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Liste des groupes Metal Industriel Pain (SWE) You Only Live Twice
CD, date de parution : 03 Juin 2011 - Nuclear Blast
Produit par : Tagtgren Peter
Style: Metal Industriel

NOTE SOM : 16/20
Toutes les notes : 17/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Let Me Out
2. Feed the Demons
3. The Great Pretender
4. You Only Live Twice
5. Dirty Woman
6. We Want More
7. Leave Me Alone
8. Monster
9. Season of the Reaper
Bonustracks
10. Crawling Thru Bitterness (Unreleased)
11. The Great Pretender (Millboy & Peka P Remix)
12. Dirty Woman (MC Raaka Pee Remix)
13. You Only Live Twice (Rectifier Remix)
14. Leave Me Alone (Rectifier Remix)
15. Eleanor Rigby (Live at Sundown Festival, 2008)
16. Follow Me (Live in Brussels, 2009)
17. I Don’t Care (Live at Raimsmes Festival, 2009)
18. Bitch (Live at Raismes Festival, 2009)

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45 avis 3 17/20
Chronique
16 / 20
    Eternalis, Lundi 30 Mai 2011 parlez-en à vos amis  
Un témoignage fidèle d’un artiste complet, fédérateur et définissant le terme « art » avec un grand A...

« Chaque réussite est l’échec d’autre chose »
Jacques Prévert


L’échec.
Une notion bien abstraite de l’absence de satisfaction procurée par une action qu’un individu se convainc intérieurement d’avoir raté. La négation de l’action, le désenchantement d’une finalité en deçà des attentes, ou simplement un objectif non atteint.
L’échec ou cette absence d’abnégation devant la défaite, ce manque de hargne qui, chroniquement, empêche l’homme de rebondir dans bien des cas, tout du moins dans un premier temps.

"You Only Live Twice"…et si une seconde chance s’offrait à nous ? Une deuxième vie ? Une existence factice dans laquelle tout serait possible, accessible, atteignable et embelli.
Un songe, une utopie…
Pain en a offert le nom à son septième album…

Faisant suite à un "Cynic Paradise" ayant fait un véritable carton commercial, le multi-instrumentiste et génial producteur Peter Tâgtgren revient après un retour à Hypocrisy voilà deux ans.
Laboratoire des idées les plus expérimentales du ‘sieur, Pain a toujours fait de chacun de ses disques une expérience radicalement différente de la précédente et de la suivante. Néanmoins, plusieurs dominantes reste ancrées dans la composition du suédois depuis des années…à savoir une qualité musicale insolente depuis des années, et une propension à proposer des tubes atomiques tous plus explosifs les uns que les autres.

"Nothing Remains the Same" et "Dancing with the Dead" avaient imposé un métal électronique et catchy aussi violent que spatial, aux refrains mélodiques qui inspireraient une flopée de groupes de la nouvelle génération (les Sybreed et compagnies particulièrement) et à la production d’une massivité littéralement oppressante tout en étant paradoxalement des plus éthérées. A l’inverse, "Psalms of Extinction" avait été une aventure foncièrement plus froide, mélancolique et sombre. Un psyché particulièrement schizophrénique et tranchant d’un personnage tiraillé entre de multiples personnalités.

"You Only Live Twice" rejoint pour plusieurs points cet aspect, s’éloignant de la musique plus accessible du précédent opus, malgré une concordance dans un son d’une épaisseur effroyable (souvenez-vous le jouissif "Monkey Business"…).
"Let Me Out" ouvre le bal dans un flot de sonorités électroniques avant qu’une batterie ouvertement mécanique ne déferle, puis un hurlement dantesque de Peter, purement teinté Hypocrisy. Dès les premiers couplets, le suédois se fait menaçant, brutal, susurrant ses paroles de manière belliqueuse ou prêt à mordre la seconde suivante, sous couverts de nappes de claviers sombres et chaotiques. Un refrain chanté en clair ne vient pas éclaircir un morceau gardant sa veine d’agression et d’urgence. Quelques flottements atmosphériques évoquent le temps d’un "Rebirth", mais des guitares rageuses viennent très rapidement lacérer l’auditeur de nouveau, avec une hargne peu commune chez Pain, renvoyant ouvertement au groupe principal de l’architecte sonore qu’est Tägtgren.

"You Only Live Twice" laisse pénétrer une aura sombre tout au long de neuf morceaux tous plus épais et sombres les uns que les autres, dans une atmosphère parfois proche d’un Ministry actuel. "Feed the Demons" s’ouvre ainsi sur des nappes de claviers menaçantes, puis le riff s’enclenche en dévastant tout de son aura démoniaque. Peter apparait en prédateur sournois, rusé et machiavélique, usant de toutes ses variations vocales, passant d’un susurré glauque à un hurlé jouissif en s’octroyant quelques incartades claires beaucoup plus malsaines qu’à l’accoutumé (ce refrain martial en est le meilleur exemple).
Cependant, c’est clairement des compositions de la trempe d’un "Monster" qui laisse pantois tant il sonne comme un pur titre de death metal. De son ouverture en descente de toms au riff lacérant et violent en passant par des vocaux brutaux et excessifs, Peter se permet parfois d’y inclure des accents plus mélodiques et scandinaves. Les claviers occupent une place prépondérante dans l’instauration d’une ambiance apocalyptique et désolé en toile de fond, sur une musique toujours aussi directe et, malgré tout, incroyablement catchy.

