1. Windowpane 7.44
2. In my Time of Need 5.50
3. Death Whispered a Lullaby 5.50
4. Closure 5.16
5. Hope Leaves 4.30
6. To Rid the Disease 6.21
7. Ending Credits 3.39
8. Weakness 4.09
Le voici cet album spécial d'Opeth tant attendu, tout en nuances et en acoustique. Enregistré en meme temps que son frère opposé -Deliverance-, il sort en mai 2003, soit 6 mois après le précédent. Faut vraiment suivre niveau bourse... mais quand on aime on ne compte pas...
La pochette est de toute finesse, dans le meme style que -Deliverance-, mais à dominante blanche, avec cette jolie poupée étrange en avant plan...
Donc l'album est presque essentiellement acoustique, avec tout de meme quelque touches électriques, mais feutrées. La batterie et toute en finesse, beaucoup de jeu de cymbales et de jeu aux balais chers au jazzmen. La basse est discrète mais se fait néanmoins entendre aux moments opportuns.
Tout l'album est d'une douceur extreme et pourtant on ne s'ennuie jamais. Et pourtant il est dur pour un metalhead d'etre concentré totalement sur ce genre d'opus. Une oeuvre d'une classe absolue, aux petites mélodies précieuses bien polies dans leur écrin. L'apport du synthé n'est pas négligeable, et Per Wiberg s'adapte très bien à l'atmosphère. Références à certains vieux disques des seventies qu'affectionne Mikael Akerfeldt. Et on dit que les metalheads sont bourrins...
La voix de Mike atteint cette fois le nirvana, jamais été aussi bon. Le titre d'entrée "Windowpane" est époustouflant de variété, "In my time of need" est d'une émotion palpitante, "Closure" et sont rythme au tam tam envoutant, "Hope leaves" et cette nostalgie doucereuse, "To rid the disease" et son atmosphère tragique. Un instrumental "Ending credits" très Camelien, et enfin "Weakness" avec juste cette douce boucle de synthé et cette voix murmurée.
Seul "Death whispered a lullaby" distille quelque larsens revigorants.
Tout le disque est une magnifique berceuse qui ne demande qu'a etre réecoutée et appronfondie...
Damnation... L'album calme, à l'opposé de Deliverance, sorti quelques mois plus tôt. D'ailleurs, ce double enregistrement fut assez éprouvant et ne demeurra pas un bon souvenir dans les mémoires de tous les membres d'Opeth, mais ce ne sont pas les fans qui vont s'en plaindre, deux albums très élaborés malgré le temps réduit et la succession des évenements certes trop rapide.
Avec cet album bien plus vendu que son prédécesseur déclaré selon le groupe comme un de leur opus les plus violents, nous pouvons écouter un ensemble de ces magnifiques parties accoustiques dont Opeth avait deja le secret, en plus de celui qui leur permet de les placer entre des parties death, pas une simple affaire. En effet les riffs aggressifs sont au placard, mais les guitares toujours branchées, prêtes au bon moment pour un solo qui dérive parfois bien loin de notre petit monde métal, mais cette fois elles seront branchées exclusivement coté clair, effet blues a souhait.
L'album peut sembler avoir un aspect plus commercial, la voix claire, les mélodies toujours présentes, mais c'est bien du Opeth, on reconnait nettement sur les premiers morceaux les refrains typiques du groupe, nappe d'effets bien souvent, et arpèges de guitare sèche, sous la voix chaude de Mikael. Pas un grand changement, cette impression de déjà-entendu après avoir écouté tous les albums, mais ces chansons restent de vraies perles dans leur genre. Et Opeth, un groupe assez original et unique pour pouvoir continuer dans leur univers sans avoir besoin d'apporter du changement a chaque album, la qualité y est depuis bien longtemps et on ne s'en lasse pas.
Ensuite, les derniers morceaux, et oui déjà, on fera toujours pas au dessus de la dizaine, sont assez particuliers, les effets sur la voix, les structures des chansons... Non recommandé à un fan du coté "Opeth-brutal" il plongera tous ceux qui savent se laisser bercer par le calme de cet album dans un bain de mélancolie douce.
Après de nombreux albums d'un death mélodique de grande qualité, opeth
s'offre ici un "break" en signant un album entièrement acoustique... mais
attention, ca ne veut pas dire qu'ils s'offrent des vacances, au contraire :
cet album est magnifique et vous entraîne dans les tréfonds de la
mélancholie... les paroles aussi sont bien travaillées et magnifiques. Un
album tout en douceur, mais quand même poignant comme il devrait en sortir
plus souvent... morceau recommandé : windowpane.
Quelle ne fut pas ma surprise le jour où il m'a été donné d'écouter ce "Damnation"! Il faut avouer qu'Opeth est tout de même plus connu pour pratiquer un death mélodique qui, s'il n'est pas, loin de là, dépourvu de travail sur les ambiances, ne laissait en rien présager l'arrivée d'un tel album.
