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Liste des groupes Death Gothique Nightfall (GRC) Athenian Echoes
1995 - Holy Records
Nightfall (GRC) : Athenian Echoes, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 16/20
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Tracklist
1. Aye Azure
2. Armada
3. Ishtar (Celebrate Your Beauty)
4. The Vineyard
5. I´m A Daemond
6. Iris (And The Burning Aureole)
7. My Red, Red Moon (Emma O)
8. Monuments Of It´s Own Magnificence

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NEUF
Chronique
15 / 20
    BEERGRINDER, le Jeudi 13 Mars 2008 parlez-en à vos amis  
Tout vient à point à qui sait attendre. Ce proverbe sied à merveille à nos athéniens qui, après deux tentatives mi-figues, mi-raisins, sont enfin dans les petits papiers des dieux de l’Olympe. Malgré tout, cette galette de metal n’a pas été conçue par Héphaïstos, déjà occupé sans doute à forger quelques chars pour leurs collègues asgardiens de Panzerchrist, les petits protégés d’Arès (c’est logique).

Nightfall reprend donc la direction du Praxis studio ou ils avaient déjà mis en boîte un an auparavant le très convaincant mini Eons Aura. Cette fois Philippe et Holy Records ont enfin donné les pleins pouvoirs à Mike Galiatsos et ses compères en débloquant un budget conséquent nécessaire à l’élaboration d’une production digne de ce nom. Rien qu’à la pochette, bien plus travaillée et engageante que celle de Macabre Sunsets, on devine qu’avec Athenian Echoes (1995) ils jouent désormais en première division.

Les impressions de la cover n’étaient pas trompeuses, après une intro légère au clavier dans la tradition Nightfall, Aye azure démarre en trombe. Tel Poseïdon soufflant sur les océans, la furie mélodique des guitares se déchaîne, et met le fidèle auditeur habitué à leur précédentes prods sur le cul. On est en effet bien loin des approximations de Macabre Sunsets.
On reconnaît immédiatement le style mélodique des grecs mais tout y a pris une ampleur titanesque, y compris la voix.

Comme à leurs habitudes les grecs pratiquent la diversité et Armada aurait pu tout autant figurer sur un album de heavy-metal, un très bon titre épique et guerrier que ne renierait pas Stormwarrior de nos jours, exceptions faites du chant et des intenses blasts de Costas Savidis.
Vient ensuite un temps fort d’Athenian Echoes : Ishtar, titre de huit minutes qui au niveau des lyrics est une ode à la déesse de la beauté (Ishtar=Aphrodite). La chanson est introduite par une étrange partie de Folklore oriental, pour ensuite enchaîner sur des riffs mélancoliques dont Nightfall à le secret. On trouve aussi sur Ishtar des ambiances electro bizarres, hélas prélude à la suite de leur carrière, mais nous n’en sommes pas là et ici les utilisations en sont faites avec parcimonie et à bon escient.

Nightfall se plait à varier les plaisirs et The vineyard, (hum, hum ? Adorateurs de Dionysos ?) après un début très carton, déroule dans un doom metal mélodique et atmosphérique vraiment original. Il règne sur Athenian Echoes une ambiance vraiment à part et l’intermède étrange de I’m a daemon le confirme. Ce morceau est d’ailleurs le plus brutal de l’œuvre : toute la panoplie y est déployée : blasts ininterrompus, riffs intenses et orchestrations épiques et guerrières (une petite touche de Bal Sagoth) à la gloire d’Athéna.

Mais l’apogée de l’album est Iris, titre à la dimension gothique presque tragique dans les paroles, et toujours un côté mélancolique des guitares, avec cette fois-ci un passage à la « In the nighside eclipse » au niveau des claviers. Efficace, prenant et enchanteur.

Et bien, me direz-vous! Un chef d’œuvre alors ? Hélas pas tout à fait, la faute aux deux derniers titres du CD un peu moins inspirés, et où Ephtimis Karadimas met de côté la voix extrême. Sans ce bémol, la note aurait pu monter jusqu’à 17/20.
Cependant ne boudons pas notre plaisir d’écouter cet Athenian Echoes car en observant la suite de leur carrière, Zeus doit s’arracher ses longs cheveux blancs.

Quel dommage que les grecs n’aient pas persévéré dans cette voie de métal extrême novateur et aient préféré se vautrer avec Dionysos dans les orgies romaines de Lesbian Show. D’ailleurs à ce propos, j’ai en ma possession (rassurez vous, c’est un CD promotionnel) Diva Futura, et une chronique de ce machin pourrait être amusante également…

BG


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