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| CD paru en1991 - Geffen |

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1. Smells Like Teen Spirit
2. In Bloom
3. Come As You Are
4. Breed
5. Lithium
6. Polly
7. Territorial Pissings
8. Drain You
9. Lounge Act
10. Stay Away
11. On A Plain
12. Something In The Way
13. Endless Nameless |
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| Chronique |
 18 / 20 |
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Nirvana, ou le dernier souffle punk. Peu de gens, dans la postérité, pourront s’imaginer le succès de cet album, Nevermind, en 1991. La foule entière, de Seattle à Moscou, et de Reykjavik à Cordoue, s’habillait comme Kurt Cobain, leader du groupe. Partout, ce n’était que chemises épaisses de bûcheron, à carreaux. Jusqu’au suicide, ce 4 avril 1994.
Cet album méritait-il un tel succès ? Une mesure rock à trois temps, une folie punk, un son pop. Voici les ingrédients. Et le dosage : des morceaux courts, trois minutes environ, non pas s’alternant, l’un rapide, l’autre lent, mais ensemble, rapide et lent. Surtout, des explosions imprévues, imprévisibles, dans l’architecture de chaque morceau.
La musique n’est pourtant pas si recherchée. Chaque morceau fonctionne sur un riff ; le solo de rigueur le consacre.
Lors, c’est l’énergie et la sincérité qui distinguent cet album.
Kurt Cobain est un punk. Et il croit en ses idées. Le mépris qu’il éprouve pour ses contemporains se légitime en ce qu’il l’a d’abord ressenti contre lui-même. Si je devais définir en un mot Nirvana, ou Kurt Cobain, dont le groupe est l’émanation, j’utiliserais ce terme culturel allemand : la Selbsthass, la « haine de soi ».
Et il le prouve dès le premier morceau, et le plus célèbre, Smells Like Teen Spirit. Le titre ne constitue pas un hymne à l’adolescence, mais une apostrophe de Cobain, à ceux qui traitent sa révolte de juvénilisme attardé. Cobain n’ignorait pas que le caractère de l’homme futur se révèle à l’adolescence. Alors, sa consécration…il s’en fout.
Mais Kurt Cobain crache dans cette chanson sur la moralité « bon enfant » de son temps. Écoutez donc ces paroles : « With The Lights Out, it’s less dangerous /Here we are now, entertain us /I feel stupid and contagious /Here we are now, entertain us /A mulato, an albino, a mosquito /My libido » : Avec la lumière éteinte, c’est moins dangereux /Maintenant que nous sommes ici, amusez-nous ! /Je me sens stupide, et contagieux /Maintenant que nous sommes ici, amusez-nous ! /Un mulâtre, un albino, un moustique /Ma libido ». Ce qui signifie : « Nous avons confiance, tout va bien, ne prenons pas trop de responsabilité, il est lourd de se porter (et supporter). Mais pitié, nous rampons, ou payons, pour cela : amusez-nous, distrayez-nous ! semblables à des petits enfants mineurs. Oh, je me sens gagné de stupidité, et elle se révèle contagieuse…Qui est présent ? Un métis (mulâtre), pour la bonne et bouffonne pensée antiraciste (vive les Noirs et les Blancs se tenant la main en cœur !), un blancos (albinos) trop pâle (manque d’énergie vitale ? image d’Épinal ?), un médiocre qui pense pour nous (le moustique)…puis la primauté de mon plaisir bassement égoïste (la libido). »
La musique est dès lors purement punk. Une basse obsessionnelle, et bourdonnante, aux lignes recherchées (elles !), instrument en première ligne. Elle est le videur, contre les resquilleurs. Une guitare tranchante, qui casse surtout la ligne harmonique classique, vers des contrées de folies, de dépression paranoïaque, ou vers une terra incognita libertaire, dans des contorsions cubiques, mais dont la ligne demeure souple…Car Cobain, dont la musique respire la générosité, guide, entretient un dialogue par sa guitare, avec l’auditeur ! Enfin que dire d’une batterie qui introduit merveilleusement, et garde un coté rock n’roll, de destruction finale des instruments et de l’harmonie.
