Spooked

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Nom du groupe Pretty Maids
Nom de l'album Spooked
Type Album
Date de parution 1997
Produit par Hansen Tommy
Style MusicalHeavy Mélodique
Membres possèdant cet album59

Tracklist

1. Intro / Resurrection 01:13
2. Freakshow 03:54
3. Dead or Alive 04:35
4. Die with Your Dreams 05:09
5. Fly Me Out 04:34
6. Live Until It Hurts 04:35
7. Spooked 05:05
8. Twisted 04:10
9. If It Can't Be Love 05:53
10. Never Too Late 04:26
11. Your Mind Is Where the Money Is 05:06
12. Hard Luck Woman 03:27
13. The One That Should Not Be 04:00
Bonustracks (Japanese Edition)
14. A Love and a Fiction 04:25
15. Crazy Horses 03:45
16. Where the Blood Runs Deep 04:27
Total playing time 56:07

Chronique @ Loloceltic

18 Avril 2013

Le combo scandinave possède bien une marque de fabrique.

Pretty Maids peut-il pondre un mauvais Album ? La réponse est non, à condition qu'il ne cède pas aux sirènes commerciales, car que cela soit avec "Jump the Gun", et plus encore avec "Stripped", l'expérience a, à chaque fois, montré ses limites. Deux ans après un "Scream" d'une qualité et d'une puissance relançant le quatuor danois sur de bons rails, et faisant suite à "Screamin' Live", témoignage de la tournée validant ce retour en force, voici "Spooked" qui débarque sur nos platines. La production est assurée par Tommy Hansen. Ce dernier ayant déjà travaillé avec le groupe à l'époque de "Red, Hot And Heavy", voilà qui semble de bon augure.

C'est d'ailleurs par une introduction symphonique que débute ce nouvel opus, exercice qui n'avait pas été renouvelé depuis le "Fortuna (Carmina Burana)" utilisé sur ce fameux Album, même si on pouvait en déceler des traces intégrées dans "Future World". Bien que les claviers d'un Alan Owen à nouveau considéré comme un guest, soient toujours présents, le son est plus sec et moins puissant que sur "Scream", ce qui n'empêche pas les Danois de nous balancer quelques nouvelles salves destructrices dont ils ont le secret. Car s'il y a une chose que le précédent Album a confirmé, c'est qu'il existe une 'formule Pretty Maids' et que le groupe n'est jamais aussi performant que lorsqu'il en respecte les ingrédients, à savoir une alternance de titres cinglants et d'autres plus mélodiques, balayant des territoires métalliques allant des frontières du Hard FM à celles du Speed-Metal.

Ce style est largement représenté et se fait nerveux ("Freakshow"), angoissant ("Dead Or Alive"), cinglant ("Fly Me Out"), moderne et agressif ("Spooked"), voire carrément méchant ("The One That Should Not Be"), souvent armé de duels guitare – claviers sur des soli incendiaires ("Twisted") et propulsé par des cavalcades de double-pédale. Les titres Heavy sont relativement classiques mais d'une efficacité jamais prise en défaut, "Die With Your Dreams" étant marqué par un break atmosphérique du meilleur effet. Enfin, la face la plus mélodique est légèrement en retrait, avec des titres moins nombreux et moins accrocheurs que d'habitude, même si le refrain de "Live Until It Hurts" s'insinue rapidement dans les neurones. La ballade "If It Can Be Love" flirte parfois avec la mièvrerie mais s'en sort avec les honneurs grâce à l'émotion transmise par le chant toujours aussi impeccable de Ronnie Atkins. Par contre, la reprise du "Hard Luck Woman" de Kiss ressemble trop à une tentative visant à retrouver le succès rencontré avec "Please Don't Leave Me" de John Sykes, et surtout, elle ne colle pas avec le reste de l'Album.

En dehors de ces quelques points faibles, et malgré une durée un peu trop longue entrainant une légère baisse d'intensité et d'attention, "Spooked" a le mérite de permettre à Pretty Maids d'enchainer enfin deux Albums de qualité, et de confirmer que le combo scandinave possède bien une marque de fabrique. En ne s'en éloignant qu'à de rares occasions, les Danois y gagnent en sécurité ce qu'ils y perdent en dynamique provoquée par une certaine prise de risque. Un cran en-dessous de "Scream", cet Album confirme malgré tout le statut de valeur sûre du groupe de Ronnie Atkins et Ken Hammer.

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winger - 24 Décembre 2013: Très bonne vision du groupe et excellente critique. Cet album, à l'instar de "sin decade" me donne du mal sur la longueur. La production manque de "couleur", mais la variété des titres est là. Du très lourd à la ballade..Un album tout de même bien "métal"
Loloceltic - 26 Décembre 2013: Autant j'accroche bien sur "Sin Decade", autant celui-là pêche vraiment sur la longueur. Mais cela reste du très bon quad-même !
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Chronique @ dark_omens

29 Août 2014

Sentiments mitigés...

Premier véritable Album d’une relative sérénité retrouvé, Pretty Maids nous offre avec ce Spooked une bonne synthèse des défauts et des qualités de la musique qu’il nous propose depuis le début des années quatre-vingt dix. Défendant les intentions d’un Heavy mélodique qu’il aime épisodiquement véloce, le groupe oscille entre deux aspirations distinctes qu’il peine à unir de manière cohérente et qu’il n’a, au fond, su transcender qu’une seule fois au cours de sa déjà longue carrière sur un excellent Future World. Un opus où il sut allier formidablement les harmonies de ses influences Hard Rock directement issues des années soixante-dix ainsi que celle plus traditionnelle de son héritage descendant directement de la NWOBHM à des sonorités modernes et contemporaines et à des rythmes rapides parfois. Les aléas normaux de la vie artistiques ont donc conduis le groupe vers bien plus d’échecs que de succès triomphaux.

