Nothing Remains the Same

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Nom du groupe Pain (SWE)
Nom de l'album Nothing Remains the Same
Type Album
Date de parution 15 Juillet 2002
Produit par
Style MusicalMetal Industriel
Membres possèdant cet album193

Tracklist

1. It's Only Them 04:51
2. Shut Your Mouth 03:12
3. Close My Eyes 03:45
4. Just Hate Me 03:55
5. Injected Paradise 05:10
6. Eleanor Rigby (Beatles Cover) 03:52
7. Expelled 03:43
8. Pull Me Under 04:15
9. Save Me 03:37
10. The Game 04:10
11. Fade Away 04:58
Bonustracks (Limited Digipack)
12. Hate Me 05:23
13. Liar 05:19
14. Give It Up 03:58
- Shut your Mouth (Video-Clip)
Total playing time 1:00:08

Chronique @ valentheris

13 Août 2010
2002 fut une année assez chargée pour le Suédois hyperactif Peter Tägtgren. En effet, alors qu'il termine le mixage pour le redoutable "Sons Of Northern Darkness" d'Immortal déjà débuté fin 2001, qu'il travaille à la composition du huitième album d'Hypocrisy "Catch 22" où il est déjà chanteur et guitariste, qu'il aide à la production du troisième album de ses compatriotes de Shining ("Angst...") et qu'il enregistre les instruments pour le deuxième opus de Susperia, le Sieur Peter trouve encore le temps de créer onze nouvelles pistes pour son projet solo de metal industriel "Pain". Il faut croire que cet homme aime les défis et bien heureusement pour nous, il les relève tous à la perfection comme en témoigne la qualité des albums passés entre ses mains cette année là et la force de composition dont il fait preuve à chaque nouvel album de Pain.

Ce troisième Full-Lenght de musique personnelle, entraînante et psychédélique ou plus simplement "Nothing Remains the Same" est la preuve même de la polyvalence de Tägtgren capable de jongler entre Black Metal et Death Mélodique avec brio et en même temps s'avancer vers les contrées froides, mécaniques et complètement barrées qu'il met en musique au sein de ce One-Man-Band.
Bien entendu, un tel projet amène forcément certains puristes en première ligne lors de débats stériles visant à savoir si Peter T. fait cette musique si accessible afin d'empocher des billets supplémentaires. Laissons donc ces médisants à leur propos vides et partons à la découverte de ce troisième opus, riche en sincérité et en émotions, mais qui par conséquent présente des inconvénients pour les personnes ne partageant pas les pensées ou les états d'âme du géniteur de ce projet.

Dès le début de "It's Only Them" nous nous retrouvons en terrain connu, terrain dont nous avions déjà commencé l'exploration avec l'album éponyme et "Rebirth". Un riff déjanté se fait entendre accompagné de sonorités électroniques et d'une batterie énergique, mais se contentant de suivre le rythme sans tomber dans l'avalanche de blasts (d'un autre côté ce n'est pas ce qu'on lui demande) montrant alors un aperçu du contenu de l'album et prouvant que Pain reste fidèle à lui-même au fil des années. "Shut Your Mouth" demeure incontestablement l'un des titres les plus marquants que le Sieur Tägtgren ait jamais composé quel que soit le groupe dont il est fait partie. Une mélodie simple et accrocheuse qui prend immédiatement l'auditeur aux tripes lui donnant une furieuse envie de chanter le refrain en martelant le sol de son pied et qui reste en tête (malheureusement?) des heures entières.

Encore une fois l'album varie dans ses atmosphères passant des titres "joyeux" tel que celui sus-cité ou encore "Save Me" qui demeure imparable malgré une certaine linéarité ou "Pull Me Under" qui demeure certainement l'une des pistes les plus simples mais aussi une des plus jouissives, à des registres plus sombres voir mélancolique comme "Just Hate Me" qui en dépit de sa lenteur restera marquant dans cet album pour l'ambiance qu'il dégage ainsi que "Fade Away" titre final parachevant l'œuvre en distillant une ambiance sinistre finissant de mettre les points sur les i sur les pensées que P.T. peut avoir dans ses moments perdus. Comme je le disais tout à l'heure, le contenu de l'album étant une mise en musique de pensées personnelles et d'états d'âme spécifiques, chaque composition, bien qu'elles demeurent de qualité dans l'ensemble, ne parviendront pas à séduire tout le monde. Prenons par exemple "Closes My Eyes" qui saura ravir certains auditeurs, mais qui par exemple, pour votre serviteur à des relents de Linkin Park mal amené et même décevant. "Injected Paradise" restant dans la trame principale est un morceau assez intéressant, mais qui repoussera toute personne n'appréciant pas les filtres vocaux que Peter use de temps à autre sur l'album, ce titre en particulier.

