The Inherited Repression

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Nom du groupe Psycroptic
Nom de l'album The Inherited Repression
Type Album
Date de parution 10 Fevrier 2012
Labels Nuclear Blast
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album63

Tracklist

1. Carriers of the Plague
2. Forward to Submission
3. Euphorinasia
4. The Throne of Kings
5. Unmasking the Traitors
6. Become the Cult
7. From Scribe to Ashes
8. Deprivation
9. The Sleepers Have Awoken

Chronique @ horus62

22 Mars 2012

La personnalité indéfectible des tasmaniens face à l'irrégularité de tenir l'auditeur subjugué.

Après une tournée éreintante de plus de 3 ans dans le monde entier marqué par le live "Initiation", Psycroptic réitère sa performance en accouchant d’un cinquième opus nommé "The Inherited Repression" sous le label Nuclear Blast succédant à "Ob(servant)" datant de 2008. Une signature marquée par une meilleure promotion du groupe mais aussi par un léger tournant hardcore qui rebute les fans de la première heure. Il y a de quoi faire face aux concurrents désarmantes de la même maison de production, Decrepit Birth, Arsis, Fleshgod Apocalypse, Origin ou Decapitated, qui ont tous sorti un album ces deux dernières années, les australiens se doivent de confirmer d'être une valeur essentielle du Death Technique et de contenir l’une des trajectoires les plus intéressantes du genre aux côtés de Gorguts ou Necrophagist.

Avec un line-up solide et fidèle depuis bon nombres d’années, c’est avec une expérience exemplaire dans le domaine que Joe Haley, guitariste et co-fondateur s’approprie le rôle d’ingénieur du son au Red Planet Studio situé sur leurs terres natales. L’artwork austère de Colin Marks connu pour ses illustrations de "This Is Exile", "Strychnine.213" ou "Entity", marque une transition à ce que nos quatuors ont l’habitude de nous proposer. La noirceur de l’imagerie est pour une fois retranscrite par une couverture grisâtre à l’habitude de son créateur, un homme masqué prisonnier de son arrière-plan austère représentant la peste. Une contamination visuelle qui va s’étendre jusqu’à l’auditeur une fois la découverte de l’album.

Psycroptic propose toujours sa technique désarmante, les ambiances subtiles abritées sur "Ob(Servant)", font de nouveau leurs apparitions cette fois-ci en acoustique. Une suite logique qui annonce les mêmes qualités et les mêmes défauts que son prédécesseur : la personnalité indéfectible des tasmaniens face à l'irrégularité de tenir l'auditeur subjugué. Le chant peu abordable à la première écoute de Jason Peppiat si peu formaliste devient moins original et se veut disposer à retomber dans le silence pour permettre l'extension des segments instrumentaux propres aux australiens. Même si la prestation globale est plus digeste qu’auparavant par une technicité moins poussive, on reste admirateur face au nombre de plans démentiels sur « Kings Of Throne », les riffs ravageurs de « Deprivation » ou la complexité remarquable de « The Sleppers Have Awoken » démontrent que les frères Haley n'ont rien perdu de leurs ingéniosité.

Malgré ses défauts bien flagrants comme quelques titres mineurs, une trop forte homogénéité dans le chant ou une basse proposant un manque de relief probant, on redécouvre une nouvelle fois Psycroptic dans toute sa splendeur avec "Euphorinasia", cette ambiance acoustique si particulière sur son introduction avant d'achever l'auditeur avec un combo de riffs inconstant à souhait, meurtrier de bout-en-bout, mené par une structure étirée, l’intensité est délicieusement soutenue grâce au dynamitage maîtrisé de David Haley. L’album devient par conséquent vite contrasté par des morceaux de haute volée et des propositions beaucoup moins percutantes comme « Become the Cult » ou « From Scribes To Ashes », de la technique pour malheureusement pas grand-chose.

Malgré de bonnes intentions pour un style toujours aussi indubitable, Psycroptic ne fait qu'augmenter sa discographie en revernissant seulement son blason. La technicité moins intense que sur le remarquable « The Scepter Of The Ancient » reste présente, parfois mal texturée sur certains morceaux, ce qui vaut quelques égarements intentionnels. A défaut de suivre volontairement les pas de Ob(Servant), l’album se vaut tout aussi divertissant, irrémédiablement ramené à la brutalité binaire de son prédécesseur mais pas de quoi le surclasser. Psycroptic reste donc fidèle à son style poursuivant sans encombre sa tournée mondiale au côté d’Origin, un fidèle compatriote américain, à travers l’Europe en ce début d’année 2012.

14 Commentaires

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Karaladh - 27 Mars 2012: Ah, mais je possède déjà tous les Psycroptic. Et celui-ci est mon préféré depuis longtemps. Je trouve au contraire que le groupe réussit à conserver son identité tout en aérant son style, avec des compos plus directes et des riffs plus accrocheurs. J'arrive bien à reconnaître la patte Psycroptic tout de même.
DeCRePiTBiRTH - 28 Mars 2012: Bizarre, car moi, non. Hormis quelques riffs, comme je l'ai dit plus haut. Il est vrai que son riffing est reconnaissable entre mille, que le jeu de Dave est lui aussi, très reconnaissable, mais pour les structures de compos, la brutalité, la technicité, etc, on est loin du grand Psycroptic des années 2000 :/
Karaladh - 29 Mars 2012: Je crains bien que nous ayons le même constat musical, mais que nos appréciations respectives de ce dit constat soient divergentes. Rien à faire dans ce cas là.
DeCRePiTBiRTH - 29 Mars 2012: Exactement. En même temps, cela ne m'étonne pas, étant donné que j'ai la perfection des goûts et par conséquent, moi seul peut savoir ce qui est bon, ou non. (Aha.)
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