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Ainsi les suédois exploraient déjà à travers cet album un death mélodique varié et technique, avec des morceaux tel que « In mist she was standing », violent, très death metal mais aussi des titres beaucoup plus calme comme « Under the weeping moon », doté de longs passages assez expérimentaux, parfois rêveurs voir même quelque peu psychédélique. Nous avons même droit à un titre constitué entièrement d’un solo au piano… Il est vrai que Opeth a tout l’air d’affectionner les passages instrumentaux, omniprésents sur tout l’album, et quand on joue aussi que ces suédois, on aurait tort de s’en priver !! Au final, un bon album de death mélodique d’une qualité indéniable, qui certes peu surprendre à la première écoute, mais qui vaut tout de même largement la peine d’une écoute attentive.
Contrat en poche, Michael Akerfeldt,à peine 20ans, nous sort cet album que je qualifierai de phénomenal. Déjà le logo et la pochette sont magnifiques, le booklet de toute beauté. L'album dure quelque 65mn pour 7 titres, donc des morceaux très longs. La production est pleine et puissante, rend bien justice à la basse, et les guitares ont un grain de reverb' qui attache de suite. Quand à la musique, grand dieux!!! Jamais le choix de deux guitaristes dans un groupe ne se justifie plus qu'ici, l'un jouant toujours un ton dessous l'autre, voire meme jouant autre chose, rendant à la musique une multiplicité plus qu'excitante. Et multiplicité il y a, profusions de mélodies géniales, de riffs entrainants, d'harmoniques à pleurer, de solis inspirés. Tellement qu'on à l'impression qu'il y a plusieurs titres en un, ceux ci n'obéissant à aucune règle de structure commune, ce qui rend le tout surprenant. Ajouté a cela de multiples breaks acoustiques, qui deviendra la marque de fabrique d'Opeth.Quand au bassiste, il n'est pas en reste, exploitant le meilleur de sa grande technicité. Michael Akerfeldt hurle jusqu'a son dernier souffle dans les grunts, sussure en douceur dans les voix claires. On sent déjà son futur potentiel de vrai chanteur. "In mist she was standing" se constitue de 14 minutes de pur génie, "Silhouette" est un instrumental au piano entrainant, "Forest of October" un desespoir sans fond, "Apostle in Triumph" une mélancolie sans espoir, mais avec toujours cette lueur de vie... Je passe sur les autres titres, tous prodigieux. Toutes les émotions y passent. Un très grand album, peut etre le meilleur, le début d'une légende... Opeth rule...
A croire que le génie peut avoir des origines un tant soit peu surnaturelles, voire divines. In Mist She Was Standing, quatorze minutes d’une incroyable démonstration artistique issue de nulle part. L’enchevêtrement de ces deux guitares jouant en plusieurs dimensions des mélopées d’une harmonie à pleurer, l’émotion brute sortant à chaque instant, balayant la colère, la tristesse, la beauté, la haine, la mort, la vie… Dès à présent, on comprend la difficulté des observateurs de l’époque pour décrire cette révolution musicale. Dans quelle case ranger Opeth ? Les growls très caverneux de Mikael Akerfeldt et la puissance rythmique d’Opeth, basée sur une basse solide et une batterie s’appuyant sur un usage répété de la double pédale, ne laissent pas de doute quant à l’appartenance au death metal. Seulement voilà, comment appréhender ces parties soyeuses et ciselées de guitare, d’un lyrisme et d’une harmonie ne trouvant des équivalents que dans les plus beaux passages du heavy metal, voire dans la musique classique…et d’où vient donc cette drôle de propension à rallonger les morceaux, pour en faire de véritables pièces en plusieurs actes, agrémentées de pauses acoustiques renvoyant aux grandes heures du rock progressif ? Enfin à quelle ascendance doit renvoyer la beauté hors d’âge de ces soli amples et généreux, sinon à une forme intemporelle que ne renieraient pas les plus grands des seventies ? Et quand bien même on voudrait déceler dans le premier morceau une forme de surenchère stylistique qui voudrait en mettre plein la vue, la suite rend cette hypothèse ridicule et irrecevable, tant la constance de son niveau et sa cohérence apparaissent évidents tout au long du disque. Prenons donc cette longue séquence acoustique, lente et onirique, un brin angoissante, que l’on ne retrouverait que dans le meilleur de Pink Floyd, au milieu de Under The Weeping Moon, qui s’enchaîne de manière jouissive avec cette arrivée de la batterie et d’une guitare lancinante venant hanter un chant écorché… qui lui-même s’efface pour un épilogue en chant clair d’une beauté sans équivalente, le feeling des guitaristes faisant mouche à chaque note, aussi bien dans le jeu acoustique qu’en son saturé, qui vient s’élever doucement pour conclure dix minutes de rêve. Et ces premiers instants de Forest Of October, ce son de guitare si chaleureux et si solennel, qui rend une nouvelle fois le jeu complémentaire des deux guitaristes, tout en relief et en toucher, si prenant. Parcourons le plus en détail, ce fameux morceau, tant il est symptomatique de l’univers d’Opeth. Outre son introduction flamboyante, on retrouve par la suite cette alternance équilibrée de passages virulents et compacts, balancés entre la lourdeur d’un death/doom puissant - et d’un côté glacial et cinglant qui n’est pas sans conférer au black metal - et de ces innombrables breaks acoustiques, opérant tels des respirations bienvenues, tout en renforçant la puissance sombre et angoissée de l’atmosphère. Puis vient soudain cette guitare plaintive, jouant langoureusement un solo lent et angoissé sorti tout droit du hard rock de vingt ans en arrière, qui amène avec brio l’enchaînement vers le second thème du morceau. Nouvel accès de colère noire, toujours rehaussée par des touches mélodiques lui conférant une beauté