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Annihilation Of The Wicked

Nile discographie



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NILE - ANNIHILATION OF THE WICKED (CD)

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2005 - Relapse Records
Nile : Annihilation Of The Wicked, chronique, tracklist, mp3, paroles Tracklist

1- Dusk Falls Upon The Temple of the Serpent on the Mount of Sunrise
2- Cast Down the Heretic
3- Sacrifice unto Sebek
4- User~Maat~Re
5- The Burning Pits of the Duat
6- Chapter of Obeissance Before Giving Breath to the Insert One in the Presence of the Cresent Shaped Horns
7- Lashed to the Slave Sticks
8- Spawn Of Gamenti
9- Annihilation of the Wicked
10- Von unaussprechlichten Kulten

les paroles
Note
18/20
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Mp3

Nile : Annihilation Of The Wicked - mp3 video-clip Lashed To The Slave Stick

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Chronique

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note : 19/20
Tout le monde se souvient de "In Their Darkened Shrines" soit l’album death de l’année 2002, une bombe comme il nous en arrive rarement, brutal, mystique où pointe une aura atmosphérique et sépulcrale. Et bien dorénavant, il faut penser à une nouvelle dynastie, celle de "Annihilation Of The Wicked". Un autre cycle démarre comme il est maintenant coutume à chaque sortie du groupe. Étant arrivé au niveau de Morbid Angel en l’espace de deux albums, Nile mis d’autant moins de temps pour se constituer une identité solide, frénétique voire fanatique.

Charmant dans un premier temps son auditeur tel un serpent, à grand renfort de cithares mélodieuses, Nile nous prend à la gorge par sa frénésie gargantuesque, dont la sonorité se rapproche fermement de "Black Seeds of Vengeance".
Frénésie, c’est un mot qui risque de revenir souvent lorsque l’on cite le groupe américain, impossible de le nier, distiller une violence quasi hors-norme sans pour autant jouer dans la simplicité, c’est toute la personnalité de ce combo en lui-même "hors-norme". Rien n’est gratuit dans Nile, tout est structuré dans le seul dessein de mieux rapprocher la brutalité dans sa forme la plus compacte et la plus métaphorique. En effet, "Annihilation Of The Wicked" est plus à comparer à une chimère bestiale, voire philosophique des temps antiques. L’attirance toute particulière du groupe pour tout ce qui a trait à la mythologie égyptienne est prégnante comme jamais, les claviers sépulcraux de Baglama Saz (nouvel arrivant dans le groupe), se placent avec justesse et rehausse l’atmosphère d’un cran, plongeant le flux homérique dans un voile mortuaire… éternel. Devenant plus discrets, ces accents font surgir plus viscéralement l’amplitude à la fois indéchiffrable, lointaine et en même temps frontale de ce disque.

Se plaçant aux meilleurs moments, ces touches pharaoniques doublent une ambiance macabre que les parties instrumentales engrangent pour mieux la faire exploser dans sa violence, sa crudité…sa chair… Chair devenant esprit et même plus véritable allégorie de ces époques mystiques et barbares, car question barbarie, Nile n’a de leçon de recevoir de personne. Si vous pensiez que le départ de Tony Lauréano à la batterie pouvait en faire frémir d’angoisse quelques-uns, rassurez vous, on ne voit pas la différence. George Kollias (ancien batteur de Nightfall) comble toutes nos espérances. D’une brutalité et d’une technicité impressionnante (encore plus rapide, c’est possible), la furie de la batterie se conjuguant avec l’exaltation de la profondeur des riffs et des solos (se rapprochant de certaines sonorités orientales), façonne, pour ainsi dire, un véritable temple de la sauvagerie mystique.

Nul doute à avoir, "Annihilation Of The Wicked" dépasse son prédécesseur par des titres plus longs (certains atteignant sept, huit minutes), une intensité poussée dans ses derniers retranchements émergeant à la source même de la virulence technique. En clair, Nile envoûte son auditeur pour mieux l’immerger dans sa brutalité symbolique et ensorcelante.

Ultime, impeccable, parfait. Si vous avez d’autres superlatifs, allez-y.

2 commentaires Vendredi 20 Mai 2005


Chronique

parlez-en à vos amis  Imprimer
note : 18/20
Le beau temps qui revient, j'ai décidé de me taper une petite chronique sur ma terrasse confortablement installé dans un transat plus que confortable. Bien sûr, la chaleur ne m'a pas donné envie de me taper un album scandinave bien froid mais plutôt quelque chose rentrant plus dans le contexte dans lequel je me trouve. Une chronique de Nile s'avère donc être à la hauteur. Etonnement, alors que leur dernier opus vient tout juste d'être pondu, j'ai décidé de me rabattre sur leur avant-dernière production qui n'est autre que "Annihilation Of The Wicked". La tâche s'avère difficile lorsque l'on parle de Nile, car le groupe est désormais un poids de la scène death américaine et est de nos jours reconnu mondialement.

