Pretty Hate Machine

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Nom du groupe Nine Inch Nails
Nom de l'album Pretty Hate Machine
Type Album
Date de parution 20 Octobre 1989
Labels TVT Records
Style MusicalMetal Industriel
Membres possèdant cet album220

Tracklist

1. Head Like a Hole 04:59
2. Terrible Lie 04:38
3. Down in It 03:46
4. Sanctified 05:48
5. Something I Can Never Have 05:54
6. Kinda I Want to 04:33
7. Sin 04:06
8. That's What I Get 04:30
9. The Only Time 04:47
10. Ringfinger 05:40
Bonustrack
11. Get Down Make Love (Queen Cover) 04:19
Total playing time 48:42

Chronique @ vastAire

07 Octobre 2008
NINE INCH NAILS - Pretty Hate Machine

Pretty Hate Machine est le premier rejeton de Nine Inch Nails, le groupe de Trent Reznor. Groupe est un bien grand mot lorsqu’il s’agit d’évoquer Nine Inch Nails puisque Trent Reznor ne s’entoure de musiciens pratiquement que pour tourner. Trent Reznor est Nine Inch Nails.
Reznor a affirmé une fois que ce nom lui était venu un peu par hasard. Il cherchait un nom qui sonne bien et puis voilà un jour c’est venu et il a décidé que c’était le bon. Histoire de couper court aux rumeurs qui prêtaient une symbolique SM ou autre au sobriquet, symbolique il est vrai dont Reznor jouera assez, voire même abusera, par la suite de sa carrière.
J’aime toujours rire des considérations ‘européennes’ que l’on veut bien donner à certains groupes américains. En effet, sous couvert que ledit groupe soit relativement méconnu en Europe, il est assimilé à une scène underground et c’est souvent sans compter sur les millions de disques déjà vendus outre-Atlantique. Sans vouloir faire du name-dropping, les exemples sont légion, Pearl Jam, Cypress Hill ou Beastie Boys sont parmi ceux qui me viennent à l’esprit.
Il est aussi de mise de dire que ce premier album de Nine Inch Nails est une des pierres fondatrices de la musique industrielle (Nails 2 si on suit la légende, le Nails 1 étant le Single Down in It). Ah ? Première nouvelle. Certes on utilise des machines (entendez : il n’y a pas que des instruments traditionnels – guitare – basse – batterie) couplées à des guitares électriques saturées… certes le monsieur a les cheveux (mi-)longs et est habitué comme un Village People (vous savez celui en cuir), certes les thèmes des chansons sont ‘metal’ (amours ratées, dépression, sexe…) mais alors, me direz-vous d’où qu’il tortille le vastAire à faire sa mijaurée et à nous basSiner que c’est pas de l’Indus.
Chers frères et sœurs, Pretty Hate Machine, c’est de la pop. Ah bien sûr, pas de la pop acidulée à la Roxette ou la A-Ah (je sors les références de l’époque, hein), pas le truc imbuvable qu’on fredonne malgré soi pour l’oublier deux mois après. De la bonne pop avec ses titres catchy, ses mélodies imparables, ses hits, ses tubes faits et conçus pour vous faire bouger le popotin sur les dancefloors. Quand en France les trentenaires nostalgiques s’éclatent sur le parquet (je francise) sur L’Aventurier d’Indochine ou Tombé pour la France de Daho, nos amis américains eux s’éclatent sur Girls des Beastie Boys et Head Like a Hole de Nine Inch Nails.
Vous avouerez que pour la crédibilité ‘metal’, le ‘loner’ aux cheveux longs et aux idées torturées, image qu’il a fort bien su cultiver par la suite, ça le fait moyen. Vendre des millions d’albums dès son premier opus ou voir ses ‘Singles’ (rien que le mot…) dans la catégorie Dance Music, tout ça ne fait pas très underground…
Pourtant voyez-vous, malgré toutes ces objections, ces petits détails que je vous donne maintenant, c’est un album qui a une place toute particulière pour moi. Cette ‘pop’ vaut son pesant d’or et sous le vernis des tracks très eighties dans leur production, il y a de véritables gemmes de musicalité et d’émotions.
Si on fait abstraction des ‘Down in It’ et ‘Head Like a Hole’, il y a déjà, presque cachées, les prémisses de ce qui fera la patte Reznor, des chansons d’une noirceur et d’un désespoir accablants comme dans les plus ‘calmes’ ‘Something I can never have’ ou ‘Sanctified’.
Pour ceux qui découvriront l’album aujourd’hui, qu’ils connaissent Nine Inch Nails sur des opus plus récents ou tout simplement qu’ils n’en aient jamais entendu parler, le premier obstacle est de taille. Il vous faudra apprivoiser ce son très eighties qui pourra en rebuter plus d’un, marque de fabrique d’une génération (Eurythmics, New Order, Erasure, etc…). Ce son est l’œuvre de Reznor certes, mais également de Flood, Vrenna, Sherwood, sortes de gurus de la musique ‘industrielle’ / ‘électro’ que l’on retrouve notamment à la production de New Order, Ministry, U2 ou The Smashing Pumpkins.
Aujourd’hui Pretty Hate Machine semble bien seul dans l’œuvre de Reznor dont le reste de la discographie irait presque jusqu’à désavouer son géniteur.
Il reste des constantes dans ce bas monde. A un moment donné un fils doit toujours détester son père pour pouvoir le surpasser. Quand on connait Broken ou The Downward Spiral qui suivirent, on se dit que Reznor a plus que haï son premier album.

