Spectral Visions of Mental Warfare

Liste des groupes Black Metal Nargaroth Spectral Visions of Mental Warfare
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Nom du groupe Nargaroth
Nom de l'album Spectral Visions of Mental Warfare
Type Album
Date de parution 22 Avril 2011
Enregistré à Warp Studio
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album43

Tracklist

A5 DigiCD Limited to 1000 copies.
1. Odin’s Weeping for Jördh
2. An Indifferent Cold in the Womb of Eve
3. Diving Among the Daughters of the Sea
4. Odin’s Weeping for Jördh - Part II
5. Journey Through My Cosmic Cells (the Negation of God)
6. A Whisper Underneath the Bark of Old Trees
7. Spectral Visions of Mental Warfare
8. March of the Tyrants
Bonustracks (LP Edition)
9. Roaming through the Realm of Hel
10. The Daemons of Happiness
11. Through Nebular Dimensions of fallen Eden
12. Forgotten Memory of a Dying Dream
13. Passed Away

Chronique @ Strangel

21 Octobre 2012

Juste insuffisant.

Nargaroth est un de ces artistes qui a le mérite de se renouveler souvent, de manière plus ou moins radicale, passant sans hésiter de la légèreté d'Herbstleyd & Amarok au côté poussif de Black Metal Ist Krieg, de celui-ci au répétitif Geliebte des Regens, pour enchaîner avec deux albums toujours incompris à ce jour et pas forcément très inspirés, afin d'aboutir en 2009 avec Jahreszeiten, à la prod' boostée, à la technique enrichie et aux compositions plus fines. Ce dernier ayant été très bien reçu (en faisant abstraction des premières notes de Frühling, la seconde piste), beaucoup était attendu de Spectral Visions of Mental Warfare, qui a été suivi par une tournée dont aucun titre de cet album censé alors être défendu n'a été joué. Dans la veine du précédent, ambiant, raw ou expérimental, qu'en est-il cette fois ?

Avant toute chose, il est bon de stipuler qu'Ash (Kanwulf), n'avait pas promis un album de Black Metal, annonce surprenante, mais il ne s'agissait pas là de la première loufoquerie dont il nous faisait part. Seulement, il ne nous a cette fois pas mené sur de fausses pistes, l'album n'est pas, ou très peu Metal. Le ton est à l'ambiant, à la mélancolie et à l'Odinisme... Et malheureusement à une monotonie sans précédent même pour quiconque s'est déjà imprégné de l'univers un peu à part développé auparavant par Nargaroth. En effet, qui aurait pu penser qu'un synthé Playschool (ou Bontempi, la gamme est large) ferait autant de dégâts ? Un fan de Burzum accoutumé à ses opus intra-carcéraux ? L'album démarre sur une piste rappelant étrangement ces deux méfaits, piste relativement longue à l'unique motif répété et développé en deux parties, dont la deuxième est la quatrième piste. Cela ne présage rien de bon, car outre les sonorités rappelant franchement les instruments pour enfants, cette composition n'est pas spécialement inspirée. Nous nous laisserons également surprendre par une piste ambiante ainsi que par deux titres électroniques objectivement plutôt réussis, bien qu'agaçants sur la longueur.

Sinon, à part ces nombreuses "disgressions", notre homme nous a affublé de trois morceaux de Black Ambiant à la prod' basique : ceux-ci proposent cette répétition envoûtante qui est la marque de fabrique du groupe. Bon ou mauvais point, à vous de voir. Ils mettent principalement l'accent sur les diverses nappes de synthés superposées, passant des simples chœurs d'ambiances, ou cordes frottées peu réalistes, aux Glockenspiels (Filosofem ?) et autres harmoniques. Guitares et batterie sont mises un peu en retrait mais ne sont pas utilisées à des fins exceptionnelles. La performance vocale de Kanwulf (étant quelque peu irrégulière) est correcte, bien qu'un peu faiblie au mixage également. Ces trois morceaux sont ce qui nous fait reconnaître Nargaroth dans cet album, et ont l'avantage d'être bons, même si l'album dans sa totalité ne les met que peu en valeur.

L'ambiant a été privilégié face au Black Metal, et Nargaroth s'est laissé embarquer dans la facilité, cédant une fois de plus à d'indéniables soucis de longueur, eux même fortement accentués par ces pistes pseudo-classiques au son saccagé par des instrumentations virtuelles, qui auraient cependant pu faire de bonnes pistes d'interlude, dont un album ne peut être rempli sans devenir lassant. Certains y verront une œuvre plus intellectuelle que musicale, avec un superbe récit de quelques bouts de mythologie scandinave, d'autres en apprécieront les vertus auditives... Je revendiquerai pour ma part un album légèrement bâclé, dont les quelques surprises qu'il nous délivre ne sont pas forcément salutaires à la bonne remontée du fossé creusé dans son irrégulière carrière par Prosatanica Shooting Angels et Semper Fidelis.

10/20

Strangel

1 Commentaire

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Akumafterglow - 01 Août 2014: Je suis entièrement d'accord, cet album est très décevant par rapport à ce à quoi Kanwulf nous avait habitué. En particulier la partie synthé, baclée (Journey Through My Cosmic Cells ...).
Je n'aurais pas mis plus de 8/20 pour ma part.
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