On retrouve néanmoins le nid à tubes qu’est Pain avec "The Great Pretender" ou "We Want More" mais il apparait pourtant en second plan. Il serait pourtant dommage, voir impensable, de ne pas évoquer ces superbes morceaux aux refrains qui ne vous quittent plus une fois entré en tête. Le premier, simple et efficace, évolue dans une composition des plus traditionnelles, comme nous sommes en droit d’attendre de la part du géant suédois. "We Want More", quand à lui, largement plus frénétique, nous pond l’un des refrains les plus mémorables du disque, rapide et apte à déclencher une furie en concert, avec encore une fois ce Peter vicieux et opiniâtre sur les couplets. "Dirty Woman", premier single du disque, révèle également quelques surprises, entre un riff très rock n’roll mais produit de manière très moderne et épaisse, sur laquelle Peter semble se rapprocher vocalement d’un UDO cybernétique du plus bel effet. Ici encore, le refrain se veut purement hymnique et dévoile de manière insolente le talent d’un homme qui, depuis vingt ans, continu de composer, produire et jouer avec la même fougue, la même envie et la même détermination que s’il avait quinze ans et que le monde restait à conquérir, loin de l’état d’esprit d’un homme ayant déjà le monde à ses pieds (la collaboration et le résultat titanesque de sa production sur le dernier Septic Flesh en est le meilleur exemple).

Certes, "You Only Live Twice" ne changera pas le cours de l’histoire, mais il est un témoignage fidèle d’un artiste complet, fédérateur et définissant le terme « art » avec un grand A depuis deux générations. Un artiste complet, ayant déjà travaillé avec les plus grands, et ayant propulsé ses deux projets tout en haut de l’affiche depuis quelques dizaines d’années. Le témoignage d’un homme pour lequel le mot « échec » n’existe pas et se remplace invariablement par « travail, abnégation et remise en cause constante ». Peter Tägrtren n’a pas a vouloir une seconde vie…sa première est une pleine réussite. Un nouveau chapitre s’écrit sous vos oreilles ébahi…




16 Commentaires

Chronique
    Sowilo, Dimanche 17 Juillet 2011 parlez-en à vos amis  
Pain continue sur sa lancée, et apporte son lot de nouveautés sans jamais se trahir.

L’hyperactif multi-instrumentiste suédois Peter Tagtgren, en cet été 2011, ressort son one man band Pain pour un septième album. Ce type ne s’arrête jamais, à ce demander s’il dort entre 2 sortie d'Hypocrisy ou de Pain, les concert, la production des galettes des autres etc. Et il y en a qui trouve le temps d’écrire des chroniques… Le pire, c’est que tout ce qu’il entreprend se couronne toujours d’un bon petit succès au minimum, quand ça n’est pas un carton. Du coup, même si on se pose toujours des questions avant d’attaquer une nouvelle production d’un bon groupe, on se doute bien qu’un nouveau Pain aura quoi qu’il en soit quelque chose à défendre. Enfin, par habitude je dis « groupe », mais rappelons qu’en studio, Pain c’est uniquement le travail solitaire et acharné de Peter Tagtgren.
Nuclear Blast oblige, on se retrouve encore avec une simple pochette transparente en guise de boîtier… Oh ça va, je déconne, c’est un gros fourreau carton avec un digipack pour chaque CD (l’album et les bonus), toujours aussi peu écolo mais classe. Neuf titres sur l’album, neuf bonus. Mmmh, le doute m’habite alors. Pour un groupe qui fait dans la chanson efficace, relativement courte, ça fait peu de titres et beaucoup de bonus. D’un autre côté, il y a souvent une ou deux chansons à jeter sur chaque album de Pain, alors c’est peut être une bonne idée. Allez, arrêtons les suppositions, et écoutons.

Dès qu’on a pris « Let Me Out » dans les dents la première fois, on se pose avant de continuer, car pour une intro, ça c’est une intro. La rythmique fait des envolées rapides, l’électronique tourbillonne, et Peter étale ses divers registres vocaux avec classe. Et ce refrain messieurs dames, ce refrain ! Voilà une bonne grosse claque qui donne envie de continuer. Et globalement, le reste n’est pas aussi percutant mais reste sur cette bonne lancée. La production, comme on s’en doute avec le bonhomme, est au poil, parfaitement équilibrée. Elle rend encore une fois à la musique de Pain cet aspect froid et cybernétique. J’insiste, mais au delà du simple son en béton armée, habituel des grosses production suédoises, le mix reflète le professionnalisme de Peter. Chaque son est à sa place, et mis en avant ou en retrait juste quand il faut.
Les guitares gardent ce son épais typique de l’indus à la Rammstein. La batterie est plus variée qu’avant puisqu’elle ne se contente pas toujours de ne marquer que le rythme. Peter a fait des progrès à la batterie on dirait. L’électronique est omniprésente, à coup de petites mélodies et nappes bien placées. Le chant use toujours autant de la superposition, qu’il s’agisse de chœurs artificiels en chant clair ou de couches clair/death.

