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Liste des groupes Power Metal Powergod Evilution Part I
CD paru en 1999 - Massacre Records
Powergod : Evilution Part I, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Children of Lost Horizons
2. No Brain No Pain
3. Mean Clean Fighting Machine
4. Gods of War
5. Into the Battle
6. Salvation
7. I'm on fire
8. Evilution Part I

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NEUF
Chronique
13 / 20
    dark_omens, le Lundi 17 Novembre 2008 parlez-en à vos amis  
Alors qu’on se remémore souvent le peuple allemand comme purement rigoriste (et pas forcement de la faction la plus progressive, mais bel et bien de la plus austère), qu’on le pense rembrunis prêt à tous les sacrifices afin d’assouvir ces dogmes concernant la sacro-sainte efficacité ; comment peut-on s’imaginer que lui aussi est capable de s’adonner à la détente, à la plaisanterie, à la décontraction dont certains groupes emplissent joyeusement leurs œuvres ? Si j’exagère un peu, à peine, il est indéniable que le musicien d’outre-Rhin à la fâcheuse habitude de peu dévier de ces lois tacites qu’il s’impose secrètement. Il se doit de respecter le plus strictement possibles les canons d’un genre qu’il a vu naitre, en partie, en son sein. Tous les enfants, descendant adultérin, proche cousin, fils incestueux, neveu illégitime, ou affichés du Heavy Speed Teuton Originel, ont pour sacerdoce d’honorer l’héritage inestimable laissé par leurs glorieux ainés. Alors lorsque débarque de ces fières contrés germaniques un Powergod aux relents facétieux, aux envies sans ambition autres que le contentement ; forcement, la population sclérosé dans les clichés, si chers aux traditionalistes, se trouvent soit étonnamment surpris, soit furieusement désappointés. Pourtant bien que Powergod affiche sciemment cette volonté plaisamment simple, il n’en demeure pas moins qu’il pratique un Metal tantôt Heavy, tantôt Speed le plus sérieusement du monde. Leur musique n’étant pas sans rappeler Primal Fear, Helstar, Grave Digger, la voix de Leo L. Sing (des marrants vous dis-je…) ressemblant, par certaines intonations extrêmement éraillées, à celle de Chris Boltendahl ou bien encore à celle de Peavy, chanteur de Rage.


Powergod n’a pas la volonté d’alourdir son propos avec de l’ornement superflu, allemand qu’ils sont jusqu’au bout de leurs idées, il nous assomme dès les premières notes d’un « Children Of Lost Horizons», véritable machine de guerre, dont la mécanique est terriblement bien huilé, et dont le pilote démontre d’emblée son talent évident pour toucher sa cible. Atteint de plein fouet par ce Heavy rapide et précis, une pensée nous envahis : l’affrontement va être rude. A peine le temps de souffler sur un « No Brain, No Pain » plus mid-tempo, un peu moins dense, un peu moins intense, que voilà déjà « Mean Clean Fighting Machine », nouvelle redoutable offensive victorieuse où la double-grosses caisse de Hama Hart (définitivement des comiques…) martèle sans faillir, imposant à ce morceau un rythme soutenue qui ne permet pas la moindre respiration. S’ensuivent quelques ogives, aux tempos plus lents, moins percutantes et salvatrice. Remis sur pieds, et prêt à reprendre le combat, on pense alors, malgré ces blessures qui nous marquent plaisamment l’esprit, pouvoir emporter ce conflit. C’est sans compter sur le sens tactique de Powergod, car c’est en cet instant précis qu’il nous bombarde avec sa pièce d’artillerie la plus redoutable, un « I’m on Fire » à la vitesse fatal, qui, à mon sens est, et de loin, la meilleur arme de l’arsenal de Powergod. Pour éradiquer totalement les derniers survivants, il reste à nos adversaires à lâcher son « Evilution Part I », chanson épique de plus de 10min, qui m’inspire à la fois a ces pires moments, une impression semblable à celle ressentie lors de l’écoute involontaire des bruits de fonds sans saveur de certaine musique d’ambiance, et à la fois, à ces meilleurs instants, un ennui assez profond malmenant ma concentration torturé. Quoiqu’il en soit ce titre est beaucoup trop long, beaucoup trop sérieux dans le contexte développé par le groupe sur ce disque.

Au final ce « Evilution Part I » est un disque éminemment agréable, et des plus jouissifs lorsque Powergod s’efforce de ne pas s’encombrer de réflexions, et d’une gravité hors de propos. En effet, le groupe n’est jamais aussi bon que lorsqu’il s’épargne les interrogations superflues et se contente d’aller à l’essentiel. Mais ce sont là des défauts qui sont, somme toute, suffisamment passager pour qu’ils n’altèrent pas totalement le plaisir de cette écoute.


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