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Chronique
 | note : 15/20 | Suite à l’enregistrement de la face B de Scum en 1987, Mick Harris, Bill Steer & Lee Dorrian recrutent leur nouveau bassiste en la personne de Shane Embury (ex-Unseen Terror), le seul membre restant fidèle au groupe jusqu’à ce jour. A cette époque, Napalm Death est déjà considéré parmi les groupes les plus violents du milieu métal. Mais avec From Enslavement, la bande décide d’enfoncer carrément le pied au plancher, et livre une galette d’une brutalité jamais entendue auparavant ; Napalm est dès lors surnommé la formation la plus rapide et brutale de tous les temps, par la presse spécialisée.
Earache, ayant senti le coup venir, décide de réunir Scum et From Enslavement sur un SPLIT CD de 54 titres pour 64 minutes, représentant ainsi le premier enregistrement de Grindcore à voir le jour en support CD. Napalm suscite alors un engouement sans précédent, permettant ainsi l’essor de toute la scène grind britannique, et de ses acolytes Bolt Thrower, Carcass ou Extreme Noise Terror.
From Enslavement est en effet un album aux rythmes cataclysmiques, entraînées par la batterie folle de Mick Harris, blastant 95% du temps, à l’exception du premier titre Evolved As One, un morceau lent avec les cris dégénérés de Lee, ou bien lors des intros de Unchallenged Hate et F.E.T.O, particulièrement entraînantes. Sur tous les autres morceaux, les blasts sont de mise et, lorsque ceux-ci stoppent un instant, c’est en fait pour balancer un break sur un rythme une/deux de la mort, à l’image des excellents Cock Rock Alienation ou Mentally Murdered.
Enfin, pour compléter le tableau, Dorrian éructe des Growls particulièrement terrifiants, sur des paroles contestataires et engagées, décuplant la brutalité des compositions. Mais, malgré cette violence très déconcertante aux premier abord, après franchissement de cette avalanche sonore, l’auditeur s’aperçoit que la musique de Napalm est incroyablement contrôlée et de fait, terriblement percutante.
Le gros problème de F.E.T.O. réside malheureusement dans le son assez pourri, manquant cruellement de basses, avec un mixage livrant un son guitare plutôt timide et des cymbales beaucoup trop en avant. L’ensemble reste tout de même parfaitement audible, mais sonne d’une manière assez plate et confuse, alors qu’une grosse production lui aurait apporté un surcroît de puissance et de profondeur ; mais paradoxalement, en se resituant certes en 1988, cette production destroy lui confère aussi ce charme certain.
Fabien.
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Jeudi 14 Juin 2007 |
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