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Liste des groupes Death Progressif Opeth Watershed
30 Mai 2008 - Roadrunner Records
Opeth : Watershed, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 19/20
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Tracklist
1. Coil 3.07
2. Heir Apparent 8.51
3. The Lotus Eater 8.48
4. Burden 7.42
5. Porcelain Heart 8.01
6. Hessian Peel 11.26
7. Hex Omega 6.59

Bonustrack (Japanese Release)
8. Derelict Herds 6.33

DVD (Special Edition)

- Watershed (in 5.1 Mix)
- Documentary (Making-Of Watershed)
1. Derelict Herds 6.29
2. Bridge of Sighs (Robin Trower Cover) 5.56
3. Den Ständiga Resan (Marie Fredriksson Cover) 4.10

Total playing time : 78.02

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NEUF
Chronique
18 / 20
    MisterF, le Mercredi 18 Juin 2008 parlez-en à vos amis  
Enfin le nouvel Opeth est disponible ( plus ou moins )à l'écoute , et je dois admettre que j'étais tout particulièrement attentif à cette galette et ce que le web pouvait en filtrer . Nous voila donc devant le très attendu successeur au non moins bon Ghost Reveries qui avait exposé Opeth à un public plus large .

Alors qu'en est il d'Opeth en 2008 et de ce Burden a la pochette énigmatique ?
7 Pistes , 55 Minutes , Play

Le CD s'ouvre avec Coil une pièce de jouée la gratte acoustique ou la basse se fait discrète et les percussions inexistantes , la première chose qui rassure , la voix est toujours la , toujours aussi profonde et cette composition mélodique et mélancolique montre la force dont fait toujours preuve Opeth sur ses mélodies . La piste rappelle fortement Isolation Years sur Ghost Reveries , avec une intervention d'une chanteuse a la voix non négligeable sur la fin du morceau , la piste est relativement courte et fait une bonne introduction.

Sans réelle liaison Heir Apparent est la suite avec ça batterie lourde d'entrée de jeu , sa guitare lente et sa mélodie Opethienne a souhait , tout s'arrête brutalement , un break de piano et c'est reparti sur un thème brutal ou le chanteur nous gratifie d'un chant death bien assuré remplis d'overdubs , la double pédale est la , mais le tempo reste très lent ce morceau reste un grand opeth. après un solo très vintage un break a l'acoustique et a la section de vents avant de reprendre sur des blasts a fond la caisse . La chanson est parsemée de passages violents coupés de break acoustiques puis fini sur un passage mélodique . Un futur classique.

The Lotus Eater , ou l'intro se fait sur des vents avec le chanteur susurrant la mélodie et la , LE choc , des blasts beats a fond la caisse avec du chant clair par dessus . L'ombre de Strapping Young Lad plane sur cette combinaison " Blast-Clair " étant donné qu'ils en sont de fervents utilisateurs. Le couplet envoie le lard , les breaks sont puissants , les solis extrêmement travaillés , la voix death est extrêmement bien assurée. Le break apparait vers le milieu de la chanson avec un clavier profond , une guitare acoustique et un soli de basse , ça sonne un peu vintage , surprends quelques peu mais faut reconnaitre l'efficacité de la chose , un final mélodique avec des voix en fond et nous voila propulsés vers Burden.

Une intro au piano de toute beauté , une guitare planante ( Pink Floyd ressort comme influence principale ici ) , un groove de basse très ballade et une ligne de chant sensible , un rythme très pop avec toujours une gratte atmosphérique , grosse impression pop . Un solo pompé a Pink Floyd sur le break , mon dieu que ce clavier sonne vintage , le jeu du nouveau guitariste se fait plus comprendre sur ce cd , durant les nombreux passages instrumentaux de cette chanson en particulier . Un final a la guitare acoustique désaccordée .

Le single : Porcelain Heart , et bien la ça fait super mal d'entrée de jeu , une pure mélodie opethienne , une pure rythmique opethienne , tout ça n'a plus rien de calme mais le coté planant est toujours la . Des breaks acoustiques , une voix claire , des solis , monstrueux , énorme entre tempête de violence et pluie de mélancolie , une grande place à la mélodie , la plus Opeth des chansons de ce cd .

