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Ithyphallic

Nile discographie



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NILE - ITHYPHALLIC (CD)

Album précédant
23 Juillet 2007 - Nuclear Blast
Nile : Ithyphallic, chronique, tracklist, mp3, paroles Tracklist

1. What Can Be Safely Written
2. As He Creates So He Destroys
3. Ithyphallic
4. Papyrus Containing the Spell to Preserve Its Possessor Against Attacks From He Who Is In the Water
5. Eat of the Dead
6. Laying Fire Upon Apep
7. The Essential Salts
8. The Infinity of Stone
9. The Language of the Shadows
10. Even the Gods Must Die

Edition Limitée :

11. As he creates so he Destroys (instrumental)
12. Papyrus Containing the Spell to Preserve It's Possessor Against Attacks (instrumental)

les paroles
Note
16/20
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Chronique

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Nile fait partie de ces groupes qui ne laissent personne indifférents, pour la simple et bonne raison qu’ils possèdent ce petit truc qui fait la différence. En effet, qui aurait pu imager que l’on puisse mélanger du gros death métal bien brutal avec des ambiances égyptiennes ! A l’époque, ça ne serait venu à l’idée de personne, sauf dans l’esprit inventif de Karl Sanders et ses potes. Quelques années et quelques albums plus tard, le groupe nous revient en pleine forme avec Ithyphallic, premier acte de l’ère Nuclear Blast (vous verrez, ça a son importance).

Ce disque n’est pas facile d’accès, ceux qui avaient été déçu par l’opus précédent risquent de mal digérer cette écoute. Beaucoup de similitudes de prime abord entre les deux réalisations, mais au final il y a quand même des différences. Les ambiances typiques qui ont fait la renommée du groupe sont plus discrètes et c’est bien vrai que ça manque un peu. Mais l’avantage de ce disque est son aspect ultra compact qui en fait un véritable bloc de granit massif. C’est sur ce pont que l’on doit faire un choix, rester dans le passé ou accepter cette nouvelle mouture qui est différente, mais quand même excellente.
Bien que cet album ce montre différent, on retrouve dans Ithyphallic les traits du groupe. Prenez par exemple « The Infinity Of Stone » qui est le titre le plus « egyptienisant », il n’a rien a envier aux titres du passé et est heureusement là pour apaiser un peu les grincheux. On retrouve également une grosse session rythmique avec l’excellent George Kollias derrière les fûts. Le mixage est comme d’habitude très axé sur la batterie et c’est un vrai régal d’entendre le colosse grec martyriser sa batterie. Même si il est difficile d’oublier le bon Tony, il faut reconnaître le talent du bougre. Les grattes sont comme souvent beaucoup trop en retrait. C’est une question de goût ! Les batteurs vont me contredirent et les guitaristes seront d’accord avec moi. Ceci dit, ce n’est pas nouveau et c‘est une particularité du groupe à accepter. Dommage de ne pas entendre plus la gratte quand même…
Pour en revenir à l’aspect compact du disque, il est vrai qu’il est difficile de retenir un titre en particulier. C’est pour moi un point fort de Ithyphallic, pas de fioritures ni de remplissage, que du bon ! Karl & Co ont fait un excellent travail.
Comme je le disais en intro, la venue du groupe chez Nuclear Blast a tout de même fait un bien fou à la prod‘. Karl nous le disait, le label allemand a mis le paquet pour son nouveau poulain. Résultat, Nile possède un son plus cinglant que jamais, il est aussi puissant que clair et c’est un véritable régale auditif. C’est tout simplement le meilleur son qu‘ils ont jusqu‘à présent obtenu.

Convaincant à plus d’un titre, ce disque risque peut être de ne pas trop plaire aux fans de In Their Darkened Shrines. Pour les autres, ceux qui sont à la recherche d’un disque vraiment brutal et totalement excellent, Ithyphallic est fait pour vous. Reste à voir quelles vont être les différentes versions cd qui nous seront proposées...





14 commentaires Mardi 31 Juillet 2007


Chronique

parlez-en à vos amis  Imprimer
note : 19/20
Nile est un groupe qui s’est forgé une solide réputation au sein de la scène Extrême, surtout célèbres pour le côté très occulte et pharaonique de leur musique par l’utilisation d’instruments orientaux, samples et guitares criardes. En plus de cette touche d’originalité marquante, Nile, c’est avant tout un Death épais couplé à une surenchère de brutalité et de rythmiques en béton armé. Tout cela de par les talents du maître à penser Karl Sanders, guitariste de talent, passionné d’histoire égyptienne et moyen-orientale et principal compositeur.
Depuis ses débuts au milieu des années 1990, Nile est aujourd’hui devenu une valeur sûre, une pointure, de la scène Death mondiale.

