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Liste des groupes Heavy Speed Pretty Maids Planet Panic
2002 - Massacre Records
Pretty Maids : Planet Panic, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 16/20
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Tracklist
1. Virtual Brutality
2. Playing God
3. He Who Never Lived
4. Face of My Enemy
5. Not What You Think
6. Natural High
7. Who's Gonna Change
8. Worthless
9. One Way to Rock
10. Enter Forevermore

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NEUF
Chronique
14 / 20
    dark_omens, le Jeudi 14 Mai 2009 parlez-en à vos amis  
Véritablement impuissant à donner une continuité de qualité à son œuvre, Pretty Maids poursuit sur un chemin ou sa chute inexorable semble inévitable. Depuis les espoirs déçus et la frustration née d’un Jump the Gun (1990) le groupe n’aura su que de manière très ponctuel offrir des projets cohérents, compacts et enthousiasmants. En effet cette carrière n’aura jamais été à la hauteur de l’avenir le plus prometteur prédit (nombres voyaient pourtant en eux, après la sortie de Red, Hot and Heavy(1984) mais surtout de Future World (1987), les dignes successeurs des plus illustres de la NWOBHM, du Heavy, du Heavy Speed Metal...). Construite autour de beaucoup d’errements douteux, de choix discutables, de difficultés en tous genres et menacé, cette fin annoncée, aussi inéluctable semblait-elle, n’est pourtant jamais arrivé. C’est donc avec une abnégation, une volonté et une force de caractère évidente que nos danois continuent de se défendre farouchement sous l’étendard de leurs mélodies.

Leurs mélodies ?
Oui, mais pour quelle musique ?

Définitivement indécis quant à un choix musical bien précis, Ronnie Atkins et ses comparses auront, depuis toujours, tenter de proposer une œuvre au son à la fois d’un Heavy sauvage et rapide, mais aussi d’un Hard Rock très, voir trop, mélodique, ou encore d’un Rock très inspiré par les 70’s en composant dans une démarche bien trop distincte ou chaque morceau se définis, à chaque fois, dans une de ces influences très marquées plutôt que dans un amalgame harmonieux de petites touches imprégnées de chacune d’entre elle dans chaque titre. Cette fâcheuse habitude ayant la déplaisante tendance à nous offrir des albums ou tous ces morceaux se bousculent dans un fracas confus avec comme résultat, souvent, des différences d’intensité, de rythme plus qu’embarrassante. Avec comme autre regrettable usage de la part de Pretty Maids de nous proposer étrangement, souvent, bien trop de ballades qui viennent alourdir et freiner de manière très brutale les ardeurs et la fougue plaisante de leurs titres les plus Heavy.

Après un Carpe Diem assez catastrophique, il fallait absolument que le groupe se donne un peu d’air en sortant un album plus incisif s’il voulait éviter sa fin. Dès l’entame d’un Virtual Brutality et d’un Playing God alternant des riffs nerveux, et d’autres biens plus lourds, on sent d'emblée un regain d’inspiration agréable. Ronnie Atkins y rugit de manière qui nous rappelle un passé ou le groupe su démontrer des qualités des plus intéressantes. Quelques petits éléments telle que des filtres sur la voix, des répétions ou de léger scratchs viennent étayer de manière très heureuses ces morceaux. Ils s’enchainent démontrant, enfin, que le talent de ce groupe n’est pas qu’une vieille légende oublié. Dans une volonté de composition qui semblent, enfin, vouloir faire l’amalgame de toutes ces influences diverses Pretty Maids nous délivre un album variés, riche, intense et vif. Des compositions denses et cohérentes dont l’équilibre n’est que très légèrement troublé par un Natural High, première ballade de l’album, qui arrive après un déluge compact de titres plutôt Heavy ou les différentes parties se mêlent intelligemment. A peine désorganisé, disais-je, par ce bon morceau sympathique, qui nous permet dans une respiration salutaire, d’attendre la suite plus sereinement que jamais. Nos danois ont écrit bon nombres de ballades mièvres et sans intérêt et même des albums complets, et ce Natural High n’en fait assurément pas partie. L’apaisement est de courte durée d’autant plus qu’un roulement d’un Michael Fast très en verve, vient donner le départ d’un Who’s Gonna Change rapide et acéré, donc délicieux. Avant que ne s’achève ce Planet Panic sur un Enter Forevermore sans aucun doute superflus, romance, aux douceurs sucrés, inutile, on découvre encore un Worthless à mi-chemin entre un morceau lent et mélodique ou le groupe se serait, sans aucun doute, fourvoyé autrefois. Ce titre est assurément plus âpre et Ronnie y hurle le refrain de manière tout simplement délectable. Citons encore un One Way to Rock sympathique reprise de Sammy Haggar pour un morceau sans aucun doute bien trop Rock pour cette album dont le contenu est assurément plus Heavy. De plus la version de nos finlandais, bien qu’intéressante, n’apporte pas réellement une vision nouvelle de ce morceau.

Si très objectivement on ne peut nier que cet album n’est rien de plus qu’un très bon album d’un groupe traditionnel et conventionnel dont on sait qu’il n’a jamais, en dehors de son début de carrière séduisant, bouleverser le paysage musical et que, sans doute, il ne le bouleversera jamais, on ne peut que se réjouir des vertus simples de ce plaisir qu’il nous procure. Fort de titres plutôt efficaces et énergiques aux refrains, il faut le souligner, assez réussies dans un ensemble plutôt compact et homogène, avec un Ronnie Atkins rugissant à nouveau, et très en voix, ce Planet Panic renoue avec une certaine qualité qui, a défaut d’être révolutionnaire ou novatrice, est intéressante et plaisante.

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