Hessian Peel a la suite , commence sur une note de basse , pour enchainer sur un passage très country , très pink floyd en somme , des solis a la Gilmour et la voix est esseulée sur un clavier , la guitare acoustique . Le début de cette chanson sent beaucoup le Dream Theater époque Octavarium et brusquement a la moitié , le défoulement monstrueux , le chant se fait aggressif les beats de batterie brutaux , les riffs sont ultra puissants et les instrumentaux toujours aussi travaillés en mettent gros la tête .

Hex Omega , plus Opeth qu'Opeth hesite entre agression et atmosphère planantes , le clavier vintage est toujours la , la guitare acoustique aussi , une grande place est faite a la mélodie . Le couplet met bien en avant la voix sur un fill basse/batterie simple et pop , les ponts sont monstrueux , du tout bon , un grand Opeth encore une fois.

Alors ou Opeth commet-il la faute sur ce cd ? Pour ceux qui l'attendraient , la faute de parcours n'est toujours pas la . Peut on parler de perfection ? Pas vraiment , ce cd est plus dure d'approche que Ghost Reveries et laisse plus transparaitre les influences que ses prédécesseurs ( Pink Floyd en premier , écouter Burden c'est ecouter une reformation de pink floyd ) et s'adresse à un public plus " présélectionné " , ceci dit malgré ces influences plus présentes ce cd reste un pur Opeth d'une efficacité redoutable et la piece Burden que je cite comme étant un copié collé de Pink Floyd n'est ni plus ni moins qu'un chef d'œuvre. Pour ceux dont la question est " est ce que Roadrunner les a rendu commerciaux ? " la réponse est non , bien au contraire =) . Pour conclure , pour ceux qui connaissent et aiment Opeth , c'est un indispensable , pour ceux qui ne connaissent pas c'est l'heure de sortir de votre trou et de prêter une oreille a cette galette , pour ceux qui n'aiment pas il y a un avis a revoir et ce CD peut convaincre bien des réfractaires. Malgré un changement de line-up les suédois nous livrent un CD monstrueux et fin pourvus de compositions splendides et de futurs grands classiques en puissances .
Pour ce qui est de la note , 18 , c'est peut être haut , mais ceux qui ont écouté les 55 minutes de ce cd trouveront ça plus que justifié .

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7 commentaires
Chronique
17 / 20
    Julien, le Mercredi 04 Juin 2008 parlez-en à vos amis  
Il fallait le faire. Passer après Ghost Reveries n’est pas une mince affaire. En effet ce dernier avait reçu un accueil plus que chaleureux de la part des fans et de la critique. De plus le line up changea entre temps et l’on voit arriver deux nouveaux compères : Fredrik Åkesson au poste du guitariste et Martin Axenrot au poste de batteur. Dur, dur dans ces conditions de partir rassurer mais Mikael Åkerfeldt reste Mikael Åkerfeldt et au vu de sa géniale productivité il y a tout de même le potentiel pour en prendre plein les oreilles.

De plus énormément de choses ont été colportées au sujet de ce Watershed. En effet Mickael s’est replongé dans l’univers des années 70 en écoutant tout un tas de groupes de rock psychédélique. Résultat Watershep se voit agrémenter d’une touche psychédélique non négligeable apportée entre autre part des instruments issus de cette époque. Et pourtant ce nouvel album d’Opeth a gagné en puissance dans le son. Plus grosse distorsion, plus de riffs lourds, la présence ce blast beat sur des passages en chant clair. Watershed est véritablement une éponge ou l’on retrouve tout ce qui s’est passé dans le vie de Mickael Åkerfeldt ces dernières années. D’autant plus étrange que lorsque l’on avance dans ce disque le chant death est délaissé au profit du chant clair. Nouveau Line up, veut il dire nouvel direction ? Peut être bien que oui car l’on y trouve des éléments peu ou pas utilisés dans des opus précédents. Il vous suffit de prendre la richesse de « Hessian Peel » pour vous rendre compte de mes dires.
Les ambiances sont ici prépondérantes et comme souvent l’on se laisse emporté par la magie. Mais comment Mickael Åkerfeldt fait il pour trouver sans cesse de nouvelles idées. Idées qui voient s’affronter ici le jour et la nuit. Jamais le coté sombre du groupe n’aura été autant mis en balance face au coté clair (désolé si ça fait un peu Starwars comme métaphore). On y retrouve également de nombreux passages acoustiques qui sont bluffant de sincérité et vous prennent aux tripes en moins de temps qu’il faut pour le dire. C’est ça la grande force de ce disque, être éclectique et en même temps tellement cohérent. J’avoue qu’après Ghost Reveries je ne savais pas trop a quoi m’attendre, me voici plus que rassuré. Pour ne rien gâcher on retrouve sur le titre s’introduction un chant féminin assez galvanisant, chant que l’on doit à Nathalie Lorichs (c’est une chanteuse folk suédoise).
Si je ne devais retenir qu’un titre de Watershed ça serait bien « The Lotus Eater ». J’avoue que c’est parce que je suis dans une période très seventies aussi mais le passage psychédélique est assez énorme et très intéressant.
Le son est colossal et est signé mister Åkerfeldt lui-même avec l’aide de Jens Bogren. Ca sonne admirablement bien et cette production rend hommage à tous les efforts fournis par le groupe pour faire de Watershed une pièce unique.

