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| 2004 - Epic Records |

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1. Le Voyage De Rock 2. Rock 3. 1977 4. Divine Excuse 5. L'insolent 6. Modaddiction 7. Sommes Nous? 8. Zorro 9. Polyester Mome 10. Une Vie De Details 11. Cherubin 12. Anemia 13. Kongen (Feat. Enhancer) 14. Laugh Calvin
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| Chronique |
 9 / 20 |
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Euh, non, quand même ! Je veux bien que Pleymo veuille passer à autre chose que du Neo Metal pur et dur. Mais faut quand même pas se foutre de la gueule du monde !
Après Médecine Cake, qui permit au groupe de s'imposer définitivement au sommet de la scène Metal française, et même de les faire connaître en Europe, un peu aux USA et surtout au Japon, Pleymo décide de faire un album résolument plus " Rock ", moins agressif que les deux précédents albums. Pourquoi pas, après tout ? Il faut bien s'ouvrir à d'autres styles musicaux pour pouvoir évoluer. Mais que cela ne serve pas de prétexte pour faire un album sans idées, commercial et formaté, digne d'un Kyo, afin de se remplir les poches !
Ici, le seul changement appréciable est le fait que Kémar, frontman et chanteur du groupe, chante enfin correctement. Terminé le rap français au débit ultrarapide et incompréhensible, place à un chant plus posé, plus travaillé et bien entendu, plus mélodique, bien que sur certains titres, la voix de Kémar qui se fait mielleuse à souhait est terriblement pénible ( cf Zorro ). Malheureusement, c'est le seul changement positif de l'album que l'on pourra constater ici...
Bon, franchement, ce n'est pas avec la première chanson que l'on pourrait noter un changement des plus flagrants, Rock s'avère être un titre assez Neo Metal malgré tout ( et qui passe relativement bien ). Mais c'est avec la suite que cela se complique. Tel un LostProphets français, Pleymo se met à faire de la Pop Metal , sucrée, énervée mais pas trop, mais qui reste au final terriblement mal inspirée, et sans réelle innovation.
Mais ce qui manque indéniablement le plus dans Rock, c’est l'énergie communicative dont faisaient preuve les 6 parisiens ! Car Pleymo qui s’essaie à un registre plus calme, c’est un Pleymo raté, ou qui n’est pas encore assez mûr pour le faire. Rock, c'est avant tout un disque de " french Rock " un peu plus énervé que la moyenne, mais on a là ce qui se fait de pire dans le Rock français, hélas... Les exemples les plus flagrants sont sans aucun doute dans les singles choisis par le groupe tels que Divine Excuse ou Moddadiction. On a droit à un chant mielleux, avec des paroles, certes un peu plus recherchées que dans les opus précédents, mais qui sont loin, très loin d'atteindre des sommets, des mélodies mélancoliques, un peu à la façon d’un Incubus, le talent en moins, servies par des riffs très téléphonés. Quand aux instruments rythmiques tels que la basse et la batterie, ceux-ci se font très discrets, au profit d’un chant nettement mis en avant, alors que Kemar n’a rien d’exceptionnel en la matière (même si les progrès de sa voix sont indéniables). Deux titres sans saveur et qui ne véhiculent rien, pas même un semblant d’émotion, ce que pourtant Pleymo cherche à privilégier ici, et qui synthétisent parfaitement l'album dans sa globalité : à savoir une succession de titres plats, lisses, faciles et se ressemblant beaucoup les uns avec les autres. Bref, de la musque formatée et taillée pour les radios djeunz...
Heureusement, on a droit tout de même à quelques titres sympathiques, qui viennent sauver l'album d'une moyenne déplorable. L'insolent ou Chérubin sont des chansons assez énergiques et qui véhiculent un minimum de pêche ( ce dont aurait fortement besoin l'album ). Kongen, quand à lui, rappelle le passé Hop/Core de Pleymo, notamment par l'apparition des membres d'Enhancer, venus prêter main forte à leurs collègues de la Team Nowhere. 1977 s'avère être plutôt surprenant, seul titre calme de l'album à être bien foutu et réussi. Mais ces morceaux ne sont pas non plus monumentaux ( loin de là ! ) et ne compensent pas le manque de puissance, d'émotion et de créativité dont fait preuve ce mauvais Rock. Un disque à oublier dans la discographie de Pleymo, groupe qui aurait mieux fait de continuer dans le tracé de ses précédents albums, plutôt que de s’essayer à un genre qu’il ne maîtrise pas…
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| Mini-Chronique |
 17 / 20 |
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Pleymo... Certainement le groupe qui m'a le plus influencé a me lancer dans la musique.
Attaché aux deux excellents premiers albumx (Keçkispasse, Episode 2 : Medecine Cake), j'ai eu du mal à apprecier, à la première écoute, leur troisième album "Rock" car, musicalement, le groupe a bien changé.
En effet, Mark, le chanteur, a pris des cours de chant et veut le montrer : sa voix est plus calme, fini les phrasés Hip-Hop, moitié français moitié anglais, proche de ceux de Fred Durst. La musique est plus douce et mélodique.
C'est seulement après 3 ou 4 écoutes que je me suis rendu compte de ce qu'était l'album : une vraie bombe. Cette musique est vraiment recherchée, les rythmes sont intéressants. Benoit, le bassiste, assure de plus en plus (slap tapping). On peut même entendre la présence de violons dans deux morceaux, Moddadiction et Laugh Calvin. Seules les chansons "Anémia" et "Lié" (chanson cachée) sont à éviter.
Cette album met donc une bonne claque, même si les fans de la première heure peuvent être déçus.
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