Ici, le gros son passe à la trappe, les guitares se font caresse; les hurlements disparaissent au profit d'un chant mélodieux et aérien; et ce disque semble envahir l'espace sonore de l'auditeur pour mieux entourer celui-ci d'un écrin de velour. L'ambiance mélancolique propre au groupe est exacerbée par de splendides mélodies ("In my time of need", "Windowpane"... Seigneur, que de pépites sur ce disque!), qui soutiennent des paroles mélancoliques. Les textes sont, à propos, un des points forts du disque, car ils parviennent à concilier tristesse et poésie sans jamais sombrer dans la mièvrerie, fait rare dans une scène métal où mélodie et désespoir se conjuguent souvent avec vacuité du propos.
Nous tenons donc avec "Damnation" un joyau sombre qui envoûte l'auditeur, plongeant ce dernier dans un univers dépressif à la mélancolie contagieuse, une oeuvre d'un beauté rare où de splendides mélodies s'entrecroisent, et où tout concourt à faire de cet album un classique chatoyant et fascinant. Pour finir, rendons hommage à un groupe qui n'a pas hésité à briser les codes de sa musique pour nous offrir un tel moment de grâce; messieurs, chapeaux bas!
Comme tout le monde le sait Deliverance a la particularité d’avoir été enregistrée en même temps et d'être sortie à 6 mois d'intervalle. Bah oui il s'est avéré techniquement impossible de mettre tous les morceaux sur un même et seul CD. D'où le but d'un album heavy et d'un album accoustique sortis à 6 mois d'intervalle. Car ici on a bel et bien à faire à un album calme et sans coup de pression. Aucune saturation (ou pratiquement pas), pas de double pédale mais par contre les sèches sont de sorties! Et puis Akerfeldt nous livre une prestation sublime de part sa voix claire. Tout sa mixé par Steven Wilson comme pour les 2 albums précédents; il s'est même invité à glisser quelques notes de clavier qui apportent une touche psychédélique à ce rock progressif style 70's. Personnellement, je trouve l'album absolument magnifique de bout en bout, les mélodies y sont frissonnantes, et tellement planantes. Ici leurs mélodies sont pour moi synonymes d'évasions, de voyage aériens au dessus de paysage aux terres verdoyantes et embrumées après une longue nuit doucement rafraîchie par le vent. Des terres loin du mal-être des villes, des terres humides de rosées matinales, vertes de champs et de forêts, où le silence naturel règne en maître. Voila exactement ce que me fait ressentir la musique d'Opeth dans ces moments les plus calmes. En gros c'est un album où s'enchaîne des petites balades absolument magiques, où la douceur des guitares mélancoliques laisse place aux rêves sur les terres de la spiritualité. Vous seul saurez l'effet qu'il vous produira, mais dans tout les cas ne vous attendez pas un Opeth brut de pommes! Damnation est un album purement acoustique où la magie Opeth se veut lancinante et berçante. Je le trouve absolument merveilleux, tellement posant et enivrant, qu'il serait parfait pour les petites soirées romantiques (franchement je crois que t'emballe avec sa!).
Je conseille vivement cet album pour ceux qui veulent un peu de douceur en rentrant d'une dure journée de boulot. Mention spécial à Weakness, absolument magnifique!
A écouter : absolument tout et en particulier Weakness !!!
Damnation, ou la preuve qu'un groupe de death metal peut donner dans la douceur la plus subtile, verser dans la finesse et l'émotion la plus pure sans jamais basculer dans le mièvre...
Ici, pas de grunts caverneux, de riffs lourds, gras et puissants ni de blasts dévastateurs, pas de disto hurlante, Opeth nous dévoile sans complexes son côté mélodique en nous offrant de merveilleuses perles intimistes et accrocheuses.
Tout en classe et en facilité, Äckerfeldt et sa bande d'orfèvres cisèlent 8 bijoux aux multiples facettes dans un délicat écrin de velours. Tel un alchimiste de la croche à la recherche de la mélodie parfaite, le groupe se plaît à explorer les nébuleux méandres des émotions humaines pour les retranscrire en musique: ici, tout n'est que douces rêveries et contemplations mélancoliques sur fond de musique touchante et lancinante aux accents tantôt pop, jazz, prog' ou psyché.
Comme toujours avec Opeth, tout est parfaitement huilé, chaque infime détail est minutieusement réglé, et ce qui pourrait simplement passer au début pour de belles chansons se transforme au fil des écoutes en de véritables pépites aux sonorités insoupçonnées qui s'avèrent très rapidement voluptueusement addictives: un subtil changement de rythme, une ligne de synthé en filigrane, un effet discret sur une guitare, un choeur en retrait, chaque élément se savoure avec délices et se fond en de magnifiques et sobres complaintes.
Même dans l'exercice périlleux de la Chanson, Opeth s'impose et parvient à conserver sa patte propre , ce goût prononcé pour les structures alambiquées et les rythmiques complexes (écoutez un peu le jeu de Martin Lopez, qui excelle décidément dans tous les registres!), ces guitares hypnotiques qui se lacent et s'entrelacent, cette folie musicale qui s'incarne dans des élans progressifs totalement maîtrisés à la limite de l'impro ( le trip orientalo-prog' de Windowpane)...
Chaque chanson est une petite merveille de pureté, de douceur, de mélancolie (aaargh, In My Time Of Need!!!), de rêve et de beauté qui distille son puissant arôme avec le temps...
Vous l'aurez compris, ce CD est un petit chef-d'oeuvre de mélodies et d'émotions, à la subtilité et à la richesse musicale exquises. A consommer sans modération, et à savourer au fil des écoutes...