| |
![]() |
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
article vu 4164 fois
L'album dure près de 66 minutes pour 5 titres, donc des titres encore plus longs, "Black Rose Immortal" dépassant les 20 minutes. La pochette est de toute beauté, ainsi que le booklet, mais c'est une habitude chez ces suèdois surdoués. Certains titres datent d'avant Orchid et ont été composés en meme temps, donc le style est similaire, avec un coté progressif encore plus poussé. Le son est bon, la basse très (très) en avant, ce qui est un bonheur vu le talent du musicien. Le mixage a certainement privilégié un son plus bas, rond, sourd, qui manque peut etre un peu de relief. Les breaks acoustiques sont encore plus fréquents -ce qui j'avoue, casse parfois le rythme-, et la profusion des riffs, mélodies, thèmes encore plus poussés. Les morceaux ne finissent jamais comme ils ont commencés. Certains pourraient faire 3 albums avec un seul de ces titres. A tel point qu'il faut certainement un bonne vingtaine d'écoutes avant de "commencer" à appréhender le disque...Bref un disque qui peut durer très longtemps si on si plonge bien, mais ou on peut se perdre, voir décrocher. C'est une question de gout, moi j'adore. Le titre "Black Rose Immortal" est un exemple à lui seul de ce que Opeth est capable de faire: Death brutal, pointes Thrashy, Solis Heavy, Acoustique melancolique, Mélopée fragile, passages psychédéliques, ritournelles exquises, transes répétitives... Sur tout le disque Michael se révèle comme un vrai chanteur sensible, certe pas une grande voix, mais ce petit quelque chose de bluesy qui donne le frisson... par contre quand il hurle, c'est plus le meme homme... Le dernier morceau, "To bid you farewell", est une ballade presque entièrement acoustique chantée en voix claire, un pur bijou du niveau -je vais me faire des amis- d'un "Stairway to Heaven". Un grand titre. Pour finir, je l'ai assez dit, ce disque est aussi bon que le précédent, une piece d'orfevrerie comme on n'en fait plus. Apparement le préféré des fans. Que puis je mettre d'autre que 20? 8 ans après, chaque fois que je le ressort, je me régale... La légende continue...
N’ayant pas tout dit sur Orchid, Opeth décide de poursuivre allègrement dans cette même veine, sauf que la réussite de leur premier opus leur permet d’aller plus loin dans la démesure. Et c’est donc par le biais de compositions plus longues et copieusement progressives que les Suédois entament la création de Morningrise. Au travers de cette voie résolument ambitieuse, Opeth se singularise un peu plus. C’est ainsi qu’Advent, le premier morceau, crée résolument une fracture rédhibitoire entre la frange la plus passionnée des fans d’Opeth, et celle plus hermétique des amateurs d’un metal plus direct, qui ne se retrouvent plus dans cet univers pointu, ardu et trop complexe. Faisant résolument parti de la première faction, je confirme combien il est regrettable de s’arrêter à une première écoute qui il est vrai peut apparaître presque pénible. Toutefois, il est à noter que Morningrise est bâti sur une construction allant du plus complexe au plus épuré, ce qui peut encourager les plus sceptiques à ne pas décrocher. Au combien ils ne le regretteront pas. Nous reviendrons sur le cas Advent à la fin de la chronique. Enchaînons plutôt sur l’incroyable The Night And The Silent Water…peut être dans l’esprit le morceau le plus doom de toute la discographie d’Opeth. Quasiment tout au long de ce titre, le tempo reste plombé, très lent. Autour de cette rythmique étonnamment nonchalante, mais jamais pesante, les instruments à cordes déploient toute leur richesse, alternant parties saturées essentiellement basées sur des lignes mélodiques très élégantes, et des pauses acoustiques plus légères, le tout gardant une forte empreinte mélancolique, qui fait la cohérence et le sens artistique du morceau. Puis vient enfin l’apothéose dans les deux dernières minutes, avec le retour du thème initial légèrement revu, amenant un surplus émotionnel absolument génial. Nectar, plus varié et pluriel, puise davantage dans les passages plus intransigeants où le guttural d’Akerfeldt et la double pédale viennent renforcer l’aspect massif et monumental de la musique, qui pour le reste s’appuie toujours sur les constructions guitaristiques imbriquées et sur une basse décidément fondamentale, dans son rôle de liant mélodique indispensable à la cohérence du jeu complexe des guitares. Les breaks acoustiques se font ainsi plus abrupts et surprenants, et l’on sent qu’à aucun moment Opeth ne veut perdre la maîtrise du tempo et de l’atmosphère, multipliant les enchaînements et les ruptures. Il en résulte une désorientation qui perturbe de prime abord, mais qui devient appréciable au fil des écoutes, révélant une richesse faite de détails et d’univers en plusieurs dimensions. Comme je l’annonçais précédemment, le disque montant crescendo, le Black Rose Immortal qui suit est un monument. Ses vingt long