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| CD paru en2004 - Century Media |

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DISC 1
1. Birth of the Three (the Unification)
2. Ocean Land (the Revelation)
3. The Kiss of Babylon (the Sins)
4. A'salk
5. Halo Dies (the Wrath of God)
6. A Call to Awake (the Quest)
7. Building the Ark
8. Norra el Norra (Entering the Ark)
9. The Calm Before the Flood (Instrumental)
10. Mabool (the Flood)
11. The Storm Still Rages Inside
12. Rainbow (the Resurrection) (Instrumental)
DISC 2 - THE CALM BEFORE THE FLOOD
1. The Evil Urge
2. A Never Ending Way
3. Mercy
4. The Beloved's Cry
5. The Orphaned's Medley |
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| Chronique |
 19 / 20 |
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Il y a des musiques qui dépassent le cadre bien trop restrictif des genres, sous-genres et de cette obsession des étiquettes que notre société, obnubilée par la traçabilité, fait valser à tout-va. Il est des œuvres musicales qui transcendent toutes les barrières. Des chefs d'œuvres qui se révèlent délicieusement inclassables. Vouloir les compartimenter à tout prix reviendrait à forcer David Douillet à enfiler une des robes de Mimie Mathy. Improbable et risible.
Ainsi en est-il à mon sens de ce Mabool - the Story of the Three Sons of Seven, troisième essai discographique du groupe israélien Orphaned Land. Pour l'occasion, le combo développe un concept-album ambitieux ayant pour cadre le déluge et qui se voit souvent affubler de l'étiquette death folk. Or, si les deux premiers skeuds, Sahara et El Norra Alila, pouvaient effectivement être classés sous cette appellation, le petit dernier se révèle rétif à toute conclusion hâtive.
Du death, il en est bien entendu encore un peu question avec l'emploi de growls essaimés ici ou là par Kobi Farhi, grogneur de son état, ou encore avec le tricotage de certains riffs rugueux et bruts de décoffrage propres au style.
On peut aussi admettre bien volontiers que le groupe utilise des influences folk, à condition de prendre le terme dans son sens le plus large. En effet, de très nombreuses parties sont directement issues des folklores arabe et juif, qui d'ailleurs s'accouplent sensuellement à la surprise générale.
Mais voilà, Orphaned Land ne se contente pas de cette recette death folk et va puiser son inspiration bien au delà de ces univers musicaux.
Un rapide calcul pour s'en convaincre : la moitié des titres ne contient absolument aucun élément death, pas même un ch'tit cri bestial. Rien. Nada. Quant aux autres titres, ils sont parfois si complexes, constitués de tellement de parties aux ambiances particulières et basées sur des styles différents, que les injections death me semblent être présentes que pour magnifier les envolées mélodiques et émotionnelles que Orphaned Land concocte avec gourmandise. Les israélites, portés sur la philosophie et la spiritualité, mettent en musique avec une rare maestria la philosophie développée dans l'album précédent : "Il n'y a pas de sainteté sans impureté et il n'y a pas de blasphème sans sainteté. Aussi les deux faces doivent vivre en harmonie."
Prenons l'exemple significatif de "The Kiss of Babylon" : le titre commence sur les chapeaux de roue par un riff tranchant soutenant des cris d'ours en rut, puis le morceau vire au heavy calme et mélodique sur lequel Kobi pose un chant clair presque aérien avant que des chœurs israélites débarquent pour finalement laisser la place à la sublime voix féminine de Shlomit Levi qui achève l'auditeur avec ses vocalises arabisantes tandis que les guitares rythmiques semblent s'éloigner au loin. Le tout est évidemment saupoudré par l'utilisation de multiples instruments orientaux. Et encore, je vous la fais court. Sachez qu'un bon paquet de morceaux sont constitués de cette façon.
On retrouve donc pêle-mêle du death, du metal traditionnel, du metal mélodique, du folklore arabe, juif, de la guitare classique (les instrumentaux "The Calm Before the Storm" et "Rainbow"), une bonne dose d'influences de la grande musique (les chœurs latins sur l'acoustique "Building the Ark" ou les violoncelles sur l'ouverture de "Mabool" par exemple), voire une partie au piano limite jazzy ("Norra El Norra"), et j'en oublie.
Bien évidemment, un tel enchevêtrement de styles et d'influences assemblés dans une construction alambiquée à première vue pourrait n'aboutir qu'à un capharnaüm indigeste ou un absurde fatras. Pourtant, il n'en est rien. L'album est d'une cohérence rare et d'une intelligence peu commune. Toute cette effervescence créative sert le concept et fait progresser la musique dans le bon sens du terme vers le but que le combo s'est fixé.