Plutôt qu’une suite de Cynic Paradise, ce You Only Live Twice remonte davantage du côté de Dansing With the Dead, en plus costaud. La chanson qui donne son nom à l’album ressemble même un peu trop à « Same Old Song » sur Densing With the Dead, comme quoi le titre était bien trouvé. Même rythme, même principe de la mélodie puissante et relativement lente sur le refrain, avec couplets en chant clair etc. Ailleurs, cette ressemblance reste relative à une certaine ambiance et l’album a clairement sa personnalité. Peter lorgne parfois vers son autre groupe Hypocrisy, via des passages très typés death mélo et un chant death un peu plus présent (« Let Me Out », et « Monster » surtout). Le single « The Great Pretender » et « We Want More » sont celles qui marquent le passage de Cynic Paradise, avec leur rythme binaire, leur côté dansant au son de mélodies électroniques entêtantes, soutenues par des riffs massifs mais bateaux. « Dirty Woman » tente l’originalité en proposant quelque chose de plus heavy, une touche de hard rock metalisé par la production. C’est l’occasion de redire que les filles c’est pas bien, thème décidément récurrent, mais assez marrant cette fois. « Feed the Demon » aussi parvient à se démarquer, avec son ambiance martiale et malsaine, évoquant un peu Samael dans leurs heures les plus électros.

Bon et ce CD gorgé de bonus alors. Et bien il commence par la seule vraie chanson bonus, qui bien qu’elle puisse ressembler à d’autres pistes, est plutôt sympa et aurait pu trouver sa place sur l’album. Mais que voulez-vous, il faut bien pousser les gens à se procurer au passage les divers remix et lives qui suivent. Quoi qu’il en soit, je préfère toujours largement ça aux habituels DVD bonus proposés par tant d’autres groupes, avec un reportage sur l’enregistrement, plein d’auto satisfaction, en suédois sous-titré anglais. Surtout que pour le coup, les remix sont plutôt sympas, ceux de « The Great Pretender » et « Leave Me Alone » surtout, apportant une vrai autre vision des morceaux. J’imagine presque « The Great Pretender » passer sur un manège avec le forain qui bonimente des sensations fortes à pas cher. Quant aux chansons live, je ne vais pas détailler, c’est potable, mais en aucun cas indispensable.

Pain continue sur sa lancée, et apporte son lot de nouveautés sans jamais se trahir. Cet album semble plus maîtrisé que jamais, un petit peu plus technique aussi. Cette stabilité et cette bonne qualité compensent la durée un peu courte. Ceci dit, je soupçonne vraiment qu’il puisse rapidement lasser après plusieurs écoutes, auquel cas il ne restera bientôt que comme un bon album, efficace, divertissant, mais pas vraiment marquant. On en redemande quand même sans hésiter.




2 Commentaires
Commentaire
17 / 20
    Kairos, Jeudi 27 Octobre 2011 parlez-en à vos amis  
L'opus le plus mature et le plus abouti de la carrière de Pain

Pain est le projet solo d'un seul homme : Piotr "Peter" Tägrtren, multi-instrumentiste de génie, chanteur guitariste du groupe de Death Mélodique Hypocrisy et possesseur d'un prestigieux studio d'enregistrement : The Abyss. Pain naît en 1997. Il enchaîne les albums, notamment une suite de trois tueries : Nothing Remains the Same, Dancing with the Dead (putain cette Same Old Song !!!) et Psalms of Extinction. En 2009 sort Cynic Paradise, énorme carton commercial pour un album assez moyen somme toute, il tient la route (Monkey Business)mais pas assez de titres accrocheurs et de renouvellement.

C'est donc ce You Only Live Twice au titre délicieusement absurde qui doit succéder au moyen Cynic Paradise. Dès le début de l'album, on sent venir le chef-d'oeuvre. Let Me Out, un titre assez violent avec un refrain bien foutu et accrocheur. Car oui c'est ça Pain, son lot de hits et de refrains impossibles à sortir de la tête. Et là y en a un paquet en plus de Let Me Out : The Great Pretender, We Want More, Fear The Demon, Leave Me Alone, You Only Live Twice, Dirty Woman sont des morceaux taillés pour le live.
Les deux autres morceaux sont plus sombres, avec un Monster assez extrême et un Season Of The Reaper particulièrement noir.

Tout au long des 45 minutes de l'album, on ne s'ennuie pas un seul instant, je peux vous dire que chacun des titres vous donnera une furieuse envie de headbanger. Cette galette est en plus desservie par une production exemplaire signée... Peter Tägtgren, mettant bien en avant chaque instrument, très professionnelle.

Alors oui je peux le dire, Peter Tägtgren est un génie musical, et vient d'accoucher de l'album le plus mature et le plus abouti de sa carrière au sein de Pain, diversifié, inventif et ingénieux, un vrai chef-d'oeuvre.
Sur ce je vous laisse, je me le repasse.

Kairos




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