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Liste des groupes Heavy Speed Pretty Maids Spooked
CD paru en1997 - Massacre Records
Pretty Maids : Spooked, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 16/20
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Tracklist
1. Intro/Resurrection
2. Freakshow
3. Dead or Alive
4. Die with Your Dreams
5. Fly Me Out
6. Live until It Hurts
7. Spooked
8. Twisted
9. If It Can't Be Love
10. Never too Late
11. Your Mind Is Where the Money Is
12. Hard Luck Woman
13. The One that Should Not Be

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NEUF
Chronique
11 / 20
    dark_omens, le Vendredi 06 Fevrier 2009 parlez-en à vos amis  
Premier véritable album d’une relative sérénité retrouvé, Pretty Maids nous offre avec ce Spooked une bonne synthèse des défauts et des qualités de la musique qu’il nous propose depuis le début des années quatre-vingt dix. Défendant les intentions d’un Heavy mélodique qu’il aime épisodiquement véloce, le groupe oscille entre deux aspirations distinct qu’il peine à unir de manière cohérente et qu’il n’a, au fond, su transcender qu’une seule fois au cours de sa déjà longue carrière avec un excellent Future World ou il su allier formidablement les harmonies de ses influences Hard Rock directement issues des années soixante-dix ainsi que celle plus traditionnelle de son héritage descendant directement de la NWOBHM à des sonorités modernes et contemporaines et à des rythmes rapides parfois. Les aléas normaux de la vie artistiques ont donc conduis le groupe vers bien plus d’échecs que de succès triomphales.

Décidé à revenir à plus de simplicité, le groupe a composé une œuvre au style épurés ou il nous offre, pour le meilleur, des titres puissant et nerveux qui démarre d’emblée après une courte introduction (ironiquement ?) intitulé Resurrection par un excellent Freakshow au couplet mélodique et aux refrains rageurs dans un mélange dont Pretty Maids a le secret. S’ensuit un Dead Or Alive bâtis sur les mêmes structures, dans le même tempo qui nous donne le sentiment d’être le même titre que Freakshow, une sensation heureusement qui s’estompe lorsque nos esprit s’emplissent des premières notes du riff de Die with your Dreams qui, avec, son rythme plus lourd et lent est une respiration, déjà, salutaire après seulement deux morceaux (si l’on excepte l’intro). On repart alors sur le prompt Fly me Out. Un très bon morceau dans le style le plus caractéristique du groupe. Des couplets harmonieux, des refrains hargneux et entêtant, suffisamment pour ne pas faire ressurgir l’oppressante sensation de linéarité. Arrivé à ce stade nous voilà déjà avec cinq morceaux dont deux, Freakshow et Fly me Out très bons, une intro, et deux qui sans génie, ni réelle innovation, nous laissent sur de relatives bonnes impressions. Pourtant l’irrégularité et l’incapacité chronique de Pretty Maids à se positionner distinctement au niveau de sa musique dans une des différentes voies qui l’inspire, et cette attitude de s’inspirer trop peu, ou trop rarement des époques qu’il traverse, sont ces qualités principales et inaltérables. Ainsi avec le trop mélodique Live Until it Hurts qui, du moins en a-t-on l’intuition, pourrait être tout droit sortis des années quatre-vingt avec ces lignes de synthé, et ces refrains dignes du Van Halen de l’époque, la bande à Ronnie Atkins fait un premier faux-pas. Si le morceau aurait sans aucun doute trouvé sa place autrefois, en un temps ou, ironie du sort, Pretty Maids faisait, quant à lui, des titres assurément plus Heavy que celui-ci aujourd’hui, il n’a plus maintenant que les relents désuets d’une déception certaine. Paradoxalement alors que le groupe avait fait preuve sur ce disque d’une presque trop grande cohérence jusqu’à présent, voilà qu’ il nous propose un titre atypique, anachronique et insipide. D’autant que la déstabilisation n’en est qu’a sa genèse, en effet, avec un Spooked, au demeurant sublime, on revient à des refrains aux riffs groovy et modernes qui avaient trouvés leurs place sur l’album fameux qu’était Scream mais qui, j’avais omis de le préciser, sont totalement absent ici. Quoiqu’il en soit le titre a suffisamment de qualités pour être apprécier à sa juste valeur. Après cette étrange embardé, Pretty Maids, tente de revenir sur la route avec un agréable Twisted plus en accord avec le début de cet opus. Malheureusement le disque perd ensuite très nettement en intensité avec rien moins que quatre morceaux manquant cruellement de densité et de force. Deux ballades If it Can’t Be Love et Never To Late, un autre titre Your Mind Is Where the Money Is qui, s’il n’en est pas directement une est suffisamment harmonieux et fade pour être ressentis comme telle et une reprise de Kiss, Hard Luck Woman qui finis d’achever nos velléités les plus sympathique pour commencer à laisser place à une authentique frustration insidieuse. Cette affreuse habitude du groupe qui a eu l’affreuse idée de mettre tout ces titres ensemble, crée ainsi un gouffre dans lequel ceux qui aime la musique lorsqu’elle est rugueuse et âpre ne finiront de tomber que lorsque arrivera, enfin, mais trop tard, le solide, mais ordinaire, The One That Should Not Be.

Pour résumer clairement, dans sa première partie ce disque nous propose l’uniformité peut-être un peu trop usante de titre qui sans être exceptionnels sont relativement bons. Puis survient une rupture flagrante avec un titre effroyable (Live Until it Hurts), et un autre enthousiasmant mais étrangement décalé (Scream). Et dans sa dernière partie des chansons plus insignifiantes les unes que les autres. Il est donc raisonnable de parler de sentiment mitigé concernant ce Spooked.

Avec une régularité qui force l’admiration Pretty Maids continue donc une carrière alternant le bon, le moins bon et le carrément mauvais.


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