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Black Symphonique Obsidian Gate The Nightspectral Voyage
CD, date de parution : 1999 - Skaldic Art Productions
Style: Black Symphonique

NOTE SOM : 15/20
Toutes les notes : 16/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Intro / As the Void Opens 02:12
2. When Death Unchains the Spectre 09:17
3. The Obsidian Eternity and Anguish 18:00
4. From the Infinite Forge of Time 07:34
5. The Bethorian Shrine 09:15
6. Invoke the Dragon Constellation 13:29
Total playing time 59:47

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12 avis 1 16/20
Chronique
15 / 20
    BEERGRINDER, Samedi 11 Fevrier 2012 parlez-en à vos amis  
galactic symphonic overdrive

C’est en 1994 que Marco et Marcus fondent le groupe de Black Metal The Gate, s’entourant du batteur Marlon et de la claviériste Daniela (l’histoire ne dit pas si c’est elle qui a inspiré la célèbre chanson de Elmer Food Beat), les allemands proposent deux démos dans la seconde partie des 90’s avant d’opter pour le patronyme de Obsidian Gate en 1999. Dès lors, la carrière du combo de Düsseldorf va prendre un nouvel élan avec la signature sur le tout jeune label Skaldic Art Productions, permettant à Obsidian Gate d’enregistrer son premier album The Nighspectral Voyage (1999).

La magnifique pochette de Viktor Witkowski représente un personnage reclus à la surface d’une planète désolée, avec une galaxie spirale au second plan. Ce côté cosmique n’est pas sans rappeler l’album d’Odium sorti courant 1998, d’ailleurs la ressemblance ne s’arrête pas à l’artwork, Obsidian Gate semble avoir été traumatisé par les premières sorties estampillées Nocturnal Art (Limbonic Art et Odium). L’intro grandiloquente / spatiale est le prélude parfait à ce voyage spectral nocturne, érigé en un concept complet sur ce disque. When Death Unchains the Spectre dévoile rapidement un Black Metal symphonique de haute volée, sorte de Arcturus / Limbonic Art turbocompressé, en témoigne le final supersonique de ce titre d’ouverture.
Sur les constructions clavier intelligentes de Daniela et Marco, Marcus pose un chant haineux et des guitares abrasives, même si ces dernières servent surtout d’accompagnement et ne disposent pas d’une grande place dans le mix. Il y a fort à parier que les allemands aient aussi beaucoup apprécié l’épique Starfire Burning… de Bal Sagoth, l’influence est assez flagrante à 2 : 15.

Avec une introduction et cinq morceaux pour une heure de musique, le trio développe de longs titres à tiroirs aussi épiques et audacieux les uns que les autres. Dépeignant les pérégrinations d’une âme dans l’univers, The Nightspectral Voyage en est la transcription musicale idéale. Nous sommes ainsi plongés tour à tour (ou simultanément) dans l’obscurité céleste, la damnation et la douleur, les pensées philosophico-ésotériques, le déplacement mental supra luminique ou l’immensité du cosmos. Les incroyables 18 minutes de The Obsidian Eternity and Anguish donnent une idée de l’ambition dont fait montre le combo d’outre Rhin : réussir à tenir en halène l’auditeur tout au long d’un si long morceau dénote un savoir faire hors du commun.
The Bethorian Shrine est plus concis (tout est relatif , durée de 9 : 15 tout de même), mais représente sans nul doute le point d’orgue de l’album. Débutant dans un tourbillon symphonique furieux n’ayant pas grand chose à envier au majestueux The Sad Realm of the Stars (Odium), les thèmes s’enchaînent habilement. Breaks homériques (2 : 08), accélérations ravageuses (nombreuses), constructions atmosphériques / nostalgiques (4 : 50), Obsidian Gate fait ici étalage de toutes ses armes. Loin d’être dérangeante, la BAR apporte ce rythme trépidant ainsi que ce côté inéluctable et entêtant qu’on retrouve chez Limbonic Art.

S’appropriant un concept original retranscrit de bout en bout dans la musique, l’artwork et les paroles, The Nightspectral Voyage reprend ce qui se fait de mieux dans le Black Metal symphonique et en tire quelque chose d’assez personnel, même si certaines influences sont un peu trop ouvertement exprimées, notamment celles de Bal Sagoth sur la symphonie finale Invoke the Dragon Constellation.
Devançant par sa qualité les dernières sorties de Bal Sagoth et… And Oceans respectivement en vitesse de croisière et en baisse de forme en cette fin de millénaire, Obsidian Gate ne parviendra hélas pas à imposer The Nightspectral Voyage parmi les disques incontournables du Black « sympho », la faute aux moyens de diffusion limités de Skaldic Art. Pourtant ce premier album est intrinsèquement tout prêt de rivaliser avec les maîtres du genre, Spiritual Black Dimensions (Dimmu Borgir) et IX Equilibrium (Emperor) étant ce qui se fait de mieux en 1999.

This is the opening of the obsidian gate, a realm far away from a planet burning and dying. This is place where my soul leaves its mortal shell of flesh... for a nightspectral voyage into an eternity of darkness.

BG




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