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Liste des groupes Heavy Speed Pretty Maids Red Hot and Heavy
CD paru en1984 - CBS Records
Pretty Maids : Red Hot and Heavy, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Fortuna Imperatrix Mundi
2. Back to Back
3. Red, Hot and Heavy
4. Waitin´ for the Time
5. Cold Killer
6. Battle of Pride
7. Night Danger
8. A Place in the Night
9. Queen of Dreams
10. Little Darling

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NEUF
Chronique
15 / 20
    dark_omens, le Mercredi 07 Janvier 2009 parlez-en à vos amis  
Si Pretty Maids évoque, sans aucun doute pour les uns, le bon souvenir de ce groupe incontournable de la fin des années 80 ; réminiscence surtout bâtis sur les magistrales caractéristiques définis aux sons de leurs trois premières œuvres ; il faut bien reconnaitre que pour les autres, ceux qui eurent l’idée de s’intéresser à ce groupe Danois en dehors de ces années bénies, dans les décennies suivantes, il ne peut en être de même, tant il est évident que la qualité, l’inspiration et surtout cette eternel problème récurent quant au choix d’une orientation musical claire (qu’on peut qualifier d’intégrité, mais qui a quand même la fâcheuse tendance à rendre le propos moins cohérent), eurent raison des velléités les plus farouches d’un public qui au fil des années passées se fit de plus en plus rares, de moins en moins désireux.

L’évidence funeste avec laquelle les années 90 eurent raison de nombres de groupes impuissants à se positionner, ou simplement incapable de se renouveler face aux tendances émergentes, aux attentes neuves d’un public lassé par un certain immobilisme ambiant, ne peut pas être nié. Pourtant avant de sombrer dans une lente agonie, Pretty Maids fut l’espoir le plus concret d’un certain renouveau du Heavy Speed Metal mélodique. Fils spirituel d’un Def Leppard (période pré-Hysteria), ou d’un Iron Maiden; héritier légitime d’une certaine tradition puisé au cœur même de la NWOBHM (tradition suffisamment tourné vers le passé d’illustres ainés pour qu’elle soit bientôt fatale à tous ceux incapables de s’en défaire et de regarder vers un avenir plus emprunt de changement) le groupe de Ronnie Atkins saura, quant à lui, intégrer à sa musique relativement d’éléments nouveaux et intriguant pour retarder quelques peu sa déchéance, du moins pendant un certain temps. La musique du groupe est effectivement un mélange assez savoureux de Heavy Metal rageur et puissant et d’un Heavy plus mélodique, et ce grâce, notamment, à l’utilisation des claviers, nouvel instrument à l'influence grandissante. Pourtant loin d'en noyer ses litanies qui pourraient s’en trouvées affadies, le groupe réussira l’exploit de conserver toute la vigueur de ces hymnes les plus radicaux et ce malgré, parfois, l'aspect un peu trop envahissant de l'instrument à touches. Parler de Pretty Maids sans aborder, aussi, la voix très particulière de Ronnie Atkins serait, somme toute, une hérésie assez impardonnable. Alternant, de manière très instinctive, un chant classique clair plutôt médium, à un autre plus proche d’un rugissement animal, rauque et redoutable; il se place d’emblée comme un des atouts les plus séducteurs du groupe. Cette technique inhabituelle à l’avantage d’enrichir et de souligner plus clairement encore les parties harmoniques de ce mariage artistique.

Ainsi, pour résumer, avec un chanteur atypique, une musique mêlant à la fois le meilleur d'un Heavy-Metal parfois prompt, et d'un Heavy-Mélodique, Pretty Maids s’apprête à concrétiser tous les espoirs encourageants que beaucoup mirent en eux après le déjà très prometteur premier EP sortis en 1983 chez Sony Music. Et c’est en 1984 que ce premier véritable album, intitulé Red, Hot and Heavy, verra le jour.

Après un court avant-propos au son d’un Carmina Burana édifiant l’intensité crescendo d’un drame succulent, Pretty Maids nous emporte dans un tourbillon de sensations inénarrables et jouissives dès les premières mesures, dès le premier riff d’un Back to Back effréné, dès les premiers hurlements primaire d’un Ronnie Atkins déchainé. Décrire de manière précise le côté intemporelle et historique de ce morceau pourrait sans aucun doute être facilité, si la bande à Ronnie avait su confirmer pleinement, et assumer son statut naissant de référence Heavy Speed Mélodique, en sortant durant les années 90 autres choses que des opus moyennement inspirés, moyennement passionnants. Mais voilà ce ne fut pas le cas, et un Back to Back digne du panthéon du Metal restera simplement et certainement un des quelques morceaux incontournables qui contribuèrent à forger exclusivement la renommée du groupe. Une renommée qui, si elle n'étais pas usurpé autrefois, n'est plus qu'un lointain vestige aujourd'hui.

Lorsque Red, Hot and Heavy débarque avec son riff basique et son rythme plus lent, déroulant un heavy hargneux classique, nos sens sont comblés. Il y a là le début d’un mythe naissant devant nos yeux ébahis.

Il est frappant aussi de constater la variété proposé par le groupe tantôt Heavy Metal véloce avec des titres comme Back to Back, Battle of Pride, Night Danger, ou le plus lent Red, Hot and Heavy, chansons où la recherche mélodique s’axe essentiellement sur les instruments classiques voix/guitares ; et celui plus harmonieux, moins abruptes, moins frontal de titres tels que Waitin’ for the Time, A Place in the Night, Queen of the Dream, aux refrains plus accessibles, moins agressifs, adoucit par la présence de claviers autours desquels le groupe compose ces titres là. Cette différence trop apparente met en évidence un manque de cohérence flagrant entre des chansons très pugnaces, et d’autres bien trop peu, confirmant de manière assez cinglante ce sentiment d’indécision musicale qui semble contraindre nos Danois; mais aussi celui d’une certaine lacune étrange, dans l’homogénéité de l’album. Cependant l’œuvre contient suffisamment d’excellentes pièces pour que notre satisfaction reste relativement intacte.

Little Darling, reprise de Thin Lizzy pour lequel Atkins à une admiration immense, conclut de façon très Heavy-Rock le propos.

Une œuvre accomplie, enthousiasmante, novatrice, dont le seul défaut réside dans un certain manque d’uniformité dans ces morceaux qui auraient gagnés en qualité à intégrer de manière plus digeste, moins tranchée, ce côté mélodique. Il aurait été, en effet, attrayant d’imprégner chacun des titres de ce disque d’harmonies succinctes de synthés, plutôt que de les placer uniquement dans certains. Quoiqu’il en soit cette imperfection, ne pourra pas énormément amoindrir notre plaisir.


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