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Liste des groupes Death Metal Obituary Slowly We Rot
14 Juin 1989 - Roadrunner Records
Obituary : Slowly We Rot, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Internal Bleeding
2. Godly Beings
3. Til Death
4. Slowly We Rot
5. Immortal Visions
6. Gates to Hell
7. Words of Evil
8. Suffocation
9. Intoxicated
10. Deadly Intentions
11. Bloodsoaked
12. Stinkupus

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NEUF
Chronique
18 / 20
    Fabien, le Jeudi 21 Fevrier 2008 parlez-en à vos amis  
Pionnier du deathmetal floridien aux côtés de Death, Morbid Angel, Amon (Deicide) & Ravage, Executioner se forme en 1984 autour des frères Tardy et de Trevor Peres, qui subissent l’influence directe de Venom et de Celtic Frost, puis de Possessed, accroissant alors la lourdeur et le chant rocailleux de leurs ainés. Les choses sérieuses commencent en 1986, lorsque le groupe intègre Allen West & Daniel Tucker, enregistrant dans la foulée une démo, qui atterrit dans les mains de l'influent Boriroj Krgin, boss du fanzine Violent Noise. Subjugué par le guttural terrifiant de John Tardy, le rédacteur inclut le groupe (désormais baptisé Xecutionner) sur sa compilation culte Raging Death sortie en 1987, aux côtés de Sadus & Ravage (Atheist), puis se propose de participer au financement d’un album complet.

Fin 1987, le quinquet rejoint alors les Morrisound Studios pour l’enregistrement de huit titres, sous la houlette de Scott Burns, qui effectue sa toute première production de métal. Muni de la cassette, Borivoj contacte son ami Monte Conner du label Roadrunner, qui s’empresse de signer les jeunes floridiens, les convainc d’adopter le nom d’Obituary et, jugeant la durée du produit insuffisante, les renvoie aux Morrisound pour la mise en boite de quatre morceaux supplémentaires. Slowly We Rot sort ainsi en mai 1989, impeccablement muni d’une illustration de Rob Mayworth, avec son logo sanguinolent et son cadavre transpirant les relents putrides du contenu.

Sur des structures simples en middle tempo, Slowly We Rot balance des rafales de riffs d’une efficacité redoutable, facilement mémorisables, à l’image de 'Til Death bâti sur une succession de riffs montant parfaitement en puissance. En outre, l’album surprend par la lourdeur de ses rythmiques, soutenant le guttural effroyable de John Tardy, basé sur un mélange de mots et de growls à décoller n’importe quelle tapisserie des murs. Depuis le terrifiant Internal Bleeding jusqu’à l’éponyme Slowly We Rot, Obituary assène ainsi son death gore sans équivoque, représentant la véritable essence du style. La production de Scott Burns manque toutefois d'épaisseur, mais apporte en revanche une clarté et une lourdeur mettant parfaitement l’ensemble en valeur.

A l’instar des Scream Bloody Gore et Leprosy de ses collègues de Death, Slowly We Rot connaît dès lors un véritable engouement, transcendant le style initié quelques années auparavant par Celtic Frost et Possessed. Obituary s’impose ainsi directement sur le devant de la scène, grâce à un album culte et intemporel, annonçant à cette époque la suprématie du deathmetal, qui se répand comme une trainée de poudre aux quatre coins de la planète.

Fabien.

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19 commentaires
Chronique
17 / 20
    MercuryShadow, le Mercredi 31 Aout 2005 parlez-en à vos amis  
YEUAAAAAARGH! Le hurlement qui annonce "Internal Bleeding", le morceau d'ouverture, vous glace le sang. Les guitares rejoignent la batterie, et le carnage est lancé: en moins de quarante minutes, ce jeune groupe formé par les frères John et Donald Tardy, respectivement chanteur et batteur, impose son premier album comme un monument de death-métal. S'il est vrai que le "Scream Bloody Gore" de Death précède de deux ans ce "Slowly We Rot", ce dernier a pour lui son extrémisme, son jusqu'au boutisme qui lui confèrent un impact unique. D'emblée, Obituary s'empare alors de la couronne du groupe le plus extrème du moment; et, quinze ans plus tard, il suffit de poser l'oreille sur ce disque pour comprendre que cette domination était amplement méritée.
Ici, point de paroles au sens traditionnel du terme, mais des placements de voix, des hurlements sans fin, des grognements abominables, véritable déferlement de violence malsaine. La batterie donne dans un mid-tempo extrèmement lourd, rampant, puis explose en blasts frénétiques ("Gates of Hell"). Les guitares empilent riffs sur riffs, tous plus pesant les uns que les autres ("Godly Beings"), avant de s'envoler dans d'affolants solos épileptiques ("Words of Evil, "Suffocation"). Bref, le groupe pose les bases d'un brutal-death novateur -pour l'époque-, et se donne une ligne directrice de violence à l'état pur dont il ne dévie jamais.
Mais, me direz-vous, cette formule n'est aujourd'hui plus l'apanage des seuls membres d'Obituary, et nombreuses sont les formations qui revendiquent cet extrémisme à tout crin. Pourquoi, dès lors, "Slowly We Rot" est-il devenu instantanément un classique? Parce que, malgré sa production parfois un peu brouillone, et malgré le temps qui s'est écoulé depuis, cet album repose sur deux éléments indémodables: l'amour du riff et surtout la voix de John Tardy.
Mon Dieu, cette voix! Disons que le vocaliste chevelu donne l'impression que ses hurlements ont été arrachés à mains nues de la gorge d'un supplicié, et l'on aura une idée assez précise de la chose. C'est bien simple, John Tardy est LA voix du death, un des rares chanteurs de ce style à hurler comme un damné tout en ne délaissant jamais les émotions. Si vous voulez découvrir ce qu'est un cri qui fait se dresser vos cheveux, qui vous donne des frissons et vous fait claquer des dents, c'est ici que vous le trouverez. Passez-vous "Internal Bleeding" ou ""Deadly Intentions" au casque, et tombez à genoux...
Alors, un conseil à ceux qui n'ont pas encore eu la chance d'écouter ce monument de l'extrème: avant d'appuyer sur "play", munissez-vous d'une bonne minerve!

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