Avec tous mes doutes effacés je peux attendre le concert sans crainte, concert qui s’annonce déjà énorme. Un disque qui plaira dans peine aux fans. Après un excellent live voici un excellent album.



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8 commentaires
Chronique
18 / 20
    Eternalis, le Vendredi 10 Avril 2009 parlez-en à vos amis  
Ne pas connaître Opeth aujourd’hui serait irrémédiablement le résultat d’une vie d’ermite pendant la dernière décennie. Les suédois d’Opeth, sous la houlette de l’inépuisable Mikael Åkerfeldt, ont tant apporté à la musique extrême que ne pas se pencher sur leur carrière serait l’égal d’une culture imparfaite, quoi que l’on puisse penser du groupe et de sa musique.
Ayant toujours été très discrets humainement, ils sont de ces groupes qui grandissent uniquement en récompense de leur art et non de leur frasques externes, ils font parties de cette espèce en voie d’extinction que l’on appelle un artiste.

Après avoir traumatisé la scène underground avec un "Blackwater Park" liant et redéfinissant le death atmosphérique, les suédois n’auront cessés d’expérimenter, en livrant tout d’abord deux albums antinomiques, "Damnation" et "Deliverance", l’un acoustique l’autre brutal, afin de dévoiler avec encore plus de finesse chacune des parties de leur musique si particulière.
Puis vint le très controversé "Ghost Reveries", revenant à un format d’album plus conventionnel (tiens, il s’est perdu ce mot là non ?) mais dévoilant un Opeth plus passionnant que jamais, envoutant, au chant death de Mikael saisissant et n’ayant jamais été aussi bestial.

Face à un album retournant aux sources et les transgressant sans aucun remords, que fallait-il attendre d’un "Watershed" que son leader annonce comme progressif ? De même, le départ de Peter Lindgren à la guitare et l’arrivée de Fredrik Åkesson (ex-Arch Enemy), ayant un jeu radicalement différent, allait-il influer sur la teneur musicale de ce neuvième opus ?

Le résultat est un magistral "Watershed", ne réinventant pas le style de Opeth ni la musique en générale mais offrant une nouvelle vision de l’art de Âkerfeldt, montrant un visage plus apaisé, plus naturel et empreint d’une superbe de tout les instants. A l’instar de l’ouverture "Coil", menée par une magnifique ligne de guitare acoustique, nous plongeant dans les méandres d’une mélancolie si unique et reconnaissable, tandis que le jeu de voix entre Mikael en clair et une chanteuse de folk irlandaise Natalie Lorich est splendide, nous offrant une vision contemplative des souvenirs, objet du concept de "Watershed", dont le livret se pare de superbes images teintées de verts profonds. Un doux violon se pose entre nos oreilles si sensibles pour un morceau déjà touchés par la grâce, introduisant l’énorme et épais riff de "Heir Apparent", où la bestialité paradoxale de son créateur refait surface avec subtilité.

Le spectre sonore se veut incroyablement touffu (quel travail de production !), et enveloppe l’auditeur, le place d’abord dans des conditions optimales pour recevoir, estomaqué, les blasts si typiques du groupe, entrecoupés de solo dont le nouveau venu se donne à cœur joie, incorporant une virtuosité supplémentaire à un opus semblant de prime bien plus profond encore que ces prédécesseurs, comme à la quête d’un absolu. Le démontrant le break splendide de ce second morceau, où violon et guitare acoustique s’entremêlent furtivement avant une explosion de haine aussi soudaine qu’elle ne ravage nos tripes déjà endoloris.

