Beyond the Space, Beyond the Time

Liste des groupes Power Symphonique Pathfinder (PL) Beyond the Space, Beyond the Time
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Nom du groupe Pathfinder (PL)
Nom de l'album Beyond the Space, Beyond the Time
Type Album
Date de parution 24 Août 2010
Labels Media Factory
Style MusicalPower Symphonique
Membres possèdant cet album58

Tracklist

1. Deep into That Darkness Peering... 03:23
2. The Whisper of Ancient Rocks 05:53
3. Vita Reducta Through the Portal 01:00
4. Pathway to the Moon 06:52
5. All the Mornings of the World 05:04
6. The Demon Awakens 06:10
7. Undiscovered Dreams 05:00
8. The Lord of Wolves 06:40
9. Sons of Immortal Fire 05:12
10. Stardust 08:30
11. Dance of Flames 01:02
12. The Island of Immortal Fire 05:06
13. Beyond the Space, Beyond the Time 10:34
14. What If ... 01:27
Total playing time 1:11:53

Chronique @ edenswordrummer

11 Novembre 2014

Pas une révolution, mais un coup de maître accompli par un groupe talentueux.


Le Power Symphonique...Démocratisé avec le "Legendary Tales" des Italiens de Rhapsody, cette branche du métal est l'une des moins reconnues de toutes. Adulée par les fanatiques, détestée par les néophytes pour sa relative complexité, rejetée par les amateurs de musique plus "radicale", cette absence de popularité est surtout due à une chose: un manque de personnalité flagrant pour la majorité des groupes s'essayant à l'exercice. Comment, en effet, ne pas ressentir un pincement d'appréhension à la vue d'un artwork très "cliché", ou à l'écoute de musiques bondées d'arrangements en tout genre saturant une mélodie déjà archi-entendue ?

Pourtant, dans cet océan de refrains mièvres et de parties instrumentales power étouffantes, certaines formations parviennent à surgir leur tête de la surface. On pourra citer Dragonland et son sublime « Under The Grey Banner », Derdian avec son mature « Human Reset », Orden Ogan avec sa musique puissante et virile issue de l'école allemande, Fairyland et son somptueux « Score To A New Begining », Dark Moor et ses mélodies romantiques, Adagio avec son malsain « Archangel In Black » bien qu'on soit ici proche d'un côté plus progressif, Holy Knight dont les albums sont moins personnels mais tout de même de très bonne facture, ou encore Pathfinder.

Pour les fans, c'est toujours un immense plaisir de découvrir une formation de Power Symphonique en grande forme, et Pathfinder parvient, dès le premier album, à s'imposer comme un des groupes à suivre, ce qui constitue une prouesse. Pourtant, l'appréhension s'insinue en nous dès la vue de l'artwork très convenu, du nom du groupe des plus clichés, ou même des premières notes de guitare de « The Whisper Of Ancient Rocks ». En effet, après une introduction travaillée et dépaysante, le titre d'ouverture déboule par ce déluge de notes aiguës que le connaisseur aura appris à craindre...Toutefois, au fil des écoutes, cette première chanson se révèle travaillée, raffinée avec ses quelques moments d'anthologies...comme ce pré-refrain à tomber par terre, ou ce refrain qui vous trotte dans la tête un bon bout de temps.

Chœurs féminins, guitare bavarde et mielleuse, lignes de batteries effrénées, tout pour un plagiat raté de Rhapsody. Pourtant, malgré une recette aussi impersonnelle, Pathfinder s'impose grâce à un travail d'orfèvre dans la composition de ses atmosphères. L'écoute de l'album offre en effet un voyage magique et mouvementé dans ces contrées musicales pourtant maintes et maintes fois explorées. Emotions intenses (« All The Mornings Of The World », « Undiscovered Dreams »), manifestations orchestrales dévastatrices (ces montées de cuivres sur « Pathway To The Moon »...), et chant impressionnant de personnalité (sans parler du fait que Simon œuvre parfois dans des aigus improbables), seront les principaux atouts de ce « Beyond the Space, Beyond the Time ».

En plus de ces remarquables atouts, on ne pourra que saluer le fait que chaque chanson propose une variété dans ses structures et qu'elles sont rigoureusement égales au niveau de l'effort fournit pour leur composition. Toutes possèdent leurs idées propres, leur paysage spécifique, leur moment d'anthologie. On pourra citer ces notes électroniques sur « All The Morning Of The World », discrètes mais maintenant un fond sonore essentiel à l'émotion, ce chant qui vous emmène parfois très loin sur « To The Island Of Immortal Fire », cette voix rocailleuse et ces chœurs grandiloquents sur « The Demon Awakens », ou encore cette symbiose parfaite entre orchestrations et guitares sur « The Lord Of Wolves ».

