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| CD, date de parution : Juillet 1992 - Black Mark Production |
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1. Ritual Act
2. Inevitable Demise
3. Undeath Dead Dying
4. Abhorrence
5. Necronomicon
6. Incarnate
7. Exiternity
8. Restless Dead
9. Solace
10. Ominous Despair
11. Oblivion Seed |
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| Chronique |
 15 / 20 |
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A l’antithèse de la musique douce, figure incontestablement Necrosanct, plutôt synonyme de bourrinage dévastateur. Le quatuor se forme en Angleterre, et sort rapidement son premier album, le maladroit Equal In Death, attirant néanmoins l’attention de Black Mark, qui ajoute alors le groupe à son catalogue deathmetal, aux côtés de Cemetary et Seance, fraichement signés. Le contrat débouche ainsi sur la sortie d’Incarnate à l’été 1992, brillamment mis en valeur par son illustration, avec sa chimère en décomposition.
Necrosanct jette en pleine face un death caverneux et particulièrement violent, construit autour de blasts, de riffs diablement tranchants et de soli furieux à grand coup de vibratos, sur lesquels s’ajoutent les grunts terrifiants d’Ant Ryan. Le groupe ne ressemble à aucun autre, emprutant à la fois la pureté du death d’Immolation et la folie grind de Napalm Death, mais avec son caractère unique et déjanté.
Depuis le chaos des incroyables Ritual Act et Ominous Despair, jusqu’aux riffs terrassants d’Undeath Dead Dying et de Solace, Incarnate déblaye ainsi tout sur son passage. Pourtant, au-delà d’une telle déferlante de brutalité, Necrosanct maîtrise formidablement son death grind sans concession, ralentissant parfois la cadence, pour asséner alors une rafale de riffs achevant les derniers survivants de son attaque sonore.
S’illustrant parmi les formations les plus bestiales du débuts des années 90, Necrosanct ne se fixe aucune limite, balançant son death anarchiste, en se moquant éperdument des codes et des standards du moment. Bénéficiant d’une production de Boss puissante, rugueuse et cristalline, Incarnate symbolise ainsi à lui seul l’essence même de la brutalité la plus pure et la plus primaire.
Fabien.
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