Décidé à revenir à plus de simplicité, le groupe a composé ici une œuvre au style épuré où il nous offre, pour le meilleur, des titres puissant et nerveux qui démarrent d’emblée après une courte introduction (ironiquement) ? intitulé Resurrection par un excellent Freakshow au couplet mélodique et aux refrains rageurs dans un mélange dont Pretty Maids a le secret. S’ensuit un Dead Or Alive bâtis sur les mêmes structures, dans le même tempo qui nous donne le sentiment d’être le même titre que Freakshow, une sensation heureusement qui s’estompe lorsque nos esprits s’emplissent des premières notes du riff de Die with tour Dreams qui, avec, son rythme plus lourd et lent est une respiration, déjà, salutaire. On repart alors sur le prompt Fly me Out. Un très bon morceau dans le style le plus caractéristique du groupe. Des couplets harmonieux, des refrains hargneux et entêtant, suffisamment pour ne pas faire ressurgir l’oppressante sensation de linéarité. Arrivé à ce stade nous voilà déjà avec cinq morceaux dont deux, Freakshow et Fly me Out très bons, une intro, et deux qui sans génie, ni réelle innovation, nous laissent sur de relatives bonnes impressions. Pourtant l’irrégularité et l’incapacité permanente de Pretty Maids à se positionner distinctement au niveau de sa musique dans une des différentes voies qui l’attirent, et cette attitude de s’inspirer trop peu, ou trop rarement des époques qu’il traverse, sont ces qualités principales et inaltérables. Ainsi avec le trop mélodique Live Until it Hurts qui, du moins en a-t-on l’intuition, pourrait être tout droit sortis des années quatre-vingt avec ces lignes de synthé, et ces refrains dignes du Van Halen de l’époque, la bande à Ronnie Atkins fait un premier faux-pas. Paradoxalement alors que le groupe avait fait preuve sur ce disque d’une presque trop grande cohérence jusqu’à présent, voilà qu’il nous propose un titre atypique, anachronique et insipide. D’autant que la déstabilisation n’en est qu’a sa genèse, en effet, avec un Spooked, au demeurant sublime, on revient à des refrains aux riffs modernes qui avaient trouvé leur place sur l’Album fameux qu’était Scream mais qui jusqu'alors étaient totalement absents. Quoi qu’il en soit le titre a suffisamment de qualités pour être appréciées à sa juste valeur. Après cette étrange embardé, Pretty Maids, tente de revenir sur la route avec un agréable Paradox plus en accord avec le début de cet opus. Malheureusement le disque perd ensuite très nettement en intensité avec rien moins que quatre morceaux manquant cruellement de densité et de force. Deux ballades If it Can’t Be Love et Never To Late, un autre titre Your Mind Is Where the Money Is qui, s’il n’en est pas directement une est suffisamment harmonieux et fade pour être ressenti comme telle. On termine cette promenade douçâtre par une reprise de Kiss, Hard Luck Woman qui finit d’achever nos velléités les plus sympathiques pour commencer à laisser place à une authentique frustration insidieuse. Cette affreuse idée de mettre tout ces titres ensemble, crée ainsi un gouffre dans lequel ceux qui aiment la musique lorsqu’elle est rugueuse et âpre finiront de tomber lorsque arrivera, enfin, mais trop tard, le solide, mais ordinaire, The One That Should Not Be.

Pour résumer clairement, dans sa première partie ce disque nous propose l’uniformité peut-être un peu trop usante de titre qui sans être exceptionnels sont relativement bons. Puis survient une rupture flagrante avec un titre effroyable (Live Until it Hurts), et un autre enthousiasmant mais étrangement décalé (Spooked). Et dans sa dernière partie des chansons plus insignifiantes les unes que les autres. Il est donc raisonnable de parler de sentiments mitigés concernant ce manifeste.

Avec une régularité qui force l’admiration Pretty Maids continue donc une carrière alternant le bon, le moins bon et le carrément mauvais.

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samolice - 12 Avril 2015: Merci pour la chro Dark. Pas totalement le même ressenti que toi. Je trouve l'album plutôt heavy pour le groupe et réussi.
Le fait que "Live until it hures" sonne daté mid 80 n'empêche pas le titre de me plaire. Très mélodique mais parfaitement maitrisé je trouve.
Les titres sont convaincants à mon goût. Vraiment convaincants, avec en point d'orgue un "Spooked" rageur sur lequel Atkins me fait penser à Blackie Lawless. Certes, il manque un ou deux gros "tubes" pour hisser encore plus haut l'ensemble mais bon….
Mon bémol concerne la durées de l'album. 'Encore un skeud rempli jusqu'à la gueule qui aurait grandement gagné à être raccourci. Il aurait fallu arrêter après "never too late", une chanson qui possède ce côté mélodiques qui fait de Pretty Maids un groupe si atypique, capable d'envoyer du heavy mais aussi du hard à la limite de l'A.O.R.
Enfin, la faute de goût : "If it can't be love". Lourdingue. Et la cover de Kiss, sans grand intérêt.
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