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Signé sur le label Burning heat records et enregistré par Mieszko, Shift bénéficie naturellement d’une production ultra puissante et atomique comme ce dernier sait la faire. Cette puissance sonore opère au détriment de la clarté des mélodies aussi minimalistes soit-elles. Bref, c’est du grand art grind. Musicalement, les riffs de guitares sont ultra rapides, des fois sombres et puissants. Ils donnent à la musique une immense impression de vitesse, de violence et de brutalité. Les riffs hardcore se marient très bien avec le reste de l’amas sonore qui nous est proposé. Bref, c’est la guerre. La batterie est ultra rapide presque toujours en blasts beat continus. Heureusement que nous avons quelques mid tempos et parties de guitares entraînantes pour souffler un peu. Le chant est toujours aussi criard et hurlé et il colle parfaitement au reste de la musique. Bref, c’est un grand album de grindcore que nous propose le dieu Nasum. A posséder.
Nul ne sera déçu, la voix criarde et rageuse de Mieszko A. Talarczyk, les blast beats ainsi que les riffs de guitares tout aussi puissants les uns que les autres font de chaques pièces un véritable hymne à la destruction. Mieszko est peut-être mort désormais, mais à chaque écoute on le sent revivre et c'est ce qui crée la magie présente tout au long de l'album. Un des points forts à mon avis de "Shift" est sans aucun doute les paroles. Du début à la fin, on a droit à une incontestable critique de la société qui nous fait réaliser que l'humain est un véritable manipulateur qui nous cache sans cesse la vérité. Ce qui fait tout drôle, c'est qu'en prenant connaissance de ces paroles, la musique prend une toute autre forme. Elle devient comme un pilier supportant chaque syllabe, chaque cri de rage. Ce qui est remarquable dans la façon de Nasum de manier l’art du grindcore sur "Shift", c’est les transitions entre les différents riffs et les différentes mélodies. Malgré la courte durée de pièces (certaines dépassent tout juste les 50 secondes), on remarque qu’ils prennent le temps de bien inculquer leur riff avant de passer à un autre. La production est aussi juste et équitable, car en effet, le grind, ce n’est pas du true black metal, on se doit d’avoir un minimum de qualité sonore tout en gardant les aspects plus old-school du son des débuts thrash pour que l’auditeur puisse sentir la rage des riffs et ce, Nasum l’effectue à merveille. Bref tous ces facteurs font que Nasum est passé maître et est maintenant un groupe incontournable du grindcore. Ces facteurs font aussi que Nasum va bien me manquer. Cet album est un des meilleurs que je possède pour toutes les raisons que j’ai mentionnées plus haut. «Mieszko is not dead» comme le démontre si bien ce "Shift". Mes pièces préférées : The Smallest Man, Fury, Closer to the End, Deleted Scenes
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