Tales from the Punchbowl

Liste des groupes Fusion Primus Tales from the Punchbowl
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Nom du groupe Primus
Nom de l'album Tales from the Punchbowl
Type Album
Date de parution 23 Mai 1995
Style MusicalFusion
Membres possèdant cet album67

Tracklist

1. Professor Nuttbutter's House of Treats
2. Mrs. Blaileen
3. Wynona's Big Brown Beaver
4. Southbound Pachyderm
5. Space Farm
6. Year of the Parrot
7. Hellbound 17 1/2 (Theme From)
8. Glass Sandwich
9. Del Davis Tree Farm
10. De Anza Jig
11. On the Tweek Again
12. Over the Electric Grapevine
13. Captain Shiner

Chronique @ Hellboy27

01 Septembre 2008
Deux ans après s’être délectés du soda à base de porc, on s’apprêtait à recevoir la nouvelle baffe de primus tel un punching-ball.

Evidemment, les ingrédients de leur musique se retrouvent encore et toujours, mais il n’en demeure pas moins qu’aucun album ne ressemble à un autre.

L’album s’ouvre sur une ambiance festive, mais très vite cette fête de l’Independance Day est coupée par un rythme balancier infernal sorti de la basse de Les Claypool.
Les paroles nous content comme d’habitude un grand n’importe quoi ; il faut dire que le titre de ce premier morceau ne peut que faire sourire, en français « la maison des sorts du professeur beurre-de-cacahuète ».

C’est vraiment du bon Primus, car c’est toujours la recherche du thème le plus stupide, le plus décalé. Cela peut paraitre agaçant de ne toujours que composer des chansons stupides, mais après tout cela reste une musique comme une autre. Parfois j’aime bien me taper la tête contre un mur en écoutant du grind, mais parfois j’aime aussi écouter du moins sérieux et régresser intellectuellement le temps d’un album de primus. C’est clownesque, on dirait du Walt Disney avarié, et pourtant on aime.

Ce que j’ai pu caractériser dans la première chanson se retrouvera dans quasiment toutes les chansons de l’album. L’évolution qu’on peut noter cependant par rapport à Pork Soda est que cette fois le son très rock, obtenu par la basse de Les et la guitare de Larry Lalonde est plus présent. Et spécialement on constatera une diminution des silences des pauses qui intervenaient jadis au milieu des chansons. Ici, le tempo, le rythme ne cessent quasiment jamais.

Wynona’s Big Brown Beaver (comprenez : le gros castor brun de Wynona) est vraiment un classique du genre, soit un morceau abouti, très entrainant, très humoristique (pour Wynona Ryder à qui il est fait référence peut-être moins). La rythmique est démentielle, grace encore une fois à une basse sonnant volontairement quelques tons en dessous, voire accordée dans un style peu académique.

Southbound Pachyderm qui donnera l’année suivante son nom a une compilation est aussi un morceau plaçant la barre très haut. Un vrai tube très progressif qui commence par une intro à la basse nous conditionnant dans un tempo rapide, avant qu’une guitare énervée ne fasse son entrée. Une belle mélodie en sort, avec quelques beaux arpèges de guitare. Le chant de Les s’accélère et vers la fin de la chanson, c’est la fête, çà éclate de partout, la guitare stridente qui part en solo, le batteur Tim Alexander qui dépoussière toute sa batterie, etc…

Space Farm nous sert d’interlude sur fond justement de ferme spatiale. Des bruitages futuristes, des mugissements de vaches, quelques miaulements puis des cris de porc, bref un ensemble résolument crade et dérangeant pour ce morceau nous rappelant un certain Pork Soda.

Après cette inquiétante ballade zoologiste, on passe à un assez bon Year Of The Parrot, que je trouve cependant inférieur à des morceaux comme Southbound Pachyderm, car le faux rythme ambiant ne donne pas toute la valeur à l’ensemble instrumental ; d’ailleurs on a bien du mal à deviner une mélodie.

Le très rock festif bon enfant de Hellbound 17 ½ arrive pour nous distraire tel des enfants devant un spectacle de marionnette, avant que le très strict et très carré Glass Sandwich ne vienne nous replonger dans une ambiance mentalement dégénérative.
C’est le mot, car dans ce morceau très lancinant, mais très réussi je rassure, Les Claypool nous inquiète par sa petite voix, suivi en aparté par une guitare alarmiste dans les aigus.
Ce morceau reste énigmatique dans l’album. On se pose toujours des questions après chaque écoute : Ces gens sont-ils normaux ? Suis-je normal si j’aime çà ?

Bref, au revoir docteur Freud, et arrivons au magnifique Del Davis Tree Farm, avec cette basse très aigue, très métallique et très énergique qui rythme le morceau et la mélodie est vraiment attachante, assurément.

La country guignolesque de primus que l’on connait depuis Sailing the Seas of Cheese, ou encore dans Pork Soda (Pork Chop’s Little Ditty) fait ensuite son retour dans cette belle ballade qu’est De Anza Jig.

On The Tweek Again n’est hélàs pas le morceau le plus abouti de l’album, et musicalement, cela consiste en presque rien, avec une basse trop timide, une voix ennuyeuse pour le coup, et ce malgré un petit éveil de la guitare vers la fin.

Bref on en vient à un morceau ordinaire sans grande fantaaisie, à savoir Over the Electric Grapevine. J’en profite aussi pour tuer une rumeur persistante selon laquelle cette chanson aurait un rapport avec l’un des tubes de Creedence Clearwater Revival (à découvrir si vous ne connaissiez pas encore par tout malheur) nommé I Heard Through The Grapevine.
Non, il n’y avait pas d’hommage quelconque dans la musique de Primus.

L’album se termine en roue libre avec Captain’ Shiner, où les trois gars se sont contentés de resservir dans une version plus courte le morceau De Anza Jig, sans chant cette fois, et agrémenté de quelques bruitages quelconques.

Malgré ces deux accrocs pour finir l’album, Tales From Punch-bowl est un bon cru de l’année 1995, certes pas supérieur au génial « Sailling The Seas Of Cheese », mais qui recèle de bonnes choses, à l’instar de Pork Soda, ou même le controversé Antipop (à suivre …).

1 Commentaire

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joueviteetfort - 12 Août 2017: J'avais acheté le CD à l'époque suite au génial clip de Wynona's Big Brown Beaver que j'avais vu sur je ne sais plus quelle chaine musicale . Franchement ça vieillit plutôt bien & puis l'avantage de Primus c'est que faisant une musique tellement hors-norme , on a toujours l'impression d'écouter l'album pour la 1ère fois .
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