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Scum

Napalm Death discographie



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NAPALM DEATH - SCUM (CD)

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06 Mai 1987 - Earache Records
Napalm Death : Scum, chronique, tracklist, mp3, paroles Tracklist

1. Multinational Corporations
2. Instinct of Survival
3. The Kill
4. Scum
5. Caught... In a Dream
6. Polluted Minds
7. Sacrificed
8. Siege of Power
9. Control
10. Born on your Knees
11. Human Garbage
12. You Suffer
13. Life?
14. Prison Without Walls
15. Point of No Return
16. Negative Approach
17. Success?
18. Deceiver
19. C-S
20. Parasites
21. Pseudo Youth
22. Divine Death
23. As the Machine Rolls On
24. Common Enemy
25. Moral Crusade
26. Stigmatized
27. M.A.D.
28. Dragnet

les paroles
Note
16/20
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Napalm Death : Scum - mp3 video-clip Polluted Minds

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Chronique

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note : 15/20
Vers la fin de l’année 1979, dans la cité ouvrière de Birmingham, Nick Bullen forme un groupe hardcore punk contestataire avec Miles Rattlehead. C’est au début 1982, directement influencé par la rapidité et l’agressivité de Discharge, que le duo trouve plus précisément son orientation, mais aussi son patronyme Napalm Death, en référence au film Apocalypse Now. Toutefois, le manque de motivation contraint le groupe à végéter pendant plusieurs années, jusqu’à la rencontre en 1985 avec Justin Broadrick, qui apporte une nouvelle source d’inspiration, muni de ses cassettes de DRI, Siege et Celtic Frost, avec leur vitesse incroyable et leurs sonorités métalliques.

Cette même année, Napalm Death rencontre Mick Harris, dont la rapidité reste inégalable à l’époque. Le groupe se sépare ainsi de Miles, et accélère alors considérablement ses morceaux, grâce à la puissance de feu de leur nouvelle recrue. Le batteur qualifie lui-même ses rythmes mitraillettes de blast-beats, initiés quelques années auparavant par Eric Brecht de DRI sur le Dirty Rotten LP, et invente le terme grindcore pour définir l’extrême brutalité de son style.

Connaissant un succès local croissant dû à la multiplicité de ses concerts, Napalm Death rentre alors aux Rich Bitch Studios durant deux journées d'août 86, pour un budget de 120 livres, afin de boucler 12 morceaux d’une durée de 20 minutes, dont les mémorables Scum, Instinct Of Survival, ou encore Siege Of Power, la terrible reprise de Siege. Peu de temps après l’enregistrement, le trio recrute Jim Witheley à la basse, mais subit le départ de Nick et Justin, marquant leur désintérêt pour la formation. Le quatuor se sépare sur ces faits, et Justin, ayant rejoint les rangs de Head Of David, rétrocède gratuitement les bandes à Dig Pearson, qui n’a toutefois sorti aucun disque à cette époque, se limitant à organiser quelques concerts sous la bannière d’Earache.

Mais, fort d’une détermination sans faille, Mick remonte rapidement Napalm Death avec Jim, et recrute Bill Steer à la guitare, essuyant le refus de Shane Embury, puis Lee Dorrian en tant qu’hurleur attitré. Sans réelle répétition à son actif, le groupe rentre de nouveau aux studios Rich Bitch en mai 1987, alignant en une nuit 16 morceaux, d’une brutalité manifeste, à l’image des déboulonnants MAD ou Dragnet.

Mais entre temps, la situation d’Earache a considérablement évolué, Dig ayant produit un LP de The Accused et un split de Concrete Sox & Heresy, et s’étant parallèlement associé avec le distributeur anglais Rough Trade. Le boss ressort alors les bandes que Justin lui avaient confiées, et les réunit avec ce nouvel enregistrement, commercialisant un LP de 28 titres regroupant les deux sessions. Scum est né, tiré à 2000 exemplaires, avec l’étiquette : "l’album du groupe le plus rapide du monde".