Pour clore ce tour d'horizon, on sera plus que satisfait de remarquer que l'album se compose 14 bonnes pistes d'environs 5-6 minutes chacune, sans parler du titre éponyme de 10 minutes qui enchaîne les bonnes surprises un seul temps mort, ou de Stardust et de ses 8 minutes, ce qui constitue une belle preuve d'inspiration. Les structures sont imprévisibles, les passages orchestraux légions, les montées épiques nombreuses, les moments de douceur dosés avec justesse et maturité, bref Pathfinder sait ce qu'il fait, et il le fait bien.
On pourra reprocher une production manquant de puissance, ou un espace sonore parfois étouffé par trop d'arrangements, mais le groupe n'en était qu'à son premier essai. Un premier essai qui va au delà de toutes nos espérances.

« Beyond the Space, Beyond the Time » n'est pas une révolution, ni même la découverte essentielle de 2010, il s'agit d'un coup de maître accomplit par un groupe talentueux. Les amateurs de Power Symphonique seront aux anges, heureux de constater que le genre n'est pas mort, que certains fils de Rhapsody of Fire continuent à accomplir le glorieux objectif de cette musique : nous faire quitter le monde réel pour passer une heure dans un autre univers, le leur, le nôtre.

6 Commentaires

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d00mwisd - 11 Novembre 2014: De rien^^. Concernant fifth element j'ai justement perçu ce côté "déjà-entendu". Et les compos ne m'ont pas parues aussi fouillées que celui-ci. Enfin ce n'est que mon humble avis.
edenswordrummer - 11 Novembre 2014: C'est vrai que ça reste du power symphonique standard. De très bonne facture certes, mais standard. Donc on peut facilement trouver un côté déjà entendu dans la musique de Pathfinder. Je pense surtout que les mélodies de fifth élément sont moins dépaysantes.
Valerya - 18 Novembre 2014: Avec le départ de Szymon, il y a plusieurs mois, le groupe était un peu dans une impasse. Heureusement, les affaires reprennent, ils ont annoncé un clip officiel de Fifth Element avec le nouveau chanteur. Pour les Français, n'hésitez pas à suivre tout ça sur leur page FR officielle Pathfinder France (https://www.facebook.com/pages/Pathfinder-France/112940148851167)
edenswordrummer - 18 Novembre 2014: Tout à fait, j'ai cru qu'on allait perdre Pathfinder avec le chanteur en moins...mais j'ai écouté des extraits le nouveau vocaliste a l'air à la hauteur
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Commentaire @ romriv

03 Septembre 2010
«Beyond the Space-Beyond the Time» est le premier album du combo polonais Pathfinder. Une cover «cliché», un nom de groupe «cliché», et un titre «cliché». Bien… Mais derrière ça ? Un premier album très mature. Riche, varié, coloré, envoûtant. Comme quoi, l’habit ne fait pas le moine. Quels sont les atouts de ce groupe ? Une voix principale magnifique, des orchestrations à couper le souffle, les interventions d’une voix féminine d’une beauté et d’un lyrisme troublants, et un style «power» plus qu’efficace. Pour dissiper tout malentendu, oui, cela ressemble à Rhapsody. Mais non, ceci n’est pas un vulgaire plagiat. Les compositions sont bien trop recherchées et matures pour n’être que de simples copies de celles du légendaire groupe italien. Au gré des 14 pistes que contient l’album, le groupe nous invite à un voyage musical aux sonorités épiques, aux mélodies puissantes ou émouvantes, parfois agressives et parfois d’une douceur touchante.

L’intro, "Deep into that Darkness Peering", nous plonge immédiatement dans un monde fantastique. Un mur de chœur, des cuivres puissants alternant avec des violons mélancoliques. Pas vraiment de chant, juste quelques gracieuses interventions féminines.
On enchaîne sur «The Whisper of Ancient Rock». Riffs efficaces, jeu de batterie déchaîné et refrains accrocheurs sont à l’honneur. Szymon Kostro nous montre tout de suite le potentiel de son appareil vocal. Et quel potentiel ! Le chant se fait parfois suraiguë, à la limite de la dissonance, d’autres fois grave et chaud, et toujours harmonieux, délicieusement agréable. La facette «symphonique» est bien sûr présente, toujours aussi épique, parfois accompagnée de nappes de claviers électriques caractéristiques du «power».

