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Alors, le style, c’est quoi ? Pas du black sympho ! Pour faire simple, c’est une musique très violente, assez entraînante, composée de pleins d’instruments originaux, folkloriques, voire classiques, mais pas à la manière du black sympho habituel. Pour ceux qui connaissent Fintroll, on peut en rapprocher l’usage des instruments folkloriques, c’est à dire entraînant, original et pas collé aux guitares. Je n’hésiterai cependant pas à dire que « NeChrist » est un album dangereux. Disons qu’il ne faut pas le faire écouter à des gens qui ne connaissent pas, car le style peut surprendre – mais surtout, il ne faut absolument pas se laisser tenter par l’atmosphère violemment et volontairement attractive, et surtout très curieuse : cet album est particulièrement ensorcelant, la magie noire se sent à dix kilomètres (et les bûchers à 15)… pas à dire, c’est envoûtant ! Pour décrire brièvement l’album, il faut dire qu’il est composé de 88 morceaux, pour une durée totale de 72 minutes… les titres sont assez longs dans leur ensemble, mais du 10ème au 87ème, se sont des bruits enregistrés dans une forêt, comme entre deux Sabbats, puis la messe reprend de plus belle. Les compositions sont magnifiques, le jeu est très bon, l’album est assez bien produit… il faut tout de même une mention spéciale pour le batteur : il joue énormément sur les cymbales, mais son jeu de double grosse caisse est le summum de la perversion technique !!! Je n’ai jamais entendu de telles variations à cette cadence, des syncopes, des reprises, … bref, il est excellent, le son de la batterie le met bien en valeur et on peut considérer que sans lui, l’album perd presque 40% de son charme. L’artwork maintenant. Il est sobre. Très sobre. Et surtout très malsain, mais pas au sens où je l’aime : pour la pochette, vous n’avez qu’à voir les signes pour vous rendre compte des orientations politiques du groupe (bien que sur cet opus, ils utilisent encore leur logo « commercial », contrairement à la suite) ; sous le CD on a droit au même symbole que sur la pochette derrière la croix retournée, mais fait avec des kalachnikovs (4 en tout dont les chargeurs contribuent à former une svastika, signe tristement célèbre depuis le IIIème Reich) et une rangée de balles fait le contour. Alors voilà… rien aurait suffi. Enfin je veux dire, une couverture toute noire. Mais bon, c’est comme ça. Que ceci ne vous empêche pas d’écouter l’album, qui n’en est pas moins bon ! Le livret est sobre lui aussi : il comprend les noms des participants, et les noms des titres. Point. Bon, pour conclure, je recommande cet album, et je ne le recommande pas. Il est excellent musicalement. C’est pour moi le summum du groupe à l’heure actuelle. Mais je pense qu’il faut vraiment se pencher dessus qu’après avoir acquis une certaine maturité d’esprit qui pourra servir de garde-fou en cas de tentation malsaine. Je me permts d'ajouter que je viens de voir qu'une réédition par Oriana Productions (le label du groupe) est disponible, avec textes et traductions en anglais des chansons, ainsi qu'un titre bonus inédit : une reprise de Motorhead. Nattskog
Ne Christ est loin de faire exception à la règle et est, par la même occasion, un album phare du groupe Ukrénien ! Pour mettre l'auditeur (qui se devrait à mon avis être un peu expérimenté dans le style) dans une ambiance médiévale, naturelle... payenne !, c'est une courte intro aux raisonnances de chants d'oiseaux et de trompettes de guerre. Puis soudain c'est le choc ! Une violance musicale telle une tempête s'abbat sans crier gard appuyés par des claviers aux raisonnances médiévales pour The Funeral Wind Born In Oriana ! Toujours aussi puissant pour Night Before The Fight qui raisonne toutefois plus martialement. Accalmie relative avec Black Raven qui toujours aussi guerrier appuie plus sur le côté pagan de l'instrumentale avec en plus des voix féminines, de même avec The Call Of Aryan Spirit qui toutefois part plus dans un côté dépressif et funeste. Repartons au combat emplit de haine et de soif de victoire avec The Child Of Swamps And Full Moon qui ne perd pas le paganisme des dernière pistes pour autant tout comme Death Damnation. In The Fire Of The Wooden Churches est très étrange... une sorte de mélange de Heavy Metal et de Black Pagan assez réussi à mon avis. Sombre ténébreux, blasphématoir et envoutant, c'est Jesus' Blood. Une des meilleures pistes de l'album. La fin de la guerre est annoncée par le victorieux NeChrist: The Dance Of Swords enchainé par un festif (si vous n'aimez pas les morceaux joyeux ne l'écoutez pas) Perun's Celestial Silver, parfait pour une soirée dont le thème serait la bière, la forêt et le paganisme !
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