On peut donc dire que ce troisième opus demeure, comme à l'accoutumée, savoureux et honnête, bien qu'on puisse lui reprocher un certain manque de vivacité par rapport aux productions suivantes. Le tout demeure néanmoins très prenant durant toute l'écoute et saura ravir les fans du groupe et même enchanter certains curieux ouvert à différents styles de metal, j'en suis une preuve vivante.
L'album préféré de beaucoup, peut-être à juste titre, un album moins marquant pour d'autre, mais il reste indéniablement bon et agréable.

Val'.

2 Commentaires

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krashno - 08 Avril 2012: Merci pour ta chronique, je fais partie des "c'est mon album préféré" car il est novateur et risqué. Ne trouves-tu pas qu'il est plus difficile de proposer des titres aussi ambiant et electro à un public qui ne voudrait que du pur métal? Surtout en sachant que le grand public et les médias généralistes n'ecouteront jamais les excellentes compos qui pourraient leur plaire(Shut Your Mouth, Just Hate ME). C'est finalement moins commercial de sortir un album comme ce Nothing Remains The Same que ceux plus typés metal qu'il proposera malheureusement par la suite!
Samourairock - 08 Avril 2012: Merci pour ta chro!......au vu de la note attribuer je crois que tu as du mal avec les pensée Peter Tägtgren !! en écoutant Eleanor Rigby il faut aussi pensée que ce garçon a débuté dans la saison Beatles et pour remettre ce titre en valeur il est passé par une évolution musical assez troublante! Ce qui donne a tout ses album une originalité qu'il tient avec maitrise!! ….. mais bon!! …. belle chro tu défend bien son bout de pain!!!!
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Chronique @ Sken

08 Avril 2012

Une parenthèse mélancolique dans la discographie de Pain

Pain, le projet solo de Peter Tagtgren, leader emblématique d'Hypocrisy, a été conçu comme un défouloir musical par cet hyperactif aux innombrables talents. Fusionnant le métal avec des influences électroniques très prononcées, il donne un nouveau souffle au genre.

Lorsque l'on regarde la discographie du groupe, ce troisième album apparaît comme un ovni. Avec son ambiance de fin du monde, "Nothing Remains the Same" divise les fans de Pain. Apprécié pour sa singularité par certains ou délaissé par d'autres car trop différent, il constitue une sorte de pivot dans la discographie du groupe. Car après ce disque viendra "Dancing with the Dead" avec le succès que l'on connait.

Je dois dire que j'ai découvert ce troisième album après les deux monstrueux disques qui le suivent et qu'il m'a surpris à la première écoute. Que penser alors de cette galette ?

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on n'attaque pas dans la demi-mesure. On retrouve le Pain accrocheur aux rythmes entêtants que l'on connait. Des guitares rageuses et des refrains qui font mouche, Peter et sa voix si particulière, capable d'une colère démesurée comme sur le refrain de "It's Only Them" ou d'un charisme quasi-mystique sur "Shut Your Mouth". Arrêtons-nous un instant sur ce titre qui constitue le véritable tube ( Ah, blasphème, abomination ! ) de ce disque et même l'un des plus gros succès du groupe. Une ambiance malsaine et glauque, un Peter possédé et un refrain obsessif dont vous ne vous séparerez pas de sitôt.

On pourrait alors se demander ce qui rend ce disque différent des autres opus de Pain. C'est l'apparition d'une nouvelle facette du groupe qui s'opère au fur et à mesure que l'on avance dans l'album. On découvre des titres au tempo beaucoup plus lent, aux ambiances encore plus noires ( eh oui c'est possible ! ) portés par des textes tout droit sortis de l'esprit torturé de Peter. Citons parmi eux "Expelled" et "Fade Away" ou encore la reprise des Beatles (oui, vous avez bien entendu) "Eleanor Rigby".

En somme, ce "Nothing Remains the Same" est un excellent album. Confirmant le talent de Peter et son aisance incroyable à créer des tubes, il nous révèle son côté sombre. Une parenthèse mélancolique réussie !

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