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eulmatt - 07 Octobre 2008: Bravo, tu t'en sors très adroitement avec un album définitivement difficile à chroniquer. Pas tant que celui-ci soit musicalement d'une complexité inouïe, mais c'est vrai que le mythe qui entoure ce premier rejeton de NIN fait travailler les imaginaires, jusqu'à oublier l'essence propre de ce disque.
Alors bien sûr, il est de première importance, car sa légitimité vis-à-vis du monde du metal marque quand même l'avènement d'une ère ou le mélange des genres du type metal-électro-pop, tabou dans les années 80, devient envisageable.
Après, personnellement, un jugement assez mitigé sur le disque.
Et puis bon, 89, metal indus, culte = Ministry et son Mind Is A Terrible Thing To taste.
Hein, quoi.
BEERGRINDER - 07 Octobre 2008: Ha, ha j'allais répondre que l'Indus c'était pas mon truc, mais après avoir lu ta rédaction ben je vais dire que la pop l'est encore moins...

Belle leçon d'histoire et chronique fort intérressante en tout cas.
barback - 07 Octobre 2008: Moi qui ne connaissais pas cet album, je m'attendais à de l'indus frigorifique, mais nan, de la pop electro 80's teintée de fraises Tagada. ça refroidis un peu du coup.

A voir quand même.
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Chronique @ bojart

21 Juillet 2013

Là où tout commença...

Tout débuta officielement en 1988 pour Trent Reznor, alors âgé de 23 ans, avec son premier album baptisé "Pretty Hate Machine" (les puristes me diront 1986 et "Purest Feeling" et ils ont raison). Une jolie machine de haine qui, vingt ans durant, enchaînera sept opus studio, un disque live (l'exquis "And All That Could Have Been"), six albums de remixes (en comptant "Closer to God") et enfin 1 skeud instrumental dénommé "Ghost IV". N'oublions pas que sur chaques singles, des titres et remixes inédits ainsi que des covers s'invitaient à la fête !
De la reprise de "Get Down Make Love" de Queen à celle de "Physical (You're so) (Adam Ant) en passant par :la reprise méconnue du "Metal" de Gary Numan (pape de la pop synthé de la fin 70 au début 80), Trent a su réinterpreter ces classiques des années 80.

Dans toute sa carrière, NIN compta de nombreux et non moins talenteux musicos dans son ligne-up comme le producteur et guitariste Danny Lohner, l'excellent compositeur/bassiste Twiggy Ramirez, le batteur (ex-Nirvana) Dave Grohl (qui fît un super boulot sur "With Teeth") puis Robin Finck (guitariste) et Chris Vrenna (claviers, percussions) les fidèles.
Et pourtant NIN est Trent Reznor et inversement. Les musiciens et producteurs ayant participé au projet ont été comme des atomes tour noyant autour d'un noyau en fusion : Reznor. Créateur, multi instrumentiste, parolier et chanteur du groupe...allez ! Place à "Pretty Hate Machine" !

"Haine". Ici le narrateur exprime toute sa haine envers ce monde qui l'entoure tout en restant assez lucide et nombriliste pour ne pas se suicider. "Mélodie". Là, les compos sont froides et cliniques et la mélodie n'arrive à percer les Ténèbres qu'en de rares moments. "Atmosphère" Ici et là, l'atmosphère est souvent pesante et rares sont les zones de Lumière.