Il serait aussi coupable de passer sous silence le travail remarquable des gratteux, Matti Svatiski et Youri Saharon, qui se révèlent inspirés dans tous les domaines : riffs, soli, parties acoustiques ou classiques. Pour preuve, ce solo hallucinant de simplicité mais pourtant d'une musicalité et d'une beauté rares qui prend véritablement aux tripes sur un "The Storm Still Rages Inside" ainsi catapulté direct chef-d'œuvre absolu pour mes oreilles métallisées.
Je pourrais vous tartiner des pages sur ce disque, sur sa richesse ahurissante, sur sa musicalité incroyable, sur la finesse des arrangements ou sa production aérée, sur ... Pardon ? OK, OK, j'arrête. Cependant, j'insisterai sur ce mélange entre deux cultures rivales dont les peuples se bourrinent joyeusement la tronche depuis tant d'années et créant tant de drames, de peurs et de haines. A son modeste niveau, Orphaned Land prouve, en mêlant subtilement les deux faces, que les ennemis héréditaires ont pourtant des points communs et que l'entente peut exister. Rien que pour cet engagement et cette prise de risques, le groupe mérite d'être encouragé. En tout cas, il me rend fier d'écouter du metal.
Alors Death Folk, ce The Story of the Three Sons... ? Non. Bien plus que cela. C'est un voyage musical dont les esprits curieux et ouverts ne devraient pas sortir indemnes. Une ode au monde et à l'homme. Un manifeste pour la paix et la tolérance. Un pont jeté entre le divin et l'humain. Une œuvre magistrale, tout simplement.
5 commentaires |
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| Mini-Chronique |
 16 / 20 |
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On y croyait plus !
8 ans ! C’est le temps d’attente qui l’aura fallu pour voir les Israéliens d’ORPHANED LAND revenir sur le devant de la scène.
Même si leur dernier album en date « El Norra Alila » nous avait un peu laissé sur notre fin, on n’en attendait pas moins ce nouveau disque avec impatience.
Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on n’a pas attendu pour rien ! Loin de là !
Ce Mabool – The Story Of Three Sons Of Seven est tout simplement admirable !
Mêlant sonorités orientales, voix féminines et chant death masculin, le groupe nous avez habitué à faire dans l’originalité, cet album n’échappe pas à la règle.
Diversité est le maître mot : l’œuvre a été enregistrée en 5 langues différentes (anglais, arabe, yemen, hébreu et latin), on a droit à de nombreux instruments orientaux (bouzouki, saz, percussions), les vocaux sont agrémentés de chœurs.
Malgré tout ce côté folklorique, Mabool préserve une tonalité death grâce à la voix de son chanteur Kobi Farhi qui nous prouve en plus qu’il peut passer d’un chant death a un chant clair plus calme (trop ? ) sans aucune difficulté.
Le concept tourne autour du déluge (oh, la jolie pochette !) peut surprendre mais n’oublions pas qu’il s’agit d’un groupe Israélien.
Vous l’aurez compris, Mabool est un très bon album a conseillé à tous les amateurs d’exotisme et de métal !
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| Mini-Chronique |
 18 / 20 |
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Après 8 ans d'absence, Orphaned Land nous revient avec un nouvel album avec un titre plutôt particulier, Mabool, qui: en hébreu signifie "Déluge".
Avec un tel titre, il faut forcément s'attendre à un concept album, et il l'est en quelque sorte. Il prend pour thème la Bible et aussi le périple de Noe. Il raconte l’histoire de trois fils (un pour chaque religion monothéiste) qui essayent de prévenir l’humanité de la venue d’un déluge comme punition de leurs péchés. Un récit pacifiste, qui pour certain, peut être en contradiction avec la musique
Donc, nous voici avec un album de death folk, plus progressif que les derniers, et ce à cause de titres longs et planant ("Mabool", "The Rage Still Rages"). Peut-être moins violent, puisque les titres possèdent plus d'instruments orientaux ("Ocean Land", "Birth of the Three"), et d'ambiance. Et malgré la voix toujours aussi grave et puissante de Kobi Fahri, qui, avec virtuosité, passe, sans difficulté, de grognements à du chant clair et calme.
Le groupe aura décidément beaucoup travaillé. La diversité, qui est le maître mot de l’album, avec d’abord celle des langues. On en retrouve pas moins de 6 (dont forcément, l'anglais, l'hébreu et l'arabe), comme sur des titres tels que "Norra et Norra", "A'salk A'salk" avec une sublime voix féminine. Celle, ensuite, des instruments et du chant traditionnel qui s'unissent avec les guitares, avec une réelle magie. On peut noter aussi les superbes solo de guitare, dont un mémorable sur "The Storm Still Rages", ainsi que les claviers qui font, forcément, penser aux duos de ceux de Dream Theater ("A call to Awake")
Bref, Mabool restera,assurément, LE chef d'œuvre du groupe, un petit bijou de mélange métal et de musique orientale.
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