Après un interlude d’une minute composé d’un piano sombre et de murmures mystiques, «Pathway to the Moon», de la même facture que «The Whisper of Ancient Rock», introduit la voix féminine de manière plus formelle que dans l’intro. Elle se révèle divine, maîtrisée à la perfection. On a toujours ici un refrain magnifique, accompagné de chœurs grandiloquents.

Tel un oasis de mélancolie au cœur de cet univers intense, «Undiscovered Dreams» combine piano et guitares émouvants. Pour la première fois, on assiste à un vrai duo entre Szymon et la chanteuse, qui se partagent le texte. Le refrain, lent, est juste magnifique. Quelques cuivres qui accentuent la gravité du chant de Szysmon. La voix de la chanteuse sur les derniers refrains, d’un aigu improbable, est totalement bluffante.

La pièce centrale et éponyme de l’album dure plus de dix minutes. Un début explosif, concentré de riffs agressifs, de martelage sauvage de la part de Kamil Ruth, le batteur, et de chant puissant. Une petite partie de chant féminin accompagné de chœurs et vient le refrain, efficace et accrocheur, pour changer. Le chant de Szymon se fait incroyablement varié, ce dernier faisant preuve d’une maîtrise très avancée de sa voix. On note les électriques solos et les chœurs majestueux. La voix féminine, d’un lyrisme renversant, est toujours présente, et fait contraste avec une voix masculine growlée.
La dernière piste, «What If…», l’outro de l’album, fait suite à «BTS-BTT» et permet de conclure de manière mélancolique et poétique cet album aux multiples facettes.

Inutile de chercher le morceau «tâche» de l’album ; toutes les pistes sont magnifiques, ayant chacun leur particularité, qui une mélodie au piano troublante, qui un solo génial, qui des chœurs majestueux… Chaque refrain est magnifique, émouvant ou épique à souhait. Le groupe insère des passages symphoniques de manière très mature, sans faire de surenchère, et les chœurs ne sont jamais trop imposants. Les compositions oscillent entre un power mélodique ravageur et un metal symphonique de la meilleure facture.

Cet album marque la naissance de ce qui deviendra sans doute une des références du genre. Il conviendra à merveille aux fans de groupes tels que Rhapsody. Il y a là un véritable potentiel, un talent de composition indéniable, et une volonté de faire quelque chose de personnel. Certaines personnes accuseront Pathfinder de copier Rhapsody, mais il faut rappeler que ce n’est «que» leur premier album, et qu’il n’est rien d’autre que la première pierre d’un univers en construction, qui prendra une forme de plus en plus affirmée et personnelle, et cet univers sera celui de Pathfinder, reconnaissable entre tous.

34 Commentaires

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romriv - 26 Octobre 2011: J'avoue que pour l'aspect cliché ils ont abusé... xD Merci pour tes compliments :)
Fonghuet - 06 Décembre 2011: Bien qu'on ne se cache pas que c'est trèès influencé de Rhapsody, pour un premier album c'est très bien travaillé et inspiré. Encore des défauts. Le chanteur a encore du travail à faire, mais il ne faut pas jouer les parisiens à trouver tout comme de la merde quand c'est pas exactement comme on veut. Chapeau pour les polonais!
samolice - 27 Juin 2013: Je ne connais rien en power métal symphonique mais j'ai trouvé ce disque fort agréable à la première écoute, bien qu'un peu long à mon goût. Je remercie donc l'ami Max qui me l'a fait passer.

Si ce groupe "copie" Rhapsody et que le maître surpasse l'élève, alors il est temps que je me penche sur la disco des italiens.

Merci beaucoup également pour la chronique très instructive.
edenswordrummer - 30 Août 2013: "Il conviendra à merveille aux fans de groupes tels que Rhapsody"
Bien deviné ;) je viens d'écouter et j'accroche totalement, il est clair que le groupe a sans aucuns doute subit l'influence de rhapsody en raison des orchestration relativements "épaisses" que l'on ne retrouve que rarement dans des groupes autres que rhapsody.
Cependant, l'empreinte du groupe est déjà reconnaissable à mes yeux, et le fait qu'il y ait plusieurs groupes utilisants ce type d'orchestration n'est pas pour me déplaire ;)
Merci pour ta chronique qui m'a donné envie de me pencher sur le groupe.
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