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Death Brutal Nile Amongst the Catacombs of Nephren-Ka
CD paru le 28 Avril 1998 - Relapse Records
Nile : Amongst the Catacombs of Nephren-Ka, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Smashing the Antiu 2.18
2. Barra Edinazzu 2.47
3. Kudurru Maqlu 1.06
4. Serpent Headed Mask 2.18
5. Ramses Bringer of War 4.46
6. Stones of Sorrow 4.17
7. Die Rache Krieg Lied Der Assyriche 3.13
8. The Howling of the Jinn 2.35
9. Pestilence and Iniquity 1.54
10. Opening of the Mouth 3.40
11. Beneath Eternal Oceans of Sand 4.18

Total playing time 33.12

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NEUF
Chronique
16 / 20
    Korwin, le Jeudi 18 Juin 2009 parlez-en à vos amis  
Nile se forme en 1993 en Caroline du Sud sous forme de trio, autour du guitariste compositeur Karl Sanders et du couple batterie / basse emmené par Pete Hammoura et Chief Spires, tous les membres participant au chant. Deux démos suffisent à attirer l’attention de la puissante écurie Relapse Records, qui décide de produire le premier album de la formation, envoyant le groupe en 1998 aux studios Sound Lab, sous la houlette de l’ingénieur du son Bob Moore. L’album débarque ainsi dans les bacs en avril de la même année, avec une pochette pour le moins détonante à l’époque.

En effet, Nile propose un concept original, évitant les clichés gores ou sataniques pour développer des thèmes propres à l’Égypte antique. De nombreuses paroles sont d’ailleurs écrites en sumérien confèrent ainsi un surcroît de personnalité à la bande de Sanders.

Dès les premières notes de Smashing the Antiu, Nile envoie un deathmetal d’une brutalité et d’une précision incroyables, dominé les blast-beats furieux & millimétrés de Pete et par les riffs techniques de Karl Sanders, aux touches orientales exquises. Le groupe reste toutefois judicieusement ancré dans la grande tradition du death US, marqués par les échanges de growls profonds et furieux de ses interprètes. Mais, loin d’un death metal saturé de blast-beats, Nile sait calmer son jeu aux endroits clés, à l’image de Stones of Sorrow & Opening Of The Mouth, aux breaks délicieux soutenus subtilement par des claviers & instruments acoustiques malgré une brutalité à toute épreuve comme par exemple "Serpent Headed Mask", alternant blast-beat furieux et breaks écrasants. Nile prend parallèlement le temps d’enrichir ses atmosphères, le temps des instrumentaux Kudurru Maqlu et Die Rache Krieg Lied Der Assyriche. Enfin, la production de Bob Moore est très bonne, donnant aux guitares un son à la fois puissant et rugueux.

En cette année 1998, Nile surprend ainsi la scène extrême par son death metal d’un niveau de brutalité quasiment inédit, allié à des atmosphères mystiques et orientales prenantes & surprenantes, d’une pureté exemplaire, digne d’Immolation & Morbid Angel. Aux côtés des invincibles Krisiun, Angelcorpse & Morbid Angel, qui lâchent des Apocalyptic Revelations, Exterminate et Formulas to the Flesh renversants cette même année, Nile symbolise ainsi le renouveau du death metal, participant largement au regain d’intérêt du style, en perte de vitesse au milieu des nineties.

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8 commentaires

Chronique
15 / 20
    Svartolycka, le Lundi 30 Mai 2005 parlez-en à vos amis  
Le premier album de Nile est une pièce marquante d’un nouvel état d’esprit qui secoua la scène death à même ses bases. Gardant les fondements tout en les parasitant, le groupe mené par Karl Sanders présente ici un premier objet musical large et imposant qui mine de rien propose l’esquisse d’un nouveau souffle au style.

La première raison ? Une puissance, une violence déroutante (à la première écoute comme à la seconde) plaçant déjà le groupe dans la catégorie "hors-norme". Vitesse supersonique des blasts-beats , trois chants se mélangeant (et l’on ne voit pas la différence), rythmique carrée, crudité de la sonorité, pour être tout à fait franc le traitement de Nile est sensiblement proche de la barbarie.

La seconde ? Dorénavant connue et archi-rabattue, la mise en exergue d’un concept unique, rompant radicalement avec les standards du style. Exit les scènes de carnages gores, terminer les crêpages de chignons rebelles, voici venu le temps (la dynastie ?) du death-metal "pharaonique". Fortement inspiré de la mythologie de l’Egypte ancienne, Karl Sanders expose son savoir ébouriffant et sa passion au sein de cet album qui deviendra par la suite la ligne conductrice de Nile.

Très proche de Morbid Angel d’un point de vue autant textuel que musical (appelons ça plutôt du death "mythologique"), Nile tétanise par sa puissance et son atmosphère mystique à grands renforts de claviers, cithares, chants tibétains et autres instruments de percussions fabriqués à base d’ossements humains ("Die Rache Krieg Lied Der Assyriche"). Ce qui pointe sur ce premier album, c’est une aura, pas complètement formée mais aux contours nettement définis dessinant une atmosphère unique, novatrice où perle un souffle mortuaire lointain cherchant à remonter à la surface.

"Amongst the Ruins of Nephren-Ka" est un album brutal, détenteur d’un style qui ne demande qu’à s’épanouir.
Une aura se dessine...


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