Avec "Pretty Hate Machine", on a affaire à un album sombre et machinal bien que créatif. On ressent l'ambiance glaciale du disque dès "Head Like a Hole" et sa boucle de synthés froide et triste. Son tempo est dynamique et le refrain violent suggère une double lecture : à la fois il est question de soumission concrète mais également sociétale voire politique. "Something I Can Never Have" parle d'autre chose. Cette ballade dépeint sur fond de psychose érotomane, un amour condamné à rester au stade du fantasme. Le piano renforce le trouble ressenti. "Terrible Lie" conte l'histoire d'un homme se sentant trahi et sali par celle qu'il aimait. Un morceau qui reste dans la tête.

Dans cet album sombre et pessimiste, le clair obscur vient évidemment des titres plus electro comme "I Can't Never Get" ou "Kinda I Want To" mais surtout du groovy "Down in It", un tube dansant (comme en fera NIN plus tard) où Trent rappe correctement, donnant quelque chose d'agréable, tout comme dans "Sin", dans lequel de façon moins enjouée, les claviers font la loi pour une instrument froide mais rythmée sur le chant de Trent. Refrain accrocheur et couplets convainquants font de ce morceau un incontournable.
Finissons avec la noirceur douloureuse de "Ringfinger". Sur une composition où l'indus minimaliste est reine, est racontée le récit poignant d'un homme travaillant dur à sa tâche et qui n'arrive pas à satisfaire les besoins et exigences d'une épouse tyrannique. Cette homme suit aveuglément sa femme par amour et absence de confiance en lui, obéissant beâtement.

"Pretty Hate Machine" est un album glaçant et original où le pot-pourri mêlant electro, new wave et indus donne un joli résultat.

Bj

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Chronique @ stickinthemud

12 Avril 2013

Un album qui annonce la couleur

Sorti en 1989, Pretty Hate Machine est le premier album du groupe de métal indus Nine Inch Nails. D’un groupe ? Plutôt d’un homme : Trent Reznor. En effet, le frontman est auteur, compositeur et interprète de sa musique, les autres membres étant réduits au statut de simples musiciens (Reznor sera également producteur dès le second opus, Marilyn Manson lui doit d’ailleurs son premier grand succès avec Antichrist Superstar).
NIN deviendra le leader de son genre musical, mais qu’en est-il de ce premier album ?

Pretty Hate Machine est le seul album du groupe sorti dans les années 80 et cela se ressent. La production est très 80’s avec trop de reverb comme dans presque toutes les productions de cette décennie. La musique proposée est finalement assez dansante et s’intègre parfaitement dans le contexte musical de l’époque.
Là où NIN fait la différence c’est sur la couche d’agressivité posée sur tous ces sons de clavier des années 80. Ce côté à la fois agressif, sombre et un peu malsain qui contraste avec le côté dansant est apporté par une guitare très aigüe qui apparaît généralement dans les refrains mais surtout par le chant de Reznor qui semble en vouloir au monde entier et qui n’hésite pas à parler très crument de sexe, de violence (souvent les deux à la fois) et ce, sur un ton cynique et dédaigneux.

Le premier titre et le tube de l’album « Head Like a Hole » en est l’exemple parfait. On commence avec un riff basse/clavier assez entrainant sur lequel se pose un chant clean mais au bord de la crise de nerf, on sait que ça va péter et au refrain… ça pète ! Reznor distord ses cordes vocales sur une guitare au son incisif dénué de basse. La structure du morceau, malgré sa longueur, est très basique et cyclique.

Les autres titres suivent à peu près le même schéma, on notera quand même un chant un peu plus rappé dans « Down On It » mais surtout la ballade « Something I Can Never Have », complainte mélancolique sur un air de piano oppressant, véritable prémisse de titres incontournables comme « Hurt » qui sortira 5 ans plus tard et auquel Johnny Cash donnera une toute autre dimension.