C’est en cette fin de mois de juillet plutôt maussade, après un début d’année fructueux au niveau des sorties d’albums, voilà que s’abat sur nos têtes la nouvelle offrande du groupe américain, 2 ans après l’excellent Annihilation Of The Wicked. Je l’attendais de pied ferme ce Ithyphallic !
Quelques petits changements à noter entre temps :
-Changement de label tout d’abord, adieu Relapse, bonjour Nuclear Blast ! Ca se sent au niveau de la qualité du son.
-L’artwork change vraiment du Nile traditionnel, on n’a plus à faire à des pochettes super hiératiques et statiques, celle-ci donne une identité et une ambiance particulière à l’album.
-Le titre de l’album : Ithyphallic, plutôt déroutant, surtout que Nile nous avait habitué à des titres plus longs, aussi et surtout de par sa signification (Ithyphallique : phallus en érection…), Karl nous donne quelques explications à ce sujet (Cf. Interview vidéo).
-George Kollias est crédité sur une bonne partie des chansons, ce qui montre la créativité et le talent du bonhomme, arrivé trop fraîchement pendant le processus de composition de l’album précédent, sur lequel il a montré qu’il était un batteur digne de succéder au grand Tony Laureano.
-Plus de bassiste officiel sur cet album, Jon Vesano nous a quitté il y a 2 ans, c’est donc Dallas qui s’occupe des parties de basse (pour l’importance que ça a la basse dans le Death… Moi pauvre bassiste…)
-Moins de compos épiques, seules deux pistes dépassent les 8 minutes (la première et le dernière), l’accent est mis sur la brutalité et la lourdeur.
-Moins important mais… Où sont passées les Liner Notes dans le booklet ??? Nile nous avaient habitués à ces écrits qui donnent plus d’infos sur les paroles et la musique, qui montrent l’étendue de leur talent ! Pour des personnes comme moi friandes de ce genre de détail, ça fait un choc…

Au niveau de la prod rien à dire, c’est compact, clair, et plus épuré que sur l’effort précédent, sans en faire une pièce surproduite, merci à Nuclear Blast de mettre gros sur ce groupe génial !
Au niveau du mixage, la batterie est toujours autant mise en avant, sans devenir assourdissante, elle en devient plus agréable à l’écoute, mettant de plus en plus en valeur le talent et la technique indéniables du batteur Grec.
Les guitares, elles en revanche, sont un peu plus en retrait, mais gagnent en clarté, même si elles en deviennent moins incisives.
Les vocaux eux, sont toujours partagés par trois membres du groupe (dont ceux de Chris Lollis, nouveau venu et futur bassiste de tournée), et on remarque une nette amélioration à ce niveau, c’est plus compréhensible qu’avant, sans toutefois devenir clairement articulé, surtout les vocaux de Karl, Chris Lollis s’en sort très bien aussi. C’est la patte du groupe la plus remarquable, en effet, avoir trois ‘growler’, ça rend l’écoute de l’album moins monotone.
Au niveau des textes, Nile change un peu de thème, bien sûr on a toujours le droit aux thèmes de l’Ancienne Egypte, mais cette fois-ci les thèmes relatifs à l’écrivain H.P. Lovecraft (dont je suis un fan hardcore ^^) sont bien plus présents que par le passé, où ils étaient très implicites. On se retrouve donc avec deux odes respectives au Grand Cthulhu et au « Sultan des Démons » Azathoth sur les deux premières pistes ! C’est l’Ange Morbide qui va être content !
Petite note globale sur les soli, ils restent « nilien » dans l’âme, mais on note plus une manière de créer une ambiance plutôt que de faire de la démonstration technique, dont les membres du groupe sont indéniablement pourvus. C’est en soi une petite évolution pour le groupe !

