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Après un premier album plus calme, les grecs se tournent ici vers quelque chose que l’on pourrait appeler du heavy / death gothique. On notera tout d’abord le digipack très soigné (comme toujours chez Holy), de cet Orama (1997). Ce disque est un concept album sur l’Atlantide, ce qui transparaît très bien sur une pochette sobre mais évocatrice. Musicalement On Thorns I Lay excelle dans l’art de brouiller les pistes puisque Atlantis I part sur un blast (assez éloigné de la vitesse d’un Georges Kolias cependant) agrémenté de clavier et de chants féminins en alternance avec des grognements plus virils ! On notera un bon travail au niveau des guitares, dont on a presque l’impression qu’elles se lamentent sur la cruelle destinée d’Atlantide. On se laissera bercer tout au long du CD par les voix vraiment enjôleuses de Roula et Georgia, qui n’ont cependant rien à voire avec celle de Nathalie Rassoulis (Septic Flesh). Les riffs, biens que mélodiques sont assez percutants pour le style comme sur Oceans, mais là n’est pas l’intérêt de cette galette, pour les choses plus percutantes, écoutez Krisiun ou Nile… Heaven’s Island idéalement placé au milieu de l’album, vous emmènera dans un voyage auditif apaisant et transcendant dans les abysses silencieuses du grand bleu (même si perso je n’y ai pas croisé Jean Reno). Des passages comme le début d’Atlantis II et III sont encore plus calmes et doux et préfigurent de la destinée musicale d’On Thorns I Lay sur Chrystal Tears. On notera aussi quelques parties similaires qui reviennent de temps à autre sur différents morceaux, un peu comme sur le Crimson d’Edge Of Sanity. Tous les titres sont enchaînés et aucun blanc ne vient casser l’élan du concept, le challenge n’était pas facile mais il est fort réussi. Dans les points noirs tout de même, il faut signaler un son de batterie vraiment faiblard et les coups de caisse claire semblent comme étouffés dans l’eau ; c’est peut-être volontaire du coup ? Sur Aura et The Bluedream qui closent le concept, vous aurez même droit à quelques accélérations qui brisent la monotonie et toujours ce « battle » voix claire féminine / grognements : la fin n’a pas été bâclé. Voilà une sortie qui a su accrocher mon oreille, habituée pourtant à des traitements beaucoup moins cléments, alors si quelques grammes de finesse trouvent grâce à vos yeux dans ce monde de brutes (que nous sommes !), donnez une chance à Orama de On Thorns I Lay. BG
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