Vitesse et brutalité restent effectivement les mots d’ordre. Bien que les faces A et B de Scum alignent des compositeurs et interprètes différents, leur césure n’est donc pas si évidente, bénéficiant de cette ligne directrice cohérente, grâce aux rythmes surhumains de Mick Harris, et à la production commune aux studios Rich Bitch.

La face A impose The Kill, Instinct Of Survival, Scum, ou l’incroyable You Suffer de deux secondes, qui résonnent immédiatement comme des classiques, repris dès lors à tous les concerts Napalmiens. Leur côté brut et spontané, associé à un niveau de violence inédit, les hissent effectivement en tant que références incontournables du grindcore, grâce au talent de Mick, désarmant par sa puissance et sa précision. Moins marquante, faute à l’extrême brutalité de ses riffs et à son rythme cataclysmique, la face B enfonce toutefois le clou à coups de Moral Crusade & Deceiver, sur le jeu de Mick, encore plus rapide et gagnant parallèlement en précision, les riffs brutaux de Bill, et le guttural effroyable de Lee Dorrian, détachant littéralement la tapisserie des murs.

Grâce au soutien d’Earache, mais aussi de l’infatigable tape-trader Shane Embury, Scum se répand comme une traînée de poudre aux quatre coins de la planète, subjuguant l’underground hardcore et métal par sa vitesse effrénée et son extrême brutalité. Toutefois, vite enregistré et parfois mis en place de manière superficielle, l'album ne constitue pas le meilleur de Napalm Death, maîtrisant par exemple mieux son sujet sur l’incroyable FETO, malheureusement très mal mis en valeur par la faiblesse et la confusion de son enregistrement. Scum balance en revanche cette musique spontanée, d’une violence aussi inédite qu’impitoyable, sous une avalanche de blast-beats et de riffs meurtriers, représentant non seulement la première pierre du grindcore, mais constituant encore toute l'essence du mouvement, brutale, hardcore et revendicatrice, deux décennies après son enregistrement.

Fabien.

7 commentaires Lundi 14 Avril 2008


Chronique

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note : 15/20
Amateurs de mélodies, de chœurs alambiqués, de grosses prods bien soignées, un conseil : passez votre chemin !! Fuyez !!
NAPALM DEATH, combo de Birmingham issu de la scène Punk/Hard Core, déboule en 1987 avec ce « Scum » qui sera la quintessence même d’un nouveau courant extrême, jusqu’au-boutiste et alternatif le Grind Core. Le style est direct, cru, sans fioritures. Batterie supersonique (Mick Harris est d’ailleurs le géniteur du blast beat) riffs Hard Core primaires et directs, chant hurlé sans aucune mélodie, un son de basse d’une lourdeur extrême, une prod’ underground, des textes engagés et des titres dont la durée varie de 2 secondes à 2mn grand maximum.
Et cet album va déclencher une véritable révolution à l’heure où la scène Thrash semble se reposer sur ses lauriers, style devenant de plus en plus populaire et commercial, et le Death Metal n’en étant qu’à ses premiers balbutiements… « Scum » va faire l’effet d’une bombe atomique sur une scène en quête de brutalité, d’énergie pure et d’authenticité.
Sorti sur le label extrême par excellence, Earache Records, « Scum » a la particularité d’avoir été enregistré avec 2 line-up différents. Un 1er line-up avec Mick Harris (drums & growls) Justin (guitars) et Nik (bass & vocals) qui enregistra la face A en Août 86 et qui contient néanmoins de nombreux hits grind de la mort au napalm dont « Instinct of survival » « The kill » « Scum » « Siege of power » ou bien « Control », titres qui sont toujours repris en live encore de nos jours.
Le 2ème line-up, le plus mythique, est composé de Lee Dorian (lead growls – futur CATHEDRAL) Bill Steer (guitars – futur CARCASS) Jim (bass) et Mick Harris (drums) et enregistrera la face B en Mai 87 et balance d’autres ogives chimiques telles que « Life ? » « Prison without walls » « Negative approach » « Divine death » « Moral crusade » ou bien “Pseudo youth”… La production de la face B s’avère être meilleure (en restant totalement underground quand même, faut pas exagérer non plus…), d’une brutalité effrayante, sournoise et inégalée.
Précurseur d’un style nihiliste, NAPALM DEATH va ouvrir une brèche et va repousser plus loin les limites de l’ultra-violence, s’attirant le respect de ses pairs, convertissant bons nombres de Thrashers à sa cause. « Scum » demeure un album essentiel et reste de loin le meilleur album de la déjà-longue discographie de ces grinders anglais. Totalement CULTE !!

