent, un son assez sombre et plus "saturé" qu'à l'habitude… dès cette chanson, on peut remarquer le changement de ton général du groupe.
"Damaged" est un peu plus classique, mais toujours avec une touche plus pesante. Une ligne vocale remarquable de Tate, alternant du chant plus plaintif au chant clair et haut perché.
"Out Of Mind" crée une rupture et nous offre de par son break acoustique une bouffée d'air entre les riff lourds et pesant des morceaux précédents.
Ballade mélancolique mi-acoustique/ mi-électrique, au ton toutefois assez sombre, elle est suivie par une seconde ballade, totalement acoustique et plus aérée : "Bridge". Nous n'iront pas jusqu'a dire qu'elle est joyeuse, puisqu'elle parle de la relation problématique entre DeGarmo (encore guitariste du groupe à l'époque) et son père. Les refrains sont emplis de de tristesse, mais cela en fait une très belle chansons, très poignante.

Et le groupe nous refait plonger dans le lourd et profond avec "Promised Land" : titre phare de près de 8 minute, clairement axé plus progressif que le reste des titres de l'album. Queensrÿche semble faire des expérimentation sur ce titre, rajoutant par-ci par-là d'étonnantes sonorité, notamment des touches intéressante de saxophone (jouées par Tate Himself). Des voix en arrière plan rendent une impression de confusion, et ce titre mérite plusieurs écoutes avant de pouvoir l'apprécier.
S'en suit "Disconnected". Là, on entre clairement dans l'expérimental. Morceau le plus étrange de l'album, voix mécanisée en refrain (un peu comme sur NM 156 mais en moins harmonieuse), et ambiance étrange. On a l'impression que le groupe avait un besoin viscéral de pondre cette chanson, mais elle n'est, pour moi en tout cas, pas vraiment agréable d'écoute. Peu harmonieuse et mélodique (ni dynamique, ni douce), je la passerais volontiers à chaque écoute de l'album.

Par contre, nous arrivons à "Lady Jane", qui est probablement la meilleure chanson de l'album, et un des meilleurs titre de Queensrÿche en général. Tout simplement magnifique, introduite au piano et débouchant sur des riffs assez lourd, cette semi power-ballad justifie presque à elle seule l'achat de l'album. Les mots ne suffisent pas à décrire une aussi bonne chanson, avec un côté à la fois grandiose mais proche, c'est un bonheur renouvelé à chaque écoute.
"My global Mind" n'a rien de vraiment marquant et c'est une chansons somme toute ordinaire, suivie toutefois du bon "One More Time", avec son mélange de riff électrique et de fond acoustique, le tout porté par une très bonne ligne de chant et un refrain très inspiré (en outre les solos sont splendides, en tout cas, assez pour le souligner).
L'album se clôture en toute beauté sur l'excellentissime et splendide "Someone Else" qui prouve non seulement que la seconde moitié de l'album regorge de bons titres, mais surtout que Queensrÿche est décidément aussi à l'aise dans les chansons directes et incisives que dans titres plus doux, comme le prouve cette magnifique ballade au piano, avec un Tate très très bon (comme toujours) !

En conclusion, arrivé au bout de cet album, je l'ai d'abords mis quelques peu de côté avant de me rendre compte qu'après plusieurs écoutes, il possédait de bons côtés. Malheureusement, sans être mauvais (détrompez-vous), son ambiance plus expérimentale (et assez spéciale) le rend assez dur à digérer, et quelques titres sans intérêt en font pour moi un album qui ne se hisse pas parmi mes préféré du groupe, loin de là.

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