Pourtant, c’est non sans une certaine étrangeté que "Watershed" est plus accessible d’écoute, en offrant paradoxalement le plus de plaisir et de sensations des albums d’Opeth. Car si le groupe usait parfois de quelques artifices noyant l’émotion pure, elle est ici à fleur de peau, comme vivante, près de nous, nous susurrant la douceur de la musique à ce havre de paix musical.
L’exemple de "Burden" s’impose alors, alignant une ligne de piano sensible et exceptionnelle, rapidement rejointe par quelques nappes de samples. Mais c’est le chant clair qui subjugue, et je pèse mes mots, jamais Mikael ne m’avait ému ainsi.
Sous une forme doucement pop, le morceau dévoile des trésors d’interprétation, notamment le solo de claviers directement inspiré par un Pink Floyd des (très) grandes heures, donnant tout son sens au terme progressif si cher au vocaliste. Une fragilité d’expression se débridant et s’instrumentalisant au fur et à mesure des sept minutes de "Burden"…

Retrouver un Opeth traditionnel sur "Porcelain Heart" ne sera qu’une façade, l’arbre cachant la forêt face à "Hessian Peel", long de plus d’onze minutes. La mélodie d’intro, renvoyant à "Coil", se fait plus mystérieuse, presque opaque avant de sombrer dans une atmosphère post rock peuplée de cordes tendues et pleine d’angoisse, dépeignant un paysage sonore plein de tension et de grâce, ou la violence et la furie a très rarement sa place, lui préférant la mélancolie et la beauté. Puis le changement, brusquement, la musique s’efface, seul quelques notes de piano brisent un silence pesant, le clavier se fait entendre au loin…puis la brutalité nous prend à la gorge, sans que nous puissions nous y attendre, enchainant solos (très technique, comme on pouvait s’y attendre d’un tel musicien) et riffs pachydermiques sur une double pédale rarement de sortie sur ce disque ("The Lotus Eater" contient également son lot blast beat !).

Nommer cet album comme le meilleur de Opeth ne serait certainement pas loin d’être la vérité, pour peu que l’on ne soit pas étourdi par la direction très prog rock de cet opus, offrant une nouvelle fois un nouveau champ d’horizon musical et émotionnel à un groupe ne semblant jamais tarir d’idées pour continuellement se renouveler, en faisant fi des normes et des règles, des modes et des conventions pour produire un art intègre et personnel. Un art frappé d’une certaine conscience de dépassement de soi et de ses propres limites créatives, une conscience ayant aujourd’hui bien peu de sens, à notre plus grand désarroi…



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Mini-Chronique
20 / 20
    MakraM, le Jeudi 05 Fevrier 2009 parlez-en à vos amis  
Vous savez, je n'ai jamais vraiment écouté Opeth. Je veux dire vraiment écouté. Ma tracklist se résumait à Demon of the Fall et Black Rose Immortal. Très peu, je sais. Mais bon, le progressif, ça va 5 minutes... Ou plutôt 10...Et puis vint le jour où tous mes potes métalleux commençaient à parler de Watershed et son bon Opeth...Jetons une oreille à ce fameux album tant qu'à faire...Opeth exprime le drame par sa musique, et chaque morceau de l'album installe une ambiance adéquate.

Watershed a beau ne posséder que 7 morceaux, la durée totale est tout de même de 78 minutes 02 secondes... C'est ça le progressif. Bon, ne soyons pas rabat-joie...Parlons d'un point de vue musical. Opeth ouvre la marche avec un Coil très calme et posé. Åkerfeldt partage même son chant avec sa copine ! On entend même un autre morceau acoustique, Burden, disposant d'une excellente tourne mélodique utilisée par le clavier comme pour la guitare sans saturation. Les perles de l'album, sans hésiter, The Lotus Eater et Porcelain Heart, reflètent bien l'aspect sombre et mélodique de la musique que propose Opeth. A retenir aussi Heir Apparent et Hex Omega.

L'album en lui-même est une histoire, et écouter les chansons une par une casse sensiblement le charme. On retient les mêmes structures musicales que les albums prédécesseurs. En généralisant, on va retenir à peu près ça: -Intro brutale / Partie instrument seul (généralement acoustique classique) / Partie brutale similaire au début / Autre partie plus Death...

Mais le tout, excellemment composé par le talent des musiciens et ça en devient tellement beau ! Vous cherchez un mélange subtil de mélodie et d'ambiance sombre ? Watershed est là pour vous ! Et c'est avec un grand plaisir que je donne ma note très méritée de cet opus. Sans faute, et plein de plaisir.

20/20

MakraM


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