Chargement ...
Vous allez être redirigé
|
| CD paru le 28 Septembre 2009 - Century Media |

 |
Vous devez être membre pour déposer une note
DISC 1
1. As Horizons End 05:27
2. I Remain 04:09
3. First Light 05:01
4. Frailty 04:25
5. Faith Divides Us, Death Unites Us 04:22
6. The Rise of Denial 04:48
7. Living with Scars 04:23
8. Last Regret 04:24
9. Universal Dream 04:18
10. In Truth 04:51
Bonustracks (Limited Edition)
11. Cardinal Zero 04:28
DISC 2 - LOST IN PRAGUE ORCHESTRA MIXES
1. Faith Divides Us, Death Unites Us 04:17
2. Last Regret 04:20
Total playing time 46:08 |
|
|
|
| Chronique |
 19 / 20 |
|
Deux ans après le très bon In Requiem, les Anglais de Paradise Lost reviennent avec ce Faith Divides Us, Death Unites Us, l'une des sorties les plus attendues de cette fin d'année. Et pendant ces deux années, il s'en est passé des choses dans le clan de Nick Holmes! En effet, puisqu'un léger remaniement de line-up a vu l'arrivée d'un certain Adrian Erlandsson (At The Gates, ex-Cradle Of Filth et ex-The Haunted) derrière les fûts, ce qui laissait présager un retour à un son plus dur (surtout quand on connaît les capacités du bonhomme...).
Et bien sachez que Paradise Lost époque Host, c'est bel et bien terminé. Car à l'image de ce Faith Divides Us, Death Unites Us, nos Anglais préférés ont définitivement bouffé du lion...
C'est simple, la réorientation stylistique du groupe sur Paradise Lost (retour des grosses grattes et vers un son plus brut), qui s'était vue confirmée sur In Requiem est toujours présente, c'en est d'ailleurs la continuité. J'irai même jusqu'à dire que Paradise Lost a retrouvé un mordant digne de ses débuts, avec un son encore plus massif, sûrement plus puissant que sur toutes leurs sorties d'ailleurs. Alors oui, l'arrivée de M. Erlandsson n'est pas étrangère à cette impression, puisque le bonhomme a su apporter sa frappe précise et son background plus extrême sur chacune des compositions. Résultat : une touche plus violente émane de cet opus, on a même droit à de la double-pédale sur l'excellent et burné "Frailty" !
Et ça commence dès "As Horizons End": débutant par une intro très typée gothique (avec choeurs d'église et compagnie) qu'un son de gratte lourd, mélodique mais surtout puissant, vient égayer (ou pas, selon l'humeur !)... Même la voix de Nick Holmes semble avoir pris en puissance ! Un refrain imparable, quelques airs de Draconian Times et le tour est joué pour débuter l'album de la plus belle des manières.
Ici, la lourdeur est omniprésente, chaque morceau ayant un impact incroyable, même si de nombreux solis et autres interludes acoustiques (vraiment bien foutus par ailleurs !) viennent aérer le tout ("I Remain", "First Light",...). La paire guitaristique se démène, desservant sans doute l'une de leurs meilleures performances, à l'image des nombreux solos et autres actes de bravoure guitaristique ("Faith Divides Us, Death Unites Us", "The Rise of Denial" ou encore "Universal Dream"). Les tubes s'enchaînent ("First Light", véritable perle de Metal Gothique, "Faith Divides Us, Death Unites Us", "Last Regret" ou le final "The Truth"), chacun possédant son refrain accrocheur, ses multiples détails fouillis, ses innombrables soli et autres solos... Paradise Lost voit les choses en grand et ça marche !
Faith Divides Us, Death Unites Us est un véritable aperçu de ce que Paradise Lost a toujours su faire, tout en préservant une sorte d'équilibre entre les morceaux. En effet, un morceau "brutal" comme "Frailty" se verra contre-balancé par le plus calme "Faith Divides Us, Death Unites Us", ou un "Living With Scars" flirtant avec le Death Metal old-school (notamment sur les couplets), et sera suivi d'un "Last Regret" bien plus lancinant et aérien. Au final, les dix morceaux font preuve d'une cohésion étonnante, dans laquelle on reconnaîtra de sacrées bonnes doses mélancoliques propres à Paradise Lost.
Concrètement, le Paradise Lost 2009 est un excellent cru, bien plus puissant que tout ce qui a été fait par le groupe auparavant. Si je devais situer musicalement cet opus, il se retrouverait aux côtés des monuments tels Draconian Times ("As Horizons End", "In Truth"), Paradise Lost ("Last Regret") et In Requiem ("I Remain", "The Rise of Denial"), tout en surpassant chacun de ces opus (si si, je vous assure !). Paradise Lost a retrouvé un mordant d'une lourdeur étonnante, ainsi qu'un impact plus extrême que les dernières sorties (et on en revient au fameux "Frailty" !), sûrement dû à l'arrivée de Adrian Erlandsson qui, par son jeu précis et sans faille, parvient à donner une dimension inattendue chez Paradise Lost.
La production est dantesque, mettant parfaitement en valeur chaque détail de cet opus. Chacun des musiciens délivre une excellente prestation, particulièrement Nick Holmes (dont la voix est toujours aussi expressive) et Adrian Erlandsson.
Pas grand chose à jeter, la sensation que Paradise Lost vient de nous pondre leur meilleur album ici me prend. Et pourtant, il en faut pour passer après une telle discographie ! J'ai beau chercher, je ne vois vraiment pas ce que l'on pourrait reprocher à Faith Divides Us, Death Unites Us!
Un nouvel album très attendu donc, mais l'attente n'aura certainement pas été vaine, puisque Paradise Lost revient au sommet de sa forme, pour reprendre son titre de Roi incontesté du Metal Gothique. Un album plus puissant, plus brut que ses prédécesseurs, tout en restant très mélodique et accrocheur, Paradise Lost vient sûrement de nous sortir son meilleur opus ! En effet, chaque morceau possède son atmosphère, son identité propre qui mène à un tout vraiment massif.
L'arrivée de Adrian Erlandsson n'a donc apporté que du bon au groupe !
Vraiment, un opus à ne pas rater, qui sera incontestablement cité en exemple dans le petit monde du Metal Gothique !
19/20
41 commentaires |
|
|