glaciale. Le travail de la basse y est d’ailleurs à souligner, venant judicieusement jouer un double rôle de rythmique et de lead mélodique lorsque les guitares s’évadent dans leurs effluves baroques. Et enfin, l’épilogue acoustique tout en toucher et en finesse, histoire de finir au fond du trou… The Twilight Is My Tobe reprend la même recette, sauf que sur le fond le morceau est moins nuancé et joue plus la carte de la colère que du désespoir. On y retrouve ainsi à la fois les parties les plus massives et les plus violentes du disque, mais aussi les breaks les plus rock, bref une approche progressive poussée encore plus loin, mais toujours avec le même bonheur. A noter ici les embryons de chant clair du plus bel effet sur la fin du morceau, lui conférant à la fois un côté mystique et laissant auguré un potentiel qu’Opeth exploitera plus tard avec plus de gourmandise. Cinquième et dernière pièce finale, The Apostle in Triumph est peut-être le morceau le plus esthétique, le plus lourdement chargé en émotion. Et pour ce faire, on a droit à une démonstration époustouflante du savoir-faire des musiciens, ceux-ci parvenant à donner un corps et un relief incroyable à leur musique, les trois instruments à corde jouant par moment simultanément des lignes mélodiques complexes qui viennent s’imbriquer les unes dans les autres pour former un résultat d’une richesse incroyable, le tout étant épaulé par un jeu de batterie à la fois massif et très fin. C’est en fait ce qui deviendra la marque de fabrique des Suédois, ce qui explique aussi les vaines tentatives de catalogage de la musique d’Opeth. Death, Doom, Heavy, Black, Rock, Prog, Néo-classique, Jazz, tout y passera, et pourtant cette longue litanie n’est jamais parvenue à décrire ne serait-ce qu’un dixième de la richesse de la musique d’Opeth. La légende est née grâce à cela. Comme sortis de nulle part, paraissant affranchis de toute influence trop marquée, les jeunes Suédois semblent être parvenu à créer un univers musical unique, caractérisé par l’utilisation de divers inspirations et courants musicaux, aidé par une technique individuelle bluffante. Et bien loin de tomber dans les travers que ses détracteurs stigmatisent par ignorance musicale ou par jalousie, Orchid n’est ni prétentieux, ni pompeux, ni désordonné. La démonstration du génie d’Opeth prend corps immédiatemment dans son premier album. Ambitieux comme aucun autre disque à l’époque, Opeth sait où il veut aller, avec conviction. Et les écoutes successives n’en sont que plus révélatrices : au-delà d’une forme sophistiquée, complexe et jamais vue, le fond de l’œuvre est bien plus riche et plus vaste encore, d’une richesse émotionnelle qui ne se laisse découvrir qu’avec le temps. Ce premier chef d’œuvre fait déjà rentrer Opeth dans la légende. Pour peu qu’il récidive sur un second album, ce qui n’est jamais le plus simple, il deviendra culte…
Opeth nous ouvre ici son monde et son art, qualifié de Death Metal mélodique, la musique proposé varie du progressif a des passages empreint au Doom en passant par quelques ambiances bien distinctes au piano. Les chansons sont longues et très bien construites techniquement, chacune d’une d’entre elles jonglent entre guitares électrique, guitares acoustique, chant Death et voix claires. Les riffs sont puissants et veritablement exploité en duels de guitares (Lindgren/Akerfeldt) les solos sont des moments de pure joie tant ils sont intense et libre. Le rythme est assez changeant mais est parfaitement maîtrisé grâce a une batterie réglée a la perfection alternance de double et de passages calme, quand a la basse elle vient accentué les passages triste. Parfois perdu dans des moments de solitude et de déprime, rythmé parfois par des moments de fureur et de violence : les deux moments s’y côtoient parfaitement et s’entrecroisent à la perfection, durant ces chansons interminables. C’est d’ailleurs un fait les chansons expriment tellement de sentiments différents : romantique, mélancolique, agressivité, puissance que l’on pourrait décortiquer chaque chansons en plusieurs petites histoires variées où les tourments et la violence se mélange parfaitement. Créatif et mature la musique s’accord parfaitement aux textes tout aussi esthétique, traitant d’endroits magnifique où nos rêves viennent s’y réfugié, de milles lieux où la brume règne, des saisons, ou bien encore de la forêt, un élément si bien traité et parfaitement rendu, où notre âme s’évade. Des morceaux comme Forest Of October, et In The Mist She Standing sont des oeuvres en elles même considérés, pour ma part comme de véritable chef d’oeuvre de pureté d’émotions et de passion. Quand aux deux interludes « Silhouette » tout au piano et « Requiem » a la basse, guitare acoustique et aux percussions, elles peuvent paraître étrange à première vue dans un album de métal, mais apparaît justement complètement justifié dans un album d’Opeth. Elles sont les temps morts tantôt mélancolique et festif de l’album. Un tel album dégage en vous un sentiment que vous ne retrouverez nulle part ailleurs, car Opeth, a su imposer son style, et conquérir les sommets rapidement. Doté d’un énorme potentiel, Opeth nous lâche ici un album réfléchi et technique qui amorce une carrière des plus prometteuse. La puissance vient ici surtout des musiciens tous excellent ayant tous un talent a la hauteur de la musique. Les superlatifs ne manquent pas pour qualifier ce groupe qui pour ma part exprime ce que d’autres n’ont pas la volonté, je veux dire le détachement et l’expression libre toujours nouvelle d’un album à l’autre. Chacun se fait sa propre idée, tant l’essence de leur art est compliqué a décrire et a retranscrire, mais d’une manière générale, il n’y a pas a hésiter, c’est un pur chef d’œuvre.
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