0 commentaire Jeudi 06 Juillet 2006


Chronique

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note : 13/20
Premier album du groupe désormais mythique, mais attention rien à voir avec les derniers opus de groupe que vous auriez pu écouter, celui-ci date de l’époque où Napalm death faisait non du death… mais du grind.
Si les riffs vont à trois cent à l’heure, suivis par la batterie à l’utilisation intensive des cymbales, on regrettera cependant la voix de Lee Dorian, qui sur cet album sonne extrêmement monotone, on a presque l’impression qu’il passe son temps à scander/hurler la même chose.
C’est extrêmement dommage, d’autant plus que certains titres ont des rythmiques excellentes, notamment la 8ième, peut-être le meilleur morceau de l’album qui développe un côté très death, peut-être précurseur du changement de style .

0 commentaire Mercredi 01 Octobre 2003


Chronique

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note : 14/20
Alors, si certain doutent des origines grindcore de Napalm Death, ce premier album des américains les en convaincra sans mal !
En effet Scum est un condensé de grind déjanté, surexcité et survolté…
Avec des titres très courts (entre 1-2 min, voir moins), très rapides, un chanteur : Lee Dorian (futur cathedral) alternant voix over-grave et over-aigue typiquement grind, et des riffs qui s’enchaînent à 100 à l’heure sous une batterie déchaînée, tous les éléments sont là pour en faire un très bon album de grind, même si toute fois, on regrettera la production, plutôt mauvaise, mais bon, cet album date tout de même de 1987…

2 commentaires Samedi 01 Novembre 2003


Commentaire

note : 20/20
 
Scum est considéré comme étant le premier album de la mort au Napalm et aussi comme un des premiers albums de grindcore. Officiant dans un style heavy metal dans leurs débuts, ils ont commencé à étendre leurs horizons en incorporant des éléments thrash et hardcore à leur mélange. Finalement, les expérimentations sonores de Napalm Death ont évolué vers une mutation foudroyante du métal qu'ils ont appelé grindcore. A sa sortie, Scum à l'effet d'une bombe, jamais un groupe n'avait joué aussi, n'avait été aussi extrême que ce soit musicalement ou du point de vue des paroles. L'album est divisé en deux parties : les douze premiers titres sont joués par Nick Bullen (basse et chant), Justin Broadrick (guitare)et Mick Harris (batterie), le reste par Lee Dorrian (chant), Bill Steer (guitare), Mick Harris (batterie) et Jim Withley (basse). Le deux officient dans un grindcore hyper brutal constitué de rythmiques très rapides avec une legère touche punk. La deuxième partie voit la naissance d'un des plus grand hurleur que le grindcore ait jamais connu : Lee Dorrian. Son chant est tout bonnement hallucinant, alternant entre cris aigus quasi-inhumains et growls ultra graves. Les titres sont très courts (2 secondes pour "You Suffer") et ne laisse aucun répis. Réduire l'album à un cataclysme sonore serait un peu réducteur, des mosh-parts excellentes et sont intercalées entre les blasts dementielles de Mick Harris ce qui ne ménage pas les pauvres cervicales de l'auditeur. Les paroles sont bien ancrées dans l'esprit punk à savoir un critique sevère du monde qui nous entoure et sont considérées comme les meilleurs jamais écrites par Napalm Death. La production a veilli ce qui rebutera ceux qui veulent tenter l'expèrience d'une écoute, l'album date tout de même de 1987, mais cela donne un côté old-school à la musique.
Un album culte qui a influencé bon nombre de formation et de plus précurseur du grindcore. Un album INDISPENSABLE pour tout fan de grincore qui se respecte.

Mardi 28 Juin 2005


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