Au niveau des compos, c’est dans la droite lignée d’un Annihilation Of The Wicked, l’accent est mis sur les morceaux rapides et la brutalité.
Le premier titre, le cthulhien « What Can Be Safely Written » et son intro grandiloquente, est le titre qui selon moi, se rapproche le plus d’un « Cast Down the Heretic » sur AOTW, avec le gros riff survitaminé qui déboule après l’intro, Ce titre n’en est pas moins excellent et les soli sont très réussis !
Parmi tous ces bons morceaux, difficile de choisir LE morceau qui tue, toutefois j’ai une préférence personnelle pour « Papyrus Containing the Spell… » (à répéter 50 fois sans se gourrer !^^), avec son refrain mid-tempo magistral surplombé de grosse grattes rugissantes, c’est le genre de break qui me donne envie de headbanger comme un malade, à l’instar d’un « Sacrifice Unto Sebek » et de son break magistral, souvenez-vous! Ce morceau risque de bien péter en Live !
Autre palme pour « Eat of the Dead », morceau, plutôt original pour du Nile, tout en lenteur, ce monolithe s’inscrit dans un contexte de lourdeur permanent, très oppressant, les guitares sont grasses et malsaines au possible, ça suppure la haine et la putréfaction! Avec des paroles traitant de la vanité de l’Homme et de sa fatalité.
Une dernière pour la seule compo épique (et magnifique) du disque, tout en mid-tempo, « Even the Gods Must Die », de 10min et 1sec, on est replongé à la grande époque d’un certain « Sarcophagus » sur In Their Darkened Shrines! L’ambiance est très prenante, des guitares sépulcrales et mortuaires chantent le funeste destin des Grands Anciens.
Après 7min de pur bonheur, on a droit a de superbes parties Solo de Mr. Sanders, sur un unique fond de percussions orientales, rien de mieux pour clotûrer un disque de Nile !
On a droit à une pause de 2min avec « The Infinity of Stone » ; dernière réminiscence du Nile ambiant des débuts, belle pièce nappées de Baglama et autres cithares. Reposant.
Les autres morceaux ne sont pas en reste, assénant tout sur leur passage, ils sont d’une efficacité redoutable de par le superbe travail de George à la batterie. Le bougre est vraiment très bon, digne successeur du frappeur Tony Laureano !

En conclusion, j’avais ressenti comme une lueur de déception à la première écoute, il faut dire que ce disque ne s’apprivoise pas facilement, car c’est une masse compacte, un imposant monolithe granitique gravé de symboles et d’écritures complexes qu’il est nécessaire de déchiffrer au bout de plusieurs écoutes attentives, à la fin il se révèle être du grand Nile comme on aime.
C’est le genre d’offrande qui s’écoute d’un trait, et qui ne peut s’apprécier autrement, son côté compact lui confère une grande homogénéité, ce qui facilite grandement son écoute, mais qui du coup ne fait pas ressortir de morceau « tubesque ». Qualité ou défaut ? A vous d’en juger.
En tout cas pour ceux qui s’attendait à un retour à la « In Their Darkened Shrines », la déception pourra se lire dans vos yeux, car cet album marche dans les (déjà grands) pas de son prédécesseur, mais le surpasse de loin.
Nile réussi une fois de plus un coup de maître avec cet « Ithyphallic », ce titre prend tout son sens après l’écoute de ces 47min de bonheur intense : on a vraiment la trique tout le long ! C’est peu dire ! La recette est appliquée à la perfection !

J’hésite pour la note… Bon aller ! Un bon 19/20 bien mérité !
(Je lui aurais mis à peine 13 ou 14 à la première écoute)

See You on Stage !

NB : La jolie version Digipack contient 2 titres bonus ma foi intéressants, ce sont deux versions instrumentales de « Papyrus… » suivie de « As He Creates, So He Destroys », on se fait ainsi une bonne idée de la complexité des compos sans les parties vocales.
Pour ceux qui ont les fonds nécessaires ou 50€ à dépenser, vous pouvez vous procurer la très jolie version « Pyramide » ultra-limitée, contenant l’album et quelques objets sympas.

5 commentaires Mardi 12 Fevrier 2008


Chronique

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note : 15/20
Nile est est un grand groupe, un de ces groupes qui auront leur place au panthéon du métal et une valeur sûre du brutal death actuel. Un groupe original, avec leurs ambiances de l'Egypte Ancienne poussées à l'extrême (même si un peu moins présentes dans leurs derniers albums) avec des derboukas, des gongs et d'autres instruments typiques.

C'est après un « Annihilation Of The Wicked » compact et désolant, un « In Their Darkened Shrines » épique mais trop inégal, un « Black Seeds Of Veangeance » excellent et un "Amongst The Catacombs Of Nephren-Ka" magistral où Nile posait les bases de son death technique et pharaonique, que la bande de Karl Sanders nous livre ce cinquième album (sans compter les démos et la compilation « In The Beginning ») au titre étonnamment court et à l’artwork assez mitigé.
« Ithyphallic » (traduisez phallus en érection) est tout d'abord décevant. Aucun titre ne titille notre fibre de bourrin en herbe. Mais c'est après plusieurs écoutes que ce roc de death compact nous dévoile ses secrets ; petit résumé titre par titre:

L’opus s’ouvre sur un « What Can Be Safely Written » terrassant de puissance, à l’intro épique puis aux blasts beats sauvages. Les grattes sont tranchantes à souhait et le morceau passe tout seul malgré ces 7 minutes et quelques.

