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Posthumous Blasphemer Fracture The Worship
29 Decembre 2008 - Coyote Records
Posthumous Blasphemer : Fracture The Worship, chronique, tracklist, mp3, paroles

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NOTE : 16/20
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Tracklist
1. Revival Of Сontempt
2. Sermons Of Enthralment
3. Remains Devouring Consciousness
4. Flagellation For Rescue
5. Doomed Flesh Tortures
6. Inconsistent Doctrine Of Expiation
7. Disfigured Faces Of Pontifexes
8. Poisonous Сompassion

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NEUF
Chronique
15 / 20
    Fabien, le Jeudi 04 Juin 2009 parlez-en à vos amis  
Suite au délicieux Crucified Humiliation enregistré en 2005, les deathsters acquis à la cause de Posthumous Blasphemer doivent attendre trois longues années avant l’arrivée de son digne successeur. Entre temps, son leader Fiendharon a dû composé un nouveau line up, afin de combler le départ d’Alexzonder & de Biven. Assurant lui-même la batterie sur les précédents albums, notre mastermind recrute cette fois un couple rythmique au complet, articulé autour du batteur Den et du bassiste Horus. La formation est complétée avec le growler Zubov, au timbre guttural très proche de son prédécesseur Biven, assurant ainsi une transition parfaite sur un poste souvent périlleux.

A l’instar des précédentes réalisations de Posthumous Blasphemer, les sessions ont lieu à Minsk aux « Sehr Gut » Studios, sous l’œil bienveillant et désormais expérimenté de l’ingénieur du son Iron Cleb. Au fil des albums, Fiendharon et de son ingénieur ont incontestablement gagné en professionnalisme, pour atteindre un niveau n’ayant désormais guère à envier aux productions standards du deathmetal actuel, et ceci depuis leur Biélorussie natale.

Délaissant cette fois les illustrations hérétiques de Hieronimous Bosch pour son nouvel album Fracture The Worship, Posthumous Blasphemer conserve en revanche son attachement aux peintures moyenâgeuse, à l’iconicité antichrétienne toujours aussi fortement marquée, ornant l’intérieur du CD. La pochette principale, dessinée par l’artiste contemporaine Natalia, offre quant à elle deux lectures, le suaire du Christ formant parallèlement une tête de mort.

L’intro, à l’atmosphère à la fois à la fois sombre et grandiose, ouvre parfaitement l’album, qui s’enchaine sur des Sermons of Enthralment & Devouring Consciousmess équilibrés, mêlant adroitement brutalité deathmétallique et passages très subtils. Le couple basse / batterie complexe et carré offre une assise solide aux guitares de Fiendharon, qui entremêle ses riffs avec beaucoup de brio, offrant une nuance toute particulière aux morceaux, soutenus par le guttural de Zubov à la fois profond et granuleux.

Si Posthumous Blasphemer se cale indéniablement dans une structure musicale et une thématique proches de Deicide et de Suffocation, le groupe se singularise en revanche grâce au jeu de Fiendharon, reconnaissable dès les premiers accords. Améliorant sa technique au fil des réalisations, le leader parvient ainsi à personnaliser remarquablement ses lignes de guitares, aussi bien dans ses accords & soli légèrement dissonants, que dans ses pointes techniques délicieuses.

En outre, chaque titre contient l’élément qui le distingue, permettant de relancer judicieusement la machine, depuis les accélérations de Flagellation of Rescue, aux blast-beats habillement dosés, jusqu’aux breaks tout en finesse de Flesh Torture & Doctrine of Expiation. A l’instar de son prédécesseur, Fracture The Worship gagne parallèlement en intensité lors de ses deux derniers morceaux, les excellents Faces of Pontifexes & Poisonous Compassion, à écouter en boucle après un plaisir infini et non dissimulé.

Sans toutefois bousculer l’ordre établi, Posthumous Blasphemer poursuit ainsi impeccablement son bonhomme de chemin, progressant notoirement au fil de ses albums. Possédant une vraie personnalité et développant une musique rapidement identifiable, la bande de Fiendharon montre une fois encore la bonne santé de la scène brutaldeath européenne, s’opposant à une scène états-unienne peut-être trop stéréotypée à l’heure actuelle. Il manque en revanche un label en mesure de soutenir le groupe biélorusse comme il se doit, les capacités de distribution et promotionnelles de son écurie russe Coyote Records paraissant hélas bien limitées.

Fabien.

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