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| CD paru le 03 Mai 1996 - Eastwest Records / Atlantic Records |

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1. The Great Southern Trendkill
2. War Nerve
3. Drag the Waters
4. 10's
5. 13 Steps to Nowhere
6. Suicide Note Pt. I
7. Suicide Note Pt. II
8. Living Through Me (Hell's Wrath)
9. Floods
10. The Underground in America
11. Sandblasted Skin (Reprise) |
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| Chronique |
 19 / 20 |
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2 longues années ont séparé le splendide Far Beyond Driven de ce The Great Southern Trendkill, 2 ans qui m'ont paru à moi, comme à tous les fans de Pantera comme une éternité...Tout le monde attendait le successeur du splendide Far Beyond Driven...
Moi-même j’étais un peu inquiet, je me demandais vraiment ce que le groupe allait nous pondre ce coup-ci, même si par le passé je n’avais jamais été déçu par Pantera…
J’avais tort de m’en faire, car c’est une nouvelle tuerie que nous ont livrée les 4 cow-boys de l’enfer avec ce The Great Southern Trendkill !!!
Dés la première écoute, on comprend que c’est l’album le plus violent et le plus sombre de toute la discographie des texans…Dés les premières notes de la chanson éponyme, on décèle une rage et une furie qui ne quittera l’album qu’à l’occasion de trois ballades(!) : «Suicide Note Pt1», «Floods» et «Tens» qui sont toutes différentes de ce que le groupe a pu écrire par le passé, traitant de sujet très sérieux, elles sont splendides et glacent le sang de par leur froideur…La tonalité violente de la quasi-totalité des chansons est renforcée par le fait que Seth Putnam, vocaliste de Anal Cunt, a été invité à pousser la chansonnette sur plusieurs titres. De purs bijoux sont présents à nouveau sur cet opus comme «The Great Southern Trendkill», «Drag the Water», «13 Steps to Nowhere», le rageur «Suicide Note Pt2» ou l’énorme «Living Through Me» avec son break très sombre et pesant…
On peut tout de même noter que, même si comme prévu cet album n’a pu faire mieux que son prédécesseur au niveau des compos, le son est quant à lui encore plus puissant, et a largement le pouvoir de séduire les amateurs de gros son qui tue !!!
On peut également constater un tournant dans les paroles qui traite beaucoup de la «trend» comme le dit (le hurle plutôt !!!) si bien mister Anselmo qui a visiblement été très énervé de la tournure qu’a pris le métal à cette période…
En résumé, même s’il n’arrive pas à la hauteur de Far Beyond Driven, il en est un excellent successeur…et restera également comme l’un des plus grands albums qui m’ait été donnés d’écouter…
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| Chronique |
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Pantera !!! Et son "Great Southern trendkill", mon pêché mignon !!
A l'époque où le metal évolue vers une forme plus abordable (le roots de Sepultura qui se "néo-métalise", les apparitions de Korn et Deftones sur le marché du disque), un groupe tient bon. Pantera débarque avec son pamphlet "The Great Southern Trendkill", un album tout aussi venimeux que ce serpent à sonnette bien "made in texas" qui illustre la pochette.
EN effet, Pantera décide de foutre un gros coup de poing sur la table en sortant son album le plus brutal.
Le morceau éponyme annonce la couleur, les premières secondes marqués par les hurlements de Phil Anselmo, une batterie qui part en thrash direct, la guitare bien grasse de Darell...
Quel prod, mais quel prod nom de Zeus !!
La batterie : énorme , Vinnie Paul et son feeling imparable, la guitare de Dime épaisse au possible, la basse de Rex rugissante et les riffs... tout est présent pour un album historique, marquant de son sceau l'ère métal des 90's.
Un groove ultra-efficace, je pense au dernier riff du morceau éponyme avec son solo "délirant", la rythmique de guitare sur l'intro de "war nerve" avec ses multiples changements rythmiques et le chant d'Anselmo... sans conteste sa prestation vocale la plus extrême de toute sa carrière sur cet album.
Malgré la violence palpable de GST, les quatres pensent à inclure avec finesse quelques moments d'accalmie comme "10's" (avec son solo bluesy), mettant une fois de plus Darell à l'honneur. Je pense également à "Floods" LA "balade" de l'album, avec ses superbes parties de guitares acoustiques 12 cordes soulignant là encore le sens de la mélodie de Dime, puis ce brake destructeur laissant place à un solo simplement génial que seul Feu Dimebag Darell savait sortir de son immonde washburn.
Et ce Suicide NOte Part1, laissant plus de place à la voix à la fois rauque et suave de Mister Anselmo (qui démontre là une capacité notoire à tendance "crooner" pas déguelasse du tout).
Puis déboule Suicide NOte part2, l'antithèse parfaite de la part 1, j'adore. On passe du calme plat à un morceau d'une rare violence avec un tempo assez extrême, une guitare encore délirante qui joue la surenchère en effet Whammy (tout le monde sait que Darell raffolait de cet effet de gratte), une basse/batterie qui prend le train et un Anselmo qui hurle carrément façon grindcore.
Quitte à se faire péter les veines frontales, allons-y gaiement ! Des riffs thrash groovy en veux-tu en voilà, bref une baffe permanente que cette album.
L'accordage gras au possible que Dime cherchait, on peut dire qu'il a bien réussi son coup... et ça n'est pas ce "The Underground in America" qui me contredira, avec sa guitare accordé plus bas que terre (en LA, ce qui équivaut à un Si de guitare 7 cordes, accordé un ton plus bas !!). Dans ce titre, on notera une cassure bien lente, pesante, assez "calorique" très typé black sabbath, groupe que le quatuor texan affectionnait tant.
Pour résumer, cette album serait (selon moi) le plus abouti de Pantera, une grosse mandale dans la gueule et, après une première écoute, on a qu'une envie : c'est de tendre l'autre joue et recommencer.
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