minutes époustouflantes pourraient résumer à elles seules le sommet artistique qu’atteint Opeth sur Morningrise. Durant la première moitié du morceau, on a le droit au côté le plus sombre d’Opeth, résolument tourné vers un metal intransigeant et massif, qui souffre peut-être à ce niveau des limites d’une production peu tournée vers la puissance pure, mais qu’importe. Les growls descendent un peu plus bas, la rythmique y compris au niveau des guitares retrouve de l’impact et du groove, sans jamais rompre avec une finition mélodique jamais galvaudée. Véritable colère glacée, cette première partie n’en demeure pas d’une richesse époustouflante, ponctuée ça et là de courtes pauses judicieuses et enchaînant en permanence sur de nouveaux thèmes tous plus accrocheurs les uns que les autres. Puis soudain, la tempête s’apaise, et un superbe chant clair vient introduire le second volet du morceau, d’une tristesse mélancolique sans fin, qui n’a d’équivalent que sa beauté. La remarquable partie acoustique chargée d’émotion s’enchaîne alors avec des riffs lyriques monumentaux, et l’intensité émotionnelle monte encore d’un cran pour atteindre des sommets enclins à donner la chair de poule au plus insensible d’entre nous. Une émotion savamment entretenue par le thème final qui clôt magistralement l’ouvrage, après un dernier accès de fièvre métallique. L’immersion est telle que les derniers repères spatio-temporels ont disparu pour de bon. Les sentiments affluent, diffus et exacerbés, baignant entre plénitude et désespoir. Tous les sens étant désormais éveillés par une telle orgie musicale, le dessert n’en sera que plus goûteux. To Bid You Farewell, sa finesse incroyable, cette basse virevoltante et raffinée, ces touches acoustiques envoûtantes…c’est bien d’une langoureuse balade dont il s’agit, et les Suédois démontrent pour la première fois (ce ne sera pas la dernière) une nouvelle facette de leur expertise. Beau à en pleurer, ce titre dépasse toutes les frontières stylistiques et ne peut que faire frémir tout individu pourvu de la sensibilité musicale même la plus commune. Rompant avec les changements intempestifs de rythmes et de mélodies, Opeth découvre avec délice la terrible force d’immersion de ces longues effluves mélodiques, lancinantes et entêtantes, qui au fil des minutes font leur effet hypnotique…quand soudain, un riff glacé, épique et génial, vient éclater, pour parachever avec majesté les dernières minutes de ce moment de jouissance musicale. Une fois de plus, après plus d’une heure d’un voyage incroyable, cette formidable sensation d’avoir à nouveau toucher au divin. Comme promis, je reviens à Advent…que forcément vous allez écouter d’une autre oreille. Comment ne pas apprécier ce savoir-faire, ne serait-ce que par ces premiers riffs à l’assise massive et la finition soignée, signe d’une évidente maturité technique ? Et les écoutes successives, révélant toujours plus de détails et de cohérence, ne feront que renforcer continuellement l’évidence que l’on est en face de quelque chose de grand, même si ce morceau reste peut être le plus hétérogène et le plus hermétique du disque. La condition sine qua non étant remplie, Opeth devient par le biais de son second chef d’œuvre un groupe culte. Poussant une première fois son exploration jusqu’à une des limites de son vaste territoire artistique, la plus progressive et la plus chargée, les suédois signent là un premier joyau confirmant un potentiel vertigineux.
Il est difficile de faire original quand on écrit sur Opeth parce que les albums semblent tous être les mêmes, et pourtant, une écoute attentive montre combien la musique de ces Suédois est recherchée, sophistiquée. Du vrai bonheur !!! Meilleurs morceaux : eh bien TOUS !!
Je souligne d'abord la prestation de la guitare électrique. On part des riffs sanglants tels qu'on trouve dans le death métal à des riffs plus recherchés. On trouve quelques solos excellents. Il arrive quelques fois qu'un guitariste joue en clean. Côté effet, il y a bien sûr l'effet disto saturé mais aussi à certains moments un effet qui sonne plutôt blues voir jazz. On écoute ici deux guitaristes plus qu'expérimentés. Certes la guitare électrique joue un excellent rôle, la guitare acoustique est de même très sollicitée. On entend même de la guitare classique. De nombreuses mélodies y sont jouées. Cette utilisation donne un effet beaucoup plus recherché. L'autre prestation étonnante est celle du chanteur. Comme les différents passages sont très variés, il s'adapte à chaque situation. Il a l'air de savoir chanter autant du Decapited que du Led Zepplin. Morningrise est un des albums les plus recherchés qui soit. Il y a une grande diversité notamment grâce à la guitare électrique et acoustique et à la prestation du chanteur. On trouve aussi des violons dans Black Rose Immortal. Ce qui ressort, c'est la grande maturité de chacun des musiciens.
|
![]() ![]() | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||