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| 24 Avril 2008 - Cruz Del Sur Music |
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1. Speak to Me 4.42
2. Dark New Life 5.10
3. No Remains 4.40
4. Red Honor 5.24
5. Buried at Sea 7.03
6. Rats and Rope 4.39
7. Cover Your Eyes and Pray 5.08
8. Telepath 4.37
9. Be Gone 5.37
Total playing time 47.00 |
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| Chronique |
 12 / 20 |
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Dans la plupart des cas, les groupes de power/speed metal sont issus du vieux continent ou des pays nordiques, rarement des US. Pourtant, même s'ils ne sont pas nombreux, certains combos originaires du pays de l'oncle Sam, comme Jag Panzer ou Pharaoh, revendiquent fièrement le style.
Après 10 ans d'existence et maintenant 3 albums à leur actif, Pharaoh compte bien sortir de l'anonymat. Pour cela, un nouvel album, « Be Gone », forgé dans la plus pure tradition du style et enfin, des shows live pour prouver au monde entier que les musiciens ne sont pas timides !
Loin des paillettes et des confettis de Poison et de Warrant ou des idées noires des grungeurs de Seattle, Pharaoh oeuvre dans le heavy/power metal pure souche, sans se préoccuper des qu'en dira t-on. Musicalement, les titres de « Be Gone » se situent entre Iron Maiden et Blind Guardian, en passant par Helloween ou autre Gamma Ray.
Le groupe est impressionnant par sa maturité et dévoile une mécanique relativement bien huilée : les rythmiques sont percutantes et proposent pour la plupart des riffs soutenus où Tim Aymar n'a plus qu'à poser sa voix puissante et éraillée pour finir de rendre le morceau 100% heavy. Techniquement parlant, c'est tout aussi élogieux : l'architecture des titres est travaillée, les breaks s'enchaînent sans accroc, les parties instrumentales sont légion, mélodiques et agressives, démontrant ainsi la grande cohésion et le savoir-faire indiscutable du groupe.
Et pourtant, même si tout cela est rudement bien exécuté et bénéficie d'une production de bonne facture, il n'en reste pas moins qu'aux premières écoutes le résultat est affligeant par ses côtés trop classiques et déjà entendus mille fois : « No Remains » ou « Rats And Rope » rappellent franchement Blind Guardian ; « Buried At Sea » semble tout droit sorti de « Virtual XI » de Maiden ; le refrain « Red honour » pourrait tout aussi bien être chanté par Andi Deris (Helloween) ; ...
D'accord, il est normal de reconnaître et de ressentir les influences principales, mais là, quand même, c'est un poil tiré par les cheveux.
Et c'est dommage car une écoute plus poussée permet au final de découvrir et d'apprécier certains passages plus personnels, plus profonds qui restent, hélas, trop rares et trop dissimulés. C'est sûr qu'un grand nombre de personnes auront rapidement jugé Pharaoh comme un autre groupe de heavy, un de plus, qui à l'instar de Custard maîtrise le style, la technique mais n'arrive pas à engendrer un quelconque intérêt alors que d'autres, comme Bloodbound ou Wolf y parviennent et, ceci, malgré le faît que le style pratiqué soit très prisé.
Pharaoh peut se vanter de maîtriser la technique et le style musical. Leur expérience a permis au groupe d'obtenir un professionnalisme indiscutable. S'ils arrivent maintenant à ajouter un brin de personnalité, d'identité et d'audace le résultat sera certainement dévastateur. Affaire à suivre de près.
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