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| Aout 1989 - Atom H Records |

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1. Capitascism 2. Sliced, Hacked and Grinded 3. Nothing Has Changed 4. The Most Repugnant Antagonist of Life 5. Quasimodo 6. Urm the Mad 7. Decadence 8. Atrocities 9. Molotow Cocktail
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| Chronique |
 14 / 20 |
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L’Œuvre majeure de Protector est sans aucun doute l’impitoyable « A Shedding of Skin » sorti en 1991. Mais ce groupe allemand formé en 1986 et injustement méconnu s’est auparavant fait les dents sur une pléiade de démos et de EP, les musiciens sortant "Golem", leur premier album, en 1988...
Ce n’est toutefois qu’avec leur deuxième album, « Urm the Mad » (1989), que le groupe trouve ses marques en proposant en quelque sorte un brouillon sulfureux de ce que sera leur point d’orgue, « A Shedding of Skin ». Protector nous balance un thrash aux forts relents de death metal, le tout servi par une production très crue, bien qu’assez propre, mais très éloignée tout de même des standards actuels. L’ambiance est sombre, les rythmiques agressives au possible, les musiciens (le guitariste Hendrik Bache évoluant aujourd’hui avec Dew Scented) savent incontestablement dans quelle direction aller et n’offrent aucun répit. Il n’est pas question de soli mélodiques ou d’influences heavy, les compos sans compromis misent avant tout sur le chant écorché de Martin Missy (remplacé par la suite par le plus efficace Olivier Wiebel), sur des riffs tranchants et sur les accélérations furibardes de Michael Hass (mort d’une overdose en 1994).
Toutefois, cet album n’est pas parfait car il présente encore quelques faiblesses. Bien que parfaitement exécutées, les compos tombent souvent dans la facilité d’un bourrinage sans finesse, ce qui donne un certain parfum d’immaturité à ce disque. De plus, les riffs sont souvent très simplistes et ont pris un sérieux coup de vieux, les soli ne brillant pas non plus par leur efficacité. Mais quelques titres préfigurent déjà du massacre à venir sur l'album suivant, que se soit dans un registre radical ("Capitascism", "Urm the Mad") ou dans un registre plus tempéré ("The Most Repugant…", "Decadence"). Le lourd morceau "Nothing Has Changed" est quant à lui un avant-goût de "Tantalus", énormissime titre à venir de « A Shedding of Skin ».
Bien qu’imparfait, « Urm the Mad » reste un album sincère, à la personnalité palpable, témoignage virulent d’une époque où le thrash et le death commençait à peine à copuler. Cette union embryonnaire et brutale entre les deux styles possède son charme et ce style de métal inimitable mérite assurément que l’on y prête une oreille…
2 commentaires |
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