Le malheur de Cobain est d’avoir su plaire à cette époque qu’il méprisait tant. Il commençait déjà à être accusé de pose. Il a consacré dès lors sa sincérité par son suicide. Ses millions de fans « à la vie, à la mort » se sont gardés de l’y suivre.
Cet homme profondément seul, amoureux de dialogues, de touchers, est mort seul. Sa révolte était trop sincère. Mais il a entraîné le Punk définitivement avec lui. C’est sa plus grande réussite artistique. Après Nirvana, plus rien !
Place alors à un Métal revigoré par ce souffle de feu…
5 commentaires |
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| Chronique |
 19 / 20 |
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Nevermind, le deuxième effort de Nirvana (suivant leur premier opus assez violent, Bleach) est l’album culte du groupe, qui l’a fait exploser, si somptueux que chaque bon amateur de musique se doit de le posséder. Smells Like Teen Spirit, introduction à ce brillant cd est devenu en quelques temps l’hymne d’une génération, une belle déviation tout comme la carrière du groupe, du punk, grâce à la voix de Cobain si fatiguée de la vie, donnant le grunge, voyage a travers un nouveau monde pour des millions de jeunes. Un solide retour sur terre, les textes ont réussi à révolter, malgré leur premier sens poétique (tirés d’une poésie bien particulière bien sur, celle d’un homme a part, qui sombrera comme tout le monde le sait malheureusement dans l’héroïne…). Le 2è tube (en précisant naturellement, que dans ce cas « tube » signifie aussi « bon morceau » !!), In Bloom, avec le décor faisant référence aux Beatles (au début, JUSTE au début) sera suivi du non moins connu Come As You Are, ce riff accrochant à la première écoute, sublime chanson dont on ne se lasse pas. Ensuite Breed qui fait ressentir clairement la vague punk des années 90, motivant, il réveille en attendant le morceau suivant nettement plus calme, plus alternatif, Lithium. Ses paroles emmènent loin, bien loin, celui qui trouve cette planète si ennuyante, aussi simples soient-elles. Et oui, Nirvana c’est avant tout des morceaux simples qui reste gravé dans le cerveau de n’importe quel auditeur les ayant entendu même une seule fois. Arrive là, Polly, tant de fois repris (New wave + 2versions acoustiques) émouvante chanson parlant du viol… avant la phrase mythique de Krist Novoselic « Come on people now, smile on your brother, everybody get together, try to love another one, right now » introduisant le mouvementé et arrachant Territorial Pissings, avec l’extraordinaire jeu de Dave Grohl, nouveau batteur. Puis, Drain You, aux textes désarmants, suivi par une intro à la basse, voila Lounge Act, avant Stay Away et On a Plain. Débute alors cette chanson bouleversante et troublante évoquant les temps dur qu’a vécu Kurt Cobain quand il vivait sous les ponts avec sa mère, Something in the Way, dont la version de l’unplugged est magnifique. Enfin, Endless Nameless, morceau caché, une vraie détonation de rage, explosion de guitare, terminant cet album particulier et tellement bon grâce à sa diversité et l’intégrité du groupe qui s’y est donné a 100%.
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| Mini-Chronique |
 20 / 20 |
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Rien à dire qui n'a pas déjà été dit, un album culte, tellement bon et tellement représentatif d'une génération et d'une époque, qu'il a (et c'est là son seul défaut) caché ou attenué l'importance de certains groupes, car il s'est approprié à lui tout seul l'étendard du mouvement grunge...
