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| CD paru en 2002 - Holy Records |

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1. Onerous 04:02
2. Immersed By Insanity 05:52
3. Blind Without Sight 05:19
4. Load, Aim, Fire 05:09
5. 13 Days 04:23
6. Breath Of A New Dawn 03:55
7. Omnipresent Ill 05:33
8. Dragon's Breathe 04:34
9. Temptation 08:11
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| Chronique |
 15 / 20 |
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Toujours dans l'écurie Holy Record et après un changement de line-up
qui voit le bassiste Björn Tunholmer remplacé par Johan Linden et le batteur Thomas Lejon par Joël Cirera, Ominous revient avec un second opus du nom de "Void of Infinity".
Une nouvelle offrande qui nous arrive trois ans après un premier jet aux compos de bonne facture "The Spectral Manifest" mais à la mise en forme un tant soit peu désordonnée.
Ici, il n'est plus question d'un growl caverneux aux accents synthétiques, mais plutôt d'une voix death en demi teinte éraillée aux intonations soutenues par de longs râles désespérés, comme sur "Immersed by Insannity". Un titre centré autour d'une instrumentation lourde et incisive à la fois, aux accélérations non dénuée d'efficacité et qui au fur et à mesure de son écoute se voit obscurcie par la voix agonisante de Sanders conjuguée vers la fin, à une ligne de clavier speenétique, amenant ce morceau à devenir le plus oppressant de l'album.
Les nouveaux batteur/bassiste quand à eux se sont parfaitement intégrés au groupe. La batterie aligne un jeu rapide et précis, souple et défini dans ses contretemps et autres changements de rythme. Il n'y a qu'à écouter "Breath of a New Dawn" pour s'en convaincre. Morceau le plus court de l'album faisant la part belle à une batterie survoltée, tout en caisse claire, assombrie en cela par les lourdes sonorités d'une basse dont l'omniprésence se fait sentir sur l'ensemble des compos et d'un refrain fortement souligné.
Sandved et Saxin ont lâché un peu les gros riffs de bûcherons sans pour autant s'en départir totalement afin de fluidifier leur jeu par une profusion d'accords alambiqués, agressifs et techniques, accentué d'un groove à la fois plus sombre et mélodique comme sur " Temptation" qui se différencie des autres titres par l'évidente et subtile variété de ses solis ou " Omnipresent Ill" par ses riffs distordus et l'unique solo de l'album.
Le groupe a donc prit le parti d'accrocher l'auditeur avec un mélange de titres au son beaucoup plus massif, carré, tendance old-school à d'autres plus modernes et techniques plus mélodiques aussi sans s'alourdir de longs solos qui pourrait enlever à l'ensemble une certaine brutalité mais en y incorporant quelques soli ravageurs.
Le coté narratif un tantinet Neo de " Spectral..." a pratiquement disparu et la belle Tinna Karlsdotter est rentrée chez elle.
Un deuxième album qui se veut plus réfléchi, mieux inspiré et dont les compositions plus soudées apportent à l'ensemble une homogénéité certaine.
Desservi par une prod et un mix plus équilibrés que sur "Spectral...", grâce au bon soin de Tommy Tägtgren, eh! oui encore lui et du redoutable Abyss Studio.
Un album que ne renierait probablement pas Meshuggah et consorts...
2 commentaires |
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