Ceux qui ne connaissent pas Nile doivent se demander pourquoi ce groupe rentre dans le contexte où je me trouve. Et bien sachez que Nile est un élève à part dans le monde du death metal, faisant preuve d'une grande originalité. En effet, les membres du groupe étant passionnés par l'Égypte ancienne, ils décidèrent d'orienter leur musique vers ce sujet. Assez inédit et incongru me direz-vous ! Nile a alors créé son style propre, à son image : le egyptian death metal. Son nom n'en est pas moins révélateur, car il signifie tout simplement Nil, ce fameux fleuve qui a apporté la prospérité aux égyptiens pendant des décennies. Mais si on y regarde de plus près, Chuck Schuldiner créait des riffs assez orientaux sur certains morceaux, et ce depuis ses débuts ; l'album "Symbolic" en reste la meilleure démonstration. Cependant, Nile ne tourne pas qu'autour de riffs orientaux ; les lyrics ainsi que les quelques samples et clavier sont très orientés vers la mythologie égyptienne.

Lorsqu'on analyse un peu, le nom de Nile était vraiment bien choisi, car ce fleuve est adulé par ses habitants depuis des siècles, mais surtout c'est un fleuve extrêmement dangereux recensant énormément de pièges et qui a su préserver sa faune et sa flore sauvage. Mais on n’est pas ici pour parler géographie. Musicalement, Nile c'est donc un son à l'état sauvage ; il se dégage une atmosphère étouffante et lancinante de part sa puissance et sa lourdeur. Car Nile fait preuve d'une énorme brutalité au travers de ses morceaux, ne délaissant pas malgré tout une certaine technicité. Et quelle technicité ! Nile est littéralement impressionnant, arrivant à la cheville des plus grosses pointures. Au fil des années on a vraiment pu observer une progression du groupe.

Et servir au fan une production à la hauteur de ses prédécesseurs s'avérait particulièrement difficile après un "Black Seeds of Vengeance" nommé meilleur album de l'année 2000 par Terrorizer, et un "In Their Darknened Shires" qui a défrayé toutes les chroniques en 2002. Cependant, "Annihilation Of The Wicked" semble répondre aux attentes malgré que l'on puisse observer un tournant assez conséquent musicalement. Déjà, l'arrivée d'un nouveau batteur faisait un peu peur après le départ de Tony Laureano, excellentissime. Mais d'après ce que j'ai entendu, c'est un gros fouteur de merde, et George Kollias montre qu'il est tout à fait à la hauteur. C'est sur cet opus que l'on signale aussi l'arrivée de Baglama Saz aux claviers. Et au niveau des compos, on s'aperçoit que le son est un chouille meilleur que sur "In Their Darknened" (écoutez "Legacy Of The Catacombs", la compilation sortie quelques jours avant vous verrez la différence) et que les chansons sont beaucoup plus longues, certaines atteignant les 8 minutes, apportant à l'œuvre une touche limite prog. J'oserais nommer les 2 pièces maîtresses (pour ma part) que sont "User~Maat~Re" et "Von Unaussprechlichten Kulten". "User~Maat~Re" démontre l'art de Nile par excellence : brutalité, gros riffs à l'inspiration orientale, soli hypersonique et distordus à l'extrême. Et "Von Unaussprechlichten Kulten", d'une extrême jouissance, clôturant l'album sur une orchestration gigantesque et des vocaux exprimant la colère d'un dieu s'abattant sur les terres ensablées d'une Egypte ancienne rongée par les malédictions et l'esclavagisme d'un peuple tout entier.

Pour résumer le tout s'en trop s'attarder sur les détails, Nile signe un album à la hauteur de sa renommée et marquant avec cela un tournant musical dans sa carrière plus ou moins prononcé si l'on y fait attention. Je ne me lasse pas d'écouter leur metal plus que personnel et original avec cet "Annihilation Of The Wicked". En attendant que je me procure leur dernier opus qui à l'air d'avoir été plutôt bien accueilli...

A écouter : "User~Maat~Re", "Von Unaussprechlichten Kulten", "Lashed To The Slave Sticks"...

Note : 18/20

4 commentaires Mardi 28 Aout 2007


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