Pour moi cet album mérite bien un 20/20, mais le groupe grunge le plus représentatif et bien "Alice in Chains" ...et ne pas oublier que Nevermind s'est vendu à 8 millions d'exemplaires, alors que "Ten" de Pearl Jam à 11 millions...Le génie de Nirvana a été qu'on a retenu qu'eux...est aussi que Kurt Cobain est mort, sinon que serai devenu le groupe (n'oublions pas que cobain voulait faire un album à la Johnny Cash qui sonne country, ainsi qu'un groupe avec Courtney Love). Merçi mon dieu de nous avoir laissé ces perle que sont Nevermind, In Utero, Incesticide et le reste...et que cela influe pour encore des générations!!!
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| Mini-Chronique |
 19 / 20 |
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Smells Like Teen Spirit, HYMNE teenage tant de fois entendus, reconnaissable à la première note, dont chaque réécoute nous donne une puissante envie de monter le son a en exploser la chaine hi-fi et à secouer nos longs cheveux rebels…Nirvana a fait la promo du siècle en diffusant en boucle son clip sur mtv avant la sortie de l’album, bien sûr cela n’a été possible qu’avec la signature du groupe chez le major Geffen records, qui leur a posé quelque problème de concsience face a leur éthique punk mais qu’importe ! Nirvana est passer du statut de groupe espoir de la scène underground a celui de groupe le plus important du pays, puis groupes légendaire suite au suicide de Cobain. Tout en faisant de Nevermind un album culte vendu à 22 millions d’exemplaires à travers le monde avec qui le grunge est devenue un genre musical a part entière entière qui s’est éteint avec son leader.
Mais Nevermind n’est pas devenue culte par un hasard de circonstance, Il marque un réel tournant avec Bleach. Pop dans la forme des chansons, mais toujours servi par une guitare saturé, une basse énergique et une batterie puissante et précise, Nirvana ayant enfin son batteur en la personne de Dave Grohl. les textes sont personnels et dénonciateur, toujours chantéavec la même rage. Outre Smells Like Teens Spirit, on retrouve des tubes a foissant, certes moins emblématiques, mais aux refrains hyper entrainants. Deux ballades acoustiques: “Polly” et la trés personnelle” something in the way ainsi que “territorial Pissing” speedé et hurlé a tel point que Kurt se casse la voix a la fin !
Que dire de plus ? Cet album est une légende.
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| Mini-Chronique |
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Un album excellent probablement l'un des meilleurs que le groupe ait sorti, album qui révéla et affirma définivement le talent du groupe grunge de Seattle. Des textes soignés, des musiques variées qui nous transportent du son explosif et hilarant de Territorial Pissings en se terminant par une douce et envoûtante musique qu'est Something in the Way. Mais cet album, en plus d'être un véritable Hymne à la jeunesse avec la célèbre chanson Smells Like Teen Spirit, est aussi le reflet de la personnalité du chanteur. Une personnalité changeante, parfois tyrannique et violente, ou , aux antipodes, douce et rêveuse. Cet album est également l'emblème et le refuge de toute une génération du mal-être, et rares sont ceux qui ne tombent sous le charme de Lithium, à la fois troublante, envoûtante et sublimement malsaine. Notons aussi la version électrique de Polly, chanson inspirée d'un fait divers. Enfin comment ne pas parler de la célèbre Endless, Nameless, qu'il ne fallait pas révéler, mais au contraire, laisser le soin à l'auditeur de la découvrir lui-même... A partir de 13min52, commence un vacarme assourdissant, qu'est la dernière chanson non-offcielle de l'album. Aprés une difficile et épuisante journée de répétition, et alors qu'il venait d'enregistrer Lithium pour Nevermind, Cobain se déchaîna sur sa guitare, et improvisa, sur le vif, Endless, Namless. Ce n'est que plus tard qu'il décida de l'ajouter en piste cachée sur sa dernière chanson, comme pour surprendre l'auditeur, de ses puissantes répliquées, hurlées à pleine gorge ! Les paroles, inspirées de diverses sources, relatent à la fois, l'amour passionnel de Cobain avec Drain You, ou encore son mal-être latent avec Come As You Are. En conclusion, Nevermind est un album à écouter d'urgence !
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