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Seven Churches

Possessed discographie



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POSSESSED - SEVEN CHURCHES (CD)

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Octobre 1985 - Combat Records (USA)
Possessed : Seven Churches, chronique, tracklist, mp3, paroles
Tracklist

1. The Exorcist
2. Pentagram
3. Burning In Hell
4. Evil Warriors
5. Seven Churches
6. Satan's Curse
7. Holy Hell
8. Twisted Minds
9. Fallen Angel
10. Death Metal

les paroles
Note
17/20
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Mp3


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Chronique

parlez-en à vos amis  Imprimer
Fabien, le Lundi 21 Avril 2008
note : 17/20
Possessed se forme entre 1982 & 1983 à San Francisco, autour des amis de collège Jeff Beccera, Mike Torrao & Mike Sus, sous l'influence directe de Venom & Slayer. Le groupe balance toutefois un thrash d’une violence incroyable, tout en renvoyant une image ouvertement satanique. Ainsi, désireux de jouer la musique la plus heavy et la plus rapide de la planète, et usant de vocaux rocailleux encore inédits, les californiens inventent et associent le terme Death Metal, qui n’évoque ni les mots speed, thrash et black, déjà présents à cette époque. La démo Death Metal de 1984 et son titre éponyme empruntent d’ailleurs ce qualificatif, influençant les jeunes formations underground US de l’époque, comme Mantas ou Executionner (Death, Obituary), qui délaissent alors leur style calé entre Venom et Motörhead, pour un trip définitivement plus radical et plus violent.

Peu après le remplacement de Brian Montana par l’excellent Larry Lalonde, Possessed décroche un contrat avec le jeune label Combat Records, débouchant sur l'enregistrement de Seven Churches avec Randy Burns aux Prairie Sun Studios (au milieu d’un élevage de poulets !), et sur sa sortie en octobre 1985. Poussant le concept satanique de Venom ou Slayer dans des retranchements encore inconnus, et assénant un thrash d’une rapidité et d’une brutalité manifeste, l'album fait ainsi immédiatement l’effet d’une bombe dans le milieu.

Les rythmiques de Sus sont simples mais aussi terriblement efficaces, supportant les rafales de riffs tranchants du tandem Torrao / Lalonde, et les vociférations haineuses & éraillées de Becerra. Depuis l’intro & les riffs diaboliques de l’intemporel The Exorcist, jusqu’aux breaks meurtriers de Burning In Hell & Satan Curse, en passant par les rythmiques infernales d’Evil Warriors & Death Metal, Seven Churches frappe juste, subjuguant les jeunes thrashers de l'époque.

Ouvertement sombre, d’une violence thrash et d’une vitesse rythmique inédite, Seven Churches bouscule ainsi, à l’instar du Morbid Tales des suisses de Celtic Frost, tous les codes établis jusqu’à lors sur les scènes extrême du moment. En cette année 1985, Possessed pousse en effet son thrash vers les portes d’un nouveau genre, qu’il qualifie lui-même de death métal, contribuant ainsi fortement à sa définition, aux côtés de ses homonynes de Master, Insanity ou Genocide (Repulsion). Considéré par certains comme l’oeuvre pionnière du death US, d’une influence considérable, Seven Churches figure ainsi parmi les passerelles incontournables entre les deux styles, dégageant une fougue et un tourbillon de haine toujours aussi impressionnants, plus de deux décennies après sa sortie.

Fabien.

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8 commentaires


Chronique

parlez-en à vos amis  Imprimer
Stench, le Mercredi 31 Aout 2005
Ce premier album d’anthologie est sans aucun doute le premier album de death de l’histoire du métal, et à ce titre a marqué toute une génération de metalheads (on ne compte plus les photos de groupes à l’époque, dont les membres portent un t-shirt « Seven Churches »). Eh oui, pour les septiques, le « Scream Bloody gore » n’est sorti qu’un an plus tard !Si on est encore loin des Suffocation et autres Brodequin, on peut dire que ce disque constitue l’acte de naissance du death, en particulier par l’ambiance qui s’en dégage, dès l’intro sombre « The exorcist », tiré du film du même nom, et cela jusqu’à la dernière note. Même si certains passages sonnent encore thrash, il reste que les solos diffèrent déjà de ce que Slayer et autres Testament faisaient, en poussant plus loin le coté hystérique, et de la même façon les riffs ont ce coté sombre qui deviendra la marque de fabrique du death métal pendant 15 ans (avant que « death métal » ne commence à rimer avec « je joue le plus vite possible sans savoir où je vais »…). Sombre, rapide, violent, tout est en place pour lancer un nouveau genre, il ne restait que les vocaux, et là, Jeff Becerra a surpassé tous les vocalistes de son époque, et reste aujourd’hui encore un des chanteurs préférés de nombre de fans de métal extrême. Loin de l’ultra guttural et porcin actuel, Jeff grognait de façon compréhensible, et il se dégageait de sa voix une émotion, une haine rageuse rarement égalée je trouve. Ce chant a influencé des chanteur comme Martin Van Drunnen par exemple. Petit mot pour finir sur une anecdote : beaucoup pensent que le style « Death métal » tient son nom du groupe Death… eh bien sachez qu’un an avant le premier album de Death, alors que ces derniers s’appelaient encore Mantas, Possessed nous pondait un hymne sur ce « Seven Churches » monstrueux, et devinez comment s’appelait cette bombe qui clôt l’album … « death métal », tout simplement ! Rendons à César ! Un album essentiel, indémodable, que tout le monde se doit de posséder !

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