Puis vient le moyen « As He Creates So He Destroys » aux guitares fades mais où le Grec, George Kollias nous montre de quoi il est capable au niveau de la vitesse de caisse. Il est loin le Tony Laureano qu’on pensait irremplaçable ! Le groupe paraît maintenant soudé. Bref, bien en dessous d’un morceau habituel de Nile.

Vient « Ithyphallic » le titre éponyme de l’album. Une bonne boucherie sonore mais qui dure, dure et on finit par s’ennuyer sévère. C’est triste. Même mauvais pour un titre éponyme qui doit être un titre fort. Pas grand-chose à dire.

Arrive l’excellent « Papyrus Containing The Spell To Preserve Its Possessor Against Attacks From He Who Is In The Water » (ouf, fini…) aux riffs complexes et supers accrocheurs. Toute la brutalité du groupe compressée dans cette salve de moins de 3 minutes. Le single évident de l’album avec un refrain et tout…

« Eat Of The Dead », rien que le titre exulte la putréfaction. Une pièce maîtresse de l’album lourde et longue, originale et nouvelle dans le paysage musical de Nile. Infect, que j’vous dit !
Ca growl et ça s’éternise pour notre plus grand plaisir ! Jouissif.

« Laying Fire Upon Apep » est le genre de titre auquel on ne fait pas attention la première fois et qui révèle à chaque écoute un nouveau secret. C’est vraiment un bon titre, du Nile carré qui ne fait pas dans la dentelle. La double pédale est maîtrisée jusqu’au bout des pieds (haha…) et atteint une vitesse impressionnante. Sinon, c’est le seul titre de l’album ayant des paroles assez proches de celles de « In Their Darkened Shrines ». Les références aux dieux de la mythologie Egyptienne sont nombreuses et on retrouve certaines marques des précédents opus. Ca fait plaisir.

« The Essential Salts » est mon titre préféré, je dois bien l’avouer, et je vois que personne ne le mentionne dans sa chronique. Comment peut-on passer à côté de ça ? Enorme. Ça blast du début à la fin, Sanders donne tout ce qu’il y a et les riffs de gratte coupent des têtes par dizaines à leur passage. Jusqu’à un final épique, aux contre-chants de grattes terribles. 2pique à se jeter par la fenêtre. Grandiose.
« The Infinity Of Stone » est le morceau-pause d’une minute trente auquel Nile nous a habitués. Avec des chœurs et des derboukas. Tripant mais lassant.

« Language Of The Shadows » est le pire morceau de l’album, le titre bouche-trou par excellence, composé dans un bus en une demi-heure. Rien ne décolle, on s’ennuie ferme.
Même Kollias n’arrive pas à faire passer les riffs sans âme et Sanders se lamente à sa façon. Médiocre.

Pour clore l’album, le groupe nous sort le bon « Even The Gods Must Die ». Le morceau commence vraiment bien avec une Intro à la « What Can Be Safely Written » et puis les riffs dans le style heavy-doom portés par la double pédale donne envie de headbanger. Mais à vouloir faire un morceau trop progressif et trop long, Nile nous perd en chemin, on s’ennuie.
On revient sur le thème du début et là, tout s’arrête pour laisser des percus orientales seules avec la gratte de Sanders qui tape un chorus assez douteux que certains considéreront extraordinaire, et que d’autres trouveront prétentieux et (presque) pourri.

N’empêche, le passage chez Nuclear Blast se ressent vraiment au niveau de la production qui est tout simplement la meilleure que Nile ait jamais eue.

Au niveau des instru’, Karl Sanders n’a jamais autant développer sa capacité vocale que dans cet album. Dallas Toler-Wade et lui forment un duo surpuissant au niveau des guitares et du chant même si l’on n’entend pas trop les grattes avec le mixage, mais bon… George Kollias donne vraiment plus que sur « Annihilation Of The Wicked » et ses parties sont terribles.

Autre précision, les textes de Nile traitent toujours de l’occultisme et de la mythologie égyptienne mais de moins des dieux égyptiens et autres auxquels ils nous avait habitués au dans les précédents albums. Sinon, les Liner Notes ont hélas disparus pourtant je ne pense pas être le seul à les lire. Les textes sont désormais plus basés sur l’œuvre de Howard Phillips Lovecraft (R.I.P) et d’autres explorations lyriques. (Ex : « The Essential Salts » et son rituel mi momification mi nécomancie).

Cet album n’est pas foncièrement mauvais mais il est en déca des anciens efforts du groupe même si l’on constate une nette évolution par rapport à « Annihilation Of The Wicked ».

Je dirais 15 sur 20.

1 commentaire Mercredi 25 Juin 2008


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