Pour résumer, Pretty Hate Machine est un bon premier album qui porte bien son nom. Le côté « pretty » est représenté par l’aspect instrumental très ancré dans les années 80, des claviers assez dansants dans tous les sens. Même s’il est difficile de rentrer dans ce genre de son aujourd’hui, je trouve que c’est bien maîtrisé. Le côté « hate » est bel et bien présent dans le chef de Trent Reznor qui crache sur tout ce qui bouge (littéralement même). Et le côté « machine » qui fait partie intégrante du son indus, donnant l’impression que la musique a été créée dans la phase à froid d’Arcelor-Mittal.
Un album donc assez facile d’accès car pas trop métal, mais tout de même un peu daté de par ses sons 80’s. Cependant, il annonce clairement de quoi cette formation est capable. Un chef-d’œuvre arrivera cinq plus tard avec « The Downward Spiral ».

P.G.

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Commentaire @ Madpig

01 Octobre 2003
Premier album et déjà la grosse claque, avec Pretty Hate Machine, Nine Inch Nails et sa tête pensante Trent Reznor nous pondent un petit bijou qui reste encore l’une des références en matière de metal indus (l’un des premiers albums du genre avec The Land of Rape and Honey de Ministry). Je m’explique. Tous les morceaux de cet opus sont des tueries, que ce soient les morceaux de furieux tels que «Head Like a Hole», «Terrible Lie» ou encore «Sin», ou les morceux plus influencés new-wave comme «Kinda Want to», «The Only Time» ou «Ringfinger». Egalement à noter, le calme mais excellent «Something I Can Never Have» qui fera des petits sur les albums suivants où les titres de cette facture auront une place plus importante. Les rythmiques martiales, marque de fabrique du metal indus, sont déjà très présentes mais certaines rythmiques new-wave persistent encore, le mélange des deux nous donnent un album inimitable, un album de Nine Inch Nails quoi !!!

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Fetus - 11 Août 2007: Jolie chronique, et excellent album!
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Commentaire @ Fetus

12 Fevrier 2008
Ecouter Pretty Hate Machine, c’est une grosse baffe dans la tronche, même si cela fait pratiquement 20 ans qu’il est sorti. Nine Inch Nails nous sort donc son premier opus en 1989, les premiers pas de ce qu’on appelle le metal industriel. Les trois titres les plus violents ouvrent l’album : le tube gigantesque "Head Like a Hole" (en général joué en dernier dans un concert de NIN), l’excellente "Terrible Lie" et "Down in It" aux claviers bizarroïdes. "Sanctified", aux rythmes martiaux, s’enchaîne parfaitement à la très triste "Something I Can Never Have" (juste quelques notes de piano, des sons étranges et la voix de Reznor nous fait ressentir une émotion forte). L’énorme influence new wave se fait largement ressentir sur l’inquiétante "Kinda I Want To" ainsi que l’énervée "Sin", ou encore la dernière piste "RingFinger" qui termine en beauté le CD. Mention spéciale à la très mélancolique "That’s What I Get".
Pour finir, Pretty Hate Machine, c’est un album énervé contre l’Amérique et un monde sale, dominé par l’argent et la folie des hommes. Musicalement, cette galette aux influences diverses, enregistrée avec presque rien, faisait vraiment avancer la musique à l’époque et ne laissait que prévoir le meilleur pour Trent Reznor et sa troupe. Qu’est-ce que je pourrais donner pour être né à cette époque et écouter ce CD d’une autre manière, au moment de sa sortie !

17/20

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Commentaire @ Toorop

12 Juillet 2008
Deuxième halo et premier vrai album du groupe. Dans le livret, on trouve une phrase significative pour comprendre ce qu'est ce groupe : Nine Inch Nails is Trent Reznor.
Dans le métal-indus, les groupes se résument très souvent à un homme seul...Justin Broadrick pour Godflesh, Marilyn Manson, Al Jourgensen pour Ministry...etc
Trent Reznor s'entoure de musiciens pour le live comme Chris Vrenna à la batterie (qui composera des années plus tard la bo du jeu American Mcgee's Alice), Richard Patrick à la guitare (Fondateur de Filter).
Le son de Pretty Hate Machine est très ancré dans les années 80 et se rapproche par moments de la new wave. Trent l'a enregistré en 1 mois en Angleterre. Il est sorti en 1989 sur le label TVT mais suite à des problèmes avec ce label, Trent ne sortira pas d'album avant 1992 mais cette fois sur son bébé Nothing Records.
Ma chanson préférée de cet halo est Something i can never have qui est un peu différente du reste de l'album. Elle ressemble plus à l'émotion de The Fragile qu'au reste de l'album qui fait très synthétique.

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