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| CD paru en2005 - pas de label connu |
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Intro
Le troubadour necrophageophile
Le Fleau
Necrofistum Prima Nocte
Trolla Infectum Phalus |
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| Chronique |
 15 / 20 |
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Voilà enfin la première démo d'OSSUAIRE, groupe qui nous vient tout droit de Villeuneuve/Lot. Première chose caractéristique lors de la réception de cette démo : leur pochette. Celle-ci est blanche et donc assez sobre ce qui contraste carrément avec leur logo déssiné avec deux têtes de mort empalées, ce qui est de plus en plus rare, et le titre de la démo, assez refroisissant, "Le troubadour Necrophageophile", bref, tout un programe. Au niveau des titres, nous avons "Le troubadour Necrophageophile", "Le fléau", "Necrofistum Prima Nocte" et "Trolla Infectum Phallus" ... Ca sent bon le bon black metal bien crado tout ça, mais avec une cover blanche, c'est bizarre !
Tiens donc, fichtre diable, une petite intro en début de CD avec bruit de clochers et passage lourd avec un pur chant Gras qui sent bon la glaire; ça c'est pas du Black. Y a un petit passage de texte en Latin donc bienvenue au Moyen-Age ... D'ailleurs ce premier titre qui suit est, lui aussi, presque tout en Latin dans un registre Brutal Death avec de bons relents de Old School et un petit solo de fin bien sentit. Ce morceau présente donc le conteur de ces térribles histoires moyen-ageuses, Le troubadour. Ensuite, accrochez-vous, les textes sont en Francais bien audible avec des sujets aussi virulents que la Peste Noire. Sauf que le deuxième titre parle d'un symptôme bien à eux, Le Fléau . On a pour ce morceau, un feeling plus lourd avec toujours ce chant qui respire la crasse fétide des basses-fosses. La batterie en mid-tempo aux fûts et à fond de double accompagne ces riffs parfois syncopés, maladifs. Sur "Necrofistum Prima Nocte", autres temps, autres moeurs. Le rythme s'accélère et la descente dans les profondeurs caverneuses aussi. Cette triste histoire nous est contée avec toute la finesse du troubadour qui, atteint des sonorités abyssales teintées de noiceur par des cris qui tendent vers le True Black par moment. Enfin pour finir en beauté, quoi de mieux qu'une histoire de Troll avec "Trolla Infectum Phallus" chantée joyeusement en refrain par les bardes adeptes d'Ossuaire. Là aussi, on peut retrouver de bonnes rythmiques old-school et de bons petits solos pour une sordide affaire, surtout pour la vierge sacrifiée à la fin du morceau. Et ça fait marrer le Troll qui la défonce à grands coups de couilles qui claquent ... "Ca à craquer", s'exclame le troubadour !!! C'est aussi ça l'univers Ossuairien, à ne pas mettre entre toutes les oreilles : du pur Gore Médiéval Death ... On aime ou on aime pas; moi j'adore ... je vous conseille donc de les contacter si vous souhaitez vous mettre cette galette un peu plus dans le Crane. Dommage que ce soit un peu court mais ça vaut tout de même le coup; vivement l'album !
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