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| 05 Novembre 2002 - Feto Records |

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1. Continuing War on Stupidity
2. The Icing on the Hate
3. Forced to Fear
4. Narcoleptic
5. Out of Sight, Out of Mind
6. To Lower Yourself (Blind Servitude)
7. Lowest Common Denominator
8. Forewarned is Disarmed?
9. Per Capita
10. Farce and Fiction
11. Blows to the Body
12. The Great Capitulator
Bonustrack (Japanese Release and LP Release)
13. Thaw
14. Terrorain
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Les sujets de sa majesté ont passé une deuxième partie des nineties vraiment difficile, se décomposant d’albums en albums et proposant un style de moins en moins agressif à 100 lieux du Grindcore / Death qui a fait sa réputation. On croyait d’ailleurs le groupe de Shane Embury et ses acolytes de Birmingham définitivement mort et enterré après des Inside the Torn Apart et Words From the Exit Wound faisant l’effet d’un bon laxatif…
C’était sans compter sur un retour en trombe de Napalm Death en 2000 (alors que tout semblait perdu comme ils disent dans les films hollywoodiens) avec l’excellent Enemy of the Music Business qui renouait avec les titres violents et sans concessions qui leur va si bien comme le souligne Fabien dans sa chronique. Une fois remis sur la bonne voix la machine Napalm Death ne s’arrête plus et Order of the Leech (2002) s’annonce dans la même veine débridée, accusatrice et rentre dedans que son prédécesseur.
Napalm Death balance d’entrée sa hargne à la face du capitaliste moyen assujetti à la société de consommation que nous sommes (et oui puisqu’on a acheté ce disque) avec le très direct et évocateur Continuing War on Stupidity, car Mark « Barney » Greenway et ses amis apprécient toujours autant les conservateurs comme Bush ou Reagan qu’ils allument allègrement dans ce morceau et les autres. La pochette et le titre de l’album sont à ce sujet particulièrement parlants et politiquement incorrects et défiants vis à vis de la couronne.
Mais évidemment Napalm Death ne s’arrête pas à la revendication gratuite, stérile et ennuyeuse comme savent le faire bon nombre de combos Hardcore de nos jours : les compositions (dont Embury se taille la part du lion comme pour les biftecks) sont d’une violence exquise et donnent réellement l’envie d’entrer dans la résistance aux côtés des anglais, The Icing on the Hate montrant le groupe au sommet de sa forme pour leur onzième album : la basse omniprésente de Shane pose le décor tandis que les guitares débridées de la paire Harris / Pintado apportent une assise béton et que Barney crache sa colère comme un possédé. La production met aussi bien en valeur le travail du batteur puissant, infatigable et précis qu’est Danny Herrera.
La recette est simple mais dévastatrice à l’image du court et intense Narcoleptic sur lequel Mitch Harris place ses fameux backing vocals criards caractéristiques, du survitaminé To Lower Yourself à faire pâlir pas mal de groupes de Brutal Death de part son énergie incroyable qu’il recèle, ou encore de Per Capita d’inspiration plus Punk.
Order of the Leech = 35 minutes de bonheur, point.
Pour qui n’a jamais vu Napalm Death sur scène sachez que c’est une grave erreur, l’énergie déployée Live par les anglais est impressionnante, une erreur qu’il sera possible de réparer en 2009 au Hellfest ou peut-être auparavant pour une tournée (le contraire serait étonnant de leur part) pour promouvoir leur nouvel album Time Waits for No Slave prévu pour ce début d’année 2009 s’annonçant donc sous les meilleurs hospices…
BG
6 commentaires |
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| Mini-Chronique |
 15 / 20 |
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Le nouveau napalm death est un retour aux sources. En effet il s'agit là d'un death grind métal déjanté et puissant. Les riffs death ont presque disparut au profit d'un grind destructeur.
Leur style est rapide et puissant grâce notamment à l'apport d'une production à la hauteur de nos espérance.
Ils savent ralentir le tempo et introduire des passages vraiment entraînants.
Textuellement, ils parlent de la royauté en Angleterre et comment y accéder.
Bref, c'est un album très réussi que nous présente